Le nouveau MacBook Neo, avec un prix de départ de 599 dollars, a indéniablement bouleversé le marché. Bien qu’il ne soit pas conçu pour une puissance brute, cela n’a pas découragé certains moddeurs d’explorer et d’essayer d’extraire des performances maximales de son SoC A18 Pro, le même chip utilisé dans les iPhone 16 Pro et Pro Max, qui constitue le cœur de ce nouveau laptop, le plus abordable jamais proposé par Apple.
Cependant, ce n’est pas seulement le SoC qui distingue le MacBook Neo des autres ordinateurs portables de la gamme de Cupertino. Il est équipé d’un système de refroidissement passif basé sur un feuille de graphène et un matériau thermoconducteur, affichant des limites significatives en matière de dissipation thermique. Lors d’utilisations intensives dans des conditions réelles, les températures dépassent les 100°C, ce qui impacte directement la stabilité des fréquences de fonctionnement et la continuité des performances, qui peuvent parfois chuter considérablement.
Une analyse indépendante a mis en lumière le comportement de l’ordinateur lors de l’exécution de No Man’s Sky. Le jeu tourne à environ 30 FPS avec une résolution de 1408 x 881, tandis que la température du SoC atteint 105°C. Ce constat souligne que le système n’est pas conçu pour des scénarios exigeants, mais révèle également des marges d’amélioration concrètes.

Pour ces raisons, le YouTuber Eta Prime a décidé d’expérimenter quelques modifications matérielles qui ont abouti à des résultats intéressants. L’ajout d’une plaque en cuivre accompagnée d’un pad thermique Arctic TP-3 permet de couvrir l’ensemble de la carte mère, y compris le processeur. Ce système utilise le capot inférieur, en aluminium, comme surface de dissipation, offrant une meilleure répartition thermique.
Le résultat est assez frappant : No Man’s Sky, avec les mêmes réglages, atteint environ 58 FPS. Le SoC parvient à maintenir des fréquences plus élevées et consomme davantage d’énergie. Les tests de performance confirment ces résultats : +9,7% en multicœur et +15,2% en monocœur selon Geekbench 6.
Un pas supplémentaire est franchi grâce à l’utilisation d’un système de refroidissement thermoélectrique à liquide, spécifiquement conçu pour les smartphones. Ce dispositif utilise une plaque Peltier avec une capacité de refroidissement pouvant atteindre 50W et se fixe magnétiquement au boîtier inférieur, à proximité du processeur.

Après quelques minutes d’utilisation, la température au repos chute à environ 23°C, tandis qu’en situation de charge, elle se stabilise autour de 74°C, permettant d’atteindre presque 60 FPS tant sur No Man’s Sky que sur Fallout 4. Les performances s’améliorent également dans les benchmarks : +18,60% en multicœur et +17,52% en monocœur.
Cela met en évidence une attention peut-être insuffisante de la part d’Apple envers son système de refroidissement, qui laisse entrevoir une part significative du potentiel du chip A18 Pro. Quoi qu’il en soit, la première modification semble assez simple à appliquer, à faible risque et n’altère ni les dimensions ni la structure, ce qui pourrait représenter une solution intéressante pour ceux envisageant d’acquérir cette nouvelle offre d’Apple.
Points à retenir
- Le MacBook Neo est le modèle le plus économique d’Apple avec un prix de départ attractif.
- Il utilise un système de refroidissement passif qui pourrait limiter ses performances sous forte charge.
- Des modifications matérielles, comme l’ajout d’une plaque en cuivre, peuvent améliorer significativement les performances.
- Un refroidissement à liquide pourrait être une solution efficace pour maîtriser les températures élevées.
- Les résultats des benchmarks confortent les bienfaits des modifications apportées à l’ordinateur.
Ce phénomène soulève une question importante : à quel point les fabricants doivent-ils innover dans leurs solutions de refroidissement pour optimiser les performances de leurs appareils ? La quête de performances doit-elle être nécessairement compromise par des choix de conception visant à réduire les coûts ? En tant que consommateurs, il est de notre responsabilité de questionner ces choix et de peser leur impact sur notre expérience technologique.