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Le populisme scientifique se comprend comme un conflit entre deux groupes : le grand public et une élite académique qui poursuit ses propres intérêts. / Freepik

Une étude de la FECYT explore pour la première fois le populisme scientifique en Espagne

Article original rédigé par : Antonio Villarreal | Agencia SINC

Cette recherche de la FECYT s’inscrit dans le cadre du projet international TISP (Trust in Science and Science-Related Populism), réunissant plus de 240 chercheurs dans 68 pays.

La Fondation Espagnole pour la Science et la Technologie (FECYT) a mené une enquête novatrice en Espagne pour examiner les attitudes populistes à l’égard de la science. Les résultats, exposés dans le rapport “Confiance dans la science et populisme scientifique en Espagne, analysent également la consommation des informations scientifiques et la perception du rôle de la science dans la société et la politique.

L’étude, dirigée par les chercheurs en sociologie Celia Díaz Catalán (Université Complutense de Madrid) et Pablo Cabrera Álvarez (Université d’Essex), repose sur 978 entretiens réalisés avec des citoyens espagnols utilisateurs réguliers d’internet.

Le populisme scientifique est défini comme un conflit entre le grand public et une élite scientifique suivant des intérêts particuliers”, a précisé Cabrera Álvarez lors d’une présentation organisée par le Science Media Center (SMC) Espagne.

“Il s’agit d’un concept lié à l’anti-intellectualisme et à la confiance, mais ce ne sont pas exactement la même chose.”

Les résultats indiquent qu’une majorité de la population espagnole soutient la science: 70 % estiment que les individus doivent se fier aux scientifiques pour prendre des décisions sur leur mode de vie. Ce chiffre augmente en ce qui concerne l’évaluation des actions politiques : huit personnes sur dix considèrent que les décisions gouvernementales liées à la science doivent largement s’appuyer sur l’expertise scientifique.

Une grande majorité pense également qu’il est nécessaire d’augmenter le financement de la recherche scientifique.

Des niveaux similaires entre hommes et femmes

Parmi ceux qui expriment des opinions divergentes et affichent un degré plus élevé de populisme en matière scientifique, il est à souligner que les niveaux sont similaires entre hommes et femmes, et qu’ils ne varient pas significativement selon qu’ils résident en milieu urbain ou rural, ni selon l’âge.

Cependant, une corrélation a été observée entre le degré de religiosité et cette perception antagoniste des scientifiques face à la “gente ordinaire”.

“La population espagnole soutient une communication de la science au grand public, mais également une transférabilité pour l’élaboration de politiques publiques”, affirme Díaz Catalán, codirectrice scientifique de l’étude. Néanmoins, les données révèlent qu’une majorité estime que la recherche n’aborde pas des problématiques qui les concernent ou que les scientifiques négligent d’autres points de vue.

Sur une échelle de 1 à 5 concernant les qualités attribuées aux scientifiques, les plus appréciées furent : “Ils sont intelligents et Ils sont qualifiés. En revanche, celles jugées les moins favorables montrent que seulement une minorité considère que les scientifiques sont très ouverts aux retours (15,6%) ou qu’ils prêtent beaucoup d’attention aux opinions d’autrui (14,7%).

“La science ne se fonde pas sur le principe d’autorité, si bien que nous ne devons pas attendre un soutien basé uniquement là-dessus”, indique Cintia Refojo, responsable de l’Unité pour l’Avancement de la Communication Scientifique de la FECYT et coordinatrice du projet. “Il est essentiel de faire des efforts pour être plus transparents et comprendre les préoccupations de la société”.

Les inquiétudes liées au changement climatique

Le rapport évoque également les principales émotions suscitées par le changement climatique parmi les Espagnols. Parmi celles-ci figurent l’impuissance, le pessimisme ou la colère, avec une intensité accrue chez ceux qui ont davantage confiance en les scientifiques traitant cette question. Une majorité des répondants soutient la mise en œuvre de mesures contre le changement climatique.

L’étude de la FECYT fait partie du projet international TISP (Trust in Science and Science-Related Populism), un consortium qui réunit plus de 240 chercheurs issus de 68 pays, visant à évaluer la confiance du public dans la science. Certains des résultats de cette initiative ont récemment été publiés dans la revue Nature Human Behaviour.

Points à retenir

  • Un rapport de la FECYT examine l’impact du populisme scientifique en Espagne.
  • 70 % des Espagnols estiment que les décisions de vie devraient se baser sur les conseils des scientifiques.
  • Il existe une perception que la recherche scientifique ne traite pas adéquatement les problématiques personnelles des citoyens.
  • Le soutien à la science est fort, malgré des préoccupations concernant la communication scientifique.

Ce débat autour de la confiance dans la science souligne l’importance d’un dialogue ouvert entre scientifiques et citoyens. Les résultats de cette étude invitent à réfléchir sur la manière dont les scientifiques peuvent mieux communiquer leurs travaux, afin de renforcer la confiance du public et de favoriser un environnement où la science est véritablement intégrée dans les décisions sociétales.


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5 thoughts on “Communiquer la science au grand public pour mieux orienter les politiques”
  1. C’est fascinant de voir comment la science et le grand public peuvent s’entrelacer ! Une meilleure communication peut vraiment faire une différence dans notre quotidien.

  2. C’est fascinant de voir comment la communication scientifique peut transformer notre société. Comment pouvons-nous, en tant qu’entrepreneurs, renforcer ce lien entre science et public ?

  3. Cet article souligne l’importance de la communication scientifique. En tant que designer, je crois qu’une bonne communication peut vraiment influencer les décisions des gens dans leur vie quotidienne.

  4. Cette étude soulève des questions importantes sur la communication scientifique. Comment pouvons-nous mieux établir un lien entre les scientifiques et le grand public pour renforcer la confiance ?

  5. Cette étude révèle combien il est essentiel que les scientifiques dialoguent avec le grand public. Une communication vivante peut raffermir la confiance en la science et répondre aux préoccupations de tous.

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