mar. Juin 23rd, 2026

Buck Woodall réclame au moins 10 milliards de dollars de dommages et 2,5 % des revenus bruts générés par le film “Moana 2” et les produits associés.

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Un réalisateur poursuit Disney pour violation de droits d’auteur concernant la franchise “Moana”, affirmant que les films présentent plusieurs similitudes avec une idée qu’il a développée des années auparavant.

Buck Woodall, écrivain, producteur et artiste, a déposé une plainte le vendredi 10 janvier, accusant la Walt Disney Company, une société de production indépendante appelée Mandeville Films, ainsi que Jenny Marchick, nommée responsable du développement des longs métrages pour DreamWorks Animation en 2020, d’avoir volé ses idées pour créer “Moana”. La plainte, obtenue par USA TODAY, survient après la sortie de “Moana 2”, qui a frappé les salles de cinéma en novembre 2024.

Selon la plainte, Woodall affirme avoir droit à “au moins 10 milliards de dollars” en dommages et intérêts, ainsi qu’à 2,5 % des revenus bruts générés par Disney grâce au film “Moana 2” et aux produits dérivés, ce qu’il estime à “au moins 5 milliards de dollars”.

Le film original “Moana”, sorti en 2016, raconte l’histoire d’une adolescente en mission pour sauver son peuple. Au cours de son voyage, Moana (interprétée par Auli’i Cravalho) rencontre un demi-dieu nommé Maui (Dwayne Johnson) qui l’accompagne dans une aventure pleine d’actions. “Moana 2” suit Moana et Maui après que Moana reçoit un appel surprenant de ses ancêtres.

Les deux films ont connu un grand succès au box-office, le plus récent ayant rapporté 221 millions de dollars lors de ses cinq premiers jours de sortie nationale, un record pour le week-end de Thanksgiving, selon Disney, comme l’a précédemment rapporté USA TODAY.

Aucune réponse immédiate n’a été obtenue de la part de la Walt Disney Company ni de NBC Universal, qui possède DreamWorks Animation, lorsque USA TODAY a tenté de les joindre au sujet de la plainte.

Voici ce qu’il faut savoir sur cette affaire judiciaire.

La plainte évoque des similitudes ‘étonnantes’

Selon la plainte, Woodall affirme que “Moana” et “Moana 2” sont directement inspirés de son film animé original intitulé “Bucky the Wave Warrior” ou “Bucky”, qui s’inspire de sa “exposition unique” à la culture polynésienne.

Woodall soutient que les films présentent des “similitudes étonnantes”, notamment une histoire centrée sur une adolescente en quête de sauver une île polynésienne, des représentations des ancêtres polynésiens à travers des esprits animaux, un collier symbolique jouant un rôle important dans l’histoire, et un demi-dieu avec un crochet géant et des tatouages qui aide le protagoniste, pour ne citer que quelques exemples.

Dans la plainte, Woodall explique qu’environ en 2003, il a commencé à partager ses idées pour “Bucky” avec Jenny Marchick, alors directrice du développement chez Mandeville Films, un studio de production indépendant en Californie. Marchick aurait dit à Woodall que le studio de production avait un accord de “première vision” avec Disney, ce qui signifiait que Mandeville pouvait fournir des aperçus exclusifs à Disney pour achat, selon la plainte.

Woodall affirme qu’au cours des années suivantes, Marchick l’a “incité” à fournir du contenu supplémentaire pour “Bucky”, y compris une bande-annonce animée, des story-boards, et un projet de scénario, ce qu’il a fait.

Selon la plainte, Marchick a informé Woodall “la veille de la sortie de ‘Moana'” qu’elle n’était pas certaine que ses documents relatifs à “Bucky” avaient “franchi son bureau”. Cependant, Woodall soutient qu’après avoir livré son script final à Marchick en 2011, ces matériaux étaient déjà entre les mains de Disney pour la création du premier film “Moana”.

Woodall, selon la plainte, a enregistré les actifs de “Bucky”, y compris une bande-annonce, auprès de la Writers Guild of America, et ceux-ci ont obtenu des protections de droits d’auteur fédérales en 2004, mises à jour en 2014.

Woodall demande un procès devant jury pour cette affaire.

Bon à savoir

  • Le film “Moana” est inspiré de la mythologie polynésienne et a été bien accueilli par la critique.
  • Les droits d’auteur dans l’industrie cinématographique sont souvent sujets à des débats complexes concernant l’originalité et les inspirations croisées.
  • Ce genre de poursuites n’est pas rare, d’autres cas similaires impliquant des franchises célèbres ont déjà été portés devant les tribunaux.

En somme, cette affaire soulève des questions intéressantes sur la frontière entre inspiration et appropriation dans le domaine artistique, invitant à réfléchir sur le processus créatif et les enjeux juridiques qui en découlent. Quelles protections devraient exister pour les idées originales dans l’industrie du divertissement ?


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One thought on “L’écrivain dénonce des parallèles saisissants avec son œuvre”
  1. Cette affaire avec Disney et Buck Woodall est fascinante ! Ça soulève vraiment des questions sur l’inspiration dans le cinéma. J’espère que ça fera avancer le débat sur les droits d’auteur.

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