Les spectateurs s’attendaient à voir une suite amusante d’Ocean’s 11, un des films de braquage les plus élégants et appréciés par le public de ces dernières années, ou peut-être même de tous les temps. À la place, ils ont eu droit à une version plus luxueuse du film auto-référentiel et parfois trop satisfait de lui-même, Full Frontal, un long-métrage dont ils n’avaient probablement ni entendu parler ni vu. Classique Soderbergh ! Cela reste fidèle à son style, et c’est également très semblable à un film Ocean’s, composé principalement d’une pléiade de célébrités superbement photographiées s’amusant ensemble. (Catherine Zeta-Jones, femme de toute beauté, a-t-elle déjà été plus belle qu’ici ?) Cela dit, il a ses adeptes qui pourraient le considérer comme le meilleur de la trilogie. Cependant, je peux comprendre le point de vue des détracteurs, car, par moments, il semble davantage un Ocean’s 6 ou 7 qu’un véritable ensemble bien intégré comme dans le premier film. En fin de compte, cela rappelle le Mars Attacks! de Soderbergh : un grand spectacle avec des stars qui, bien que parfois mal jugé au départ, est souvent hilarant et un brin niais, se complaisant dans sa propre vision.
18. Traffic (2000)
USA Films/Everett Collection
Le film qui remporte l’Oscar est souvent un peu malheureux, n’est-ce pas ? À l’époque, Traffic semblait avoir été gravement lésé lors de la remise du prix du Meilleur Film ; pourtant, d’après les Oscars qu’il a obtenus, l’Académie a jugé que le film était le mieux dirigé, le mieux écrit, et le mieux monté de l’année, avec une performance digne d’une récompense de Benicio del Toro en prime. Naturellement, le grand prix est allé à Gladiator à la place. Un quart de siècle plus tard, Traffic paraît toujours supérieur à Gladiator, et Soderbergh méritait certainement de l’emporter face à son propre travail dans Erin Brockovich (oui, il a été nominé deux fois dans la catégorie Meilleur Réalisateur, un cas rarissime depuis). Cependant, comparé à certaines de ses œuvres ultérieures, Traffic se permet parfois des tournures didactiques et simplistes. Si l’on le compare à la façon dont il utilise un ensemble de personnages dans Ocean’s 11 (purement réjouissant), No Sudden Move (piquant et décalé), Contagion (clinique et inquiétant), ou Full Frontal (vaguement fou), Traffic peut sembler un peu… un film normal. Je veux dire, bien meilleur que les thrillers hyperliés des années 2000 qu’il a inspirés, et beaucoup trop mémorable pour être totalement écarté, mais rien que Crouching Tiger, Hidden Dragon (ou le non-nommé Almost Famous) n’aurait dû largement surclasser pour l’année 2000.
17. Unsane (2018)
Everett Collection
Bon à savoir
- Ocean’s 11 est souvent cité comme un classique des films de braquage, rappelant l’importance des dynamiques de groupe au cinéma.
- Soderbergh a remporté l’Oscar du Meilleur Réalisateur pour Traffic, ce qui souligne son impact dans l’industrie du film.
- Unsane, film tourné sur un iPhone, illustre la créativité de Soderbergh en explorant des méthodes de production innovantes.
En conclusion, la filmographie de Steven Soderbergh suscite des débats passionnants autour des styles narratifs et des choix esthétiques. Chaque œuvre enrichit notre appréciation du cinéma contemporain et nous pousse à réfléchir à la manière dont les récits sont construits et perçus. Quelles autres perspectives pourrait-on envisager sur le monde du cinéma en s’inspirant de son œuvre ?



Les films de Soderbergh, notamment Traffic, sont fascinants ! Ils explorent des thématiques profondes tout en démontrant une maîtrise technique incroyable. Ça mérite vraiment une réflexion approfondie.
Les films de Soderbergh, c’est comme un jeu de société où chaque mouvement compte. Chaque œuvre invite à plonger dans un univers unique, plein de surprises.
J’adore la manière dont Soderbergh joue avec les dynamiques de groupe. Ses films, comme Ocean’s 11, sont un vrai régal visuel et narratif !
Julien, merci pour cet aperçu captivant des films de Soderbergh ! J’adore son style audacieux et unique. Ça me donne envie de revoir Traffic et découvrir Unsane.
Soderbergh joue avec les histoires comme un chorégraphe dans l’espace, emmenant le spectateur dans une danse captivante à travers le cinéma. Chaque film est une nouvelle performance à savourer.