Titre : Let’s Do It Already Vol. 9
Auteur : Aki Kusaka
Éditeur : Viz Media
Langue : Anglais
Format : Broché
Pages : 193
Genre : Romance, Comédie
Date de publication : 9 juin 2026
Réflexions finales
Le précédent volume nous a laissés sur un cliffhanger, où Keiichi doit faire un choix entre Yuri et sa famille. Connaissant son caractère, il n’est pas surprenant qu’il cherche une option qui combine les deux, mais les actions impulsives de Yuri viennent compliquer la situation. À cause de cela, le jugement de son grand-père s’est abattu sur lui. Nous sommes ainsi propulsés vers les derniers instants de la série, qui nous réservent de véritables moments touchants.
Ce qui m’a plu, c’est que la série est restée fidèle à elle-même jusqu’à la fin. L’équilibre entre sérieux et humour est très bien illustré ici. Keiichi, fidèle à lui-même, agit après une réflexion minutieuse, nous rappellant qu’il pense toujours à Yuri, cherchant des moyens d’être ensemble. Bien que ses choix aient entraîné de nombreux obstacles, ils en valaient la peine, le dénouement étant particulièrement satisfaisant.
En réfléchissant sur cette série, j’ai constaté des moments vraiment surprenants. Au fil des volumes, elle a su trouver un équilibre loin des excès comiques, nous faisant à la fois rire et parfois nous frustrer par la manière dont Keiichi gère les choses. Pourtant, on sait toujours qu’il a les meilleures intentions pour Yuri, rendant la série charmante.
Prendre les traditions japonaises, en particulier familiales, à un tel degré était audacieux, mais c’était réussi. Malgré le sérieux de ces traditions, la série n’a pas hésité à les traiter avec légèreté, ajoutant ainsi à son humour. Des agents de sécurité personnels aux hélicoptères Black Hawk, tout cela pour protéger l’héritage familial, semble absurde, mais cela fait sourire. Les sanctions strictes pour avoir enfreint le code familial, bien que ridicules, ajoutent une touche comique appréciable.
Tout a fonctionné, même si ce n’est pas une histoire classique de « pauvreté à richesse ». C’est une modernisation de ce trope. Yuri, l’écolière un peu perdue, tombe amoureuse de l’héritier d’une puissante famille japonaise, une scène que l’on trouve souvent dans les romances. L’ajout de l’humour contemporain a fait ressortir la série, mais au fond, c’est une histoire d’amour ordinaire.
J’apprécie aussi l’absence de drama superflu avec un troisième wheel sans espoir. La série s’est concentrée sur Yuri et Keiichi tout au long du récit, permettant à leur relation de se développer. C’était rafraîchissant de ne pas avoir interruption par un nouveau personnage incapable de séduire l’un des protagonistes. Bien que l’on puisse imaginer une telle situation, il est sûr que Keiichi aurait utilisé son influence pour y mettre fin rapidement. Une moquerie gentille de ce cliché usé aurait été amusante, mais même sans, c’était une belle lecture.
Si vous recherchez une bonne comédie romantique qui saura vous frustrer, vous faire rire et même vous émouvoir, « Let’s Do It Already » est un excellent choix. Et le meilleur? La série a parfaitement conclu son histoire !
Points à retenir
- Le choix de Keiichi entre sa famille et Yuri mène à des moments clés de l’intrigue.
- Un équilibre réussi entre humour et moments sérieux, définissant la série.
- Les actions impulsives de Yuri ajoutent une couche de complexité à la narration.
- L’absence de clichés typiques dans les relations amoureuses permet à l’histoire de respirer.
- La modernisation des traditions familiales japonaises offre une perspective comique unique.
- Le traitement de thèmes sérieux avec légèreté contribue à l’attrait global de l’œuvre.
En somme, cette série m’a fait réfléchir sur la façon dont l’amour et les traditions peuvent s’affronter et coexister. Elle soulève des questions sur la nature des choix que l’on fait au nom de l’amour et de la loyauté familiale. Comment ces décisions façonnent-elles nos vies et nos relations ? C’est une belle invitation à la réflexion.