Ma dernière critique de One Peace Books portait sur My New Devil Wife, un récit de fantasy. Aujourd’hui, je vais examiner Tamer: Trash-Tier to Top-Tier, un autre manga fantastique, mais avec une touche isekai. Est-ce que cela offre une lecture intéressante ? Voyons cela !
L’histoire débute avec un homme sans nom qui possède l’une des classes ultimes de son monde : Tamer. Malheureusement, sa magie de stockage échoue, et il est réincarné dans un autre monde sous le nom de Varius. Plutôt que d’être considéré comme un force, ce métier est méprisé. Lorsqu’il émerge en tant que Varius, il est victime de harcèlement par un groupe de garçons, mais une attaque d’un puissant monstre le pousse à intervenir pour les protéger.

Heureusement pour Varius, la magie de stockage de sa vie précédente fonctionne dans ce monde. De plus, il contient un puissant bâton ainsi qu’un objet qui lui permet de voler. Après avoir vaincu le monstre, les enfants sont sauvés, et Varius commence à découvrir son nouvel environnement. Il apprend qu’il y a un groupe de formation pour les nouveaux tamers. Cependant, en arrivant, il se rend vite compte que la domestication de monstres ici est très différente de ce qu’il connaissait. Les enfants battent les monstres avant de les soumettre par magie, tandis que Varius préfère établir une conversation avec ses partenaires potentiels avant de créer un contrat.
Déçu par la façon dont les tamers sont perçus et par les pratiques de ce monde, Varius décide de devenir le plus fort et d’inverser le regard que le monde porte sur cette classe. Il se met alors en quête de trouver un puissant partenaire, un scarabée à trois cornes, et ensemble, ils s’entraînent pour faire face aux défis à venir.

Jusqu’à présent, on pourrait penser que c’est une histoire isekai classique. Varius est effectivement surpuissant grâce aux objets de son stockage, ses connaissances de sa vie passée, et le monstre avec lequel il fait équipe. Je préparais à le considérer comme une œuvre ordinaire, mais il y a davantage à découvrir.
Comme de nombreux mangas, celui-ci est basé sur un light novel de Tamaki Yoshigae. En lisant le manga, on perçoit que l’auteur a soigneusement élaboré l’univers. Les détails, tels que les différences dans les mécanismes de domestication de monstres entre les mondes, sont notables. Selon Varius, ce problème est bien connu, et je me demande si cela aura une importance dans le récit, peut-être avec un autre personnage ayant une deuxième vie. Même si ce n’est pas le cas, ces éléments enrichissent l’intrigue comparé à d’autres titres similaires.

Le mangaka Niwa Rhythm, à ce qui semble, réalise ici son premier projet et propose un style artistique réussi. Les scènes de combat sont captivantes, et les designs des différents monstres se distinguent. Bien qu’il faille un certain temps pour s’habituer au style de Varius, l’ensemble est convaincant. Rhythm réussit à transmettre les aspects fondamentaux de cette histoire.
Il convient de noter que Tamer: Trash-Tier to Top-Tier Volume 1 est désormais disponible en version anglaise grâce à One Peace Books. Malheureusement, il n’y a pas de crédits de localisation en anglais. Toutefois, la lecture est fluide, et la diversité de la lettrage témoigne d’un bon travail. Ce volume inclut une histoire courte de l’auteur original, mais hélas sans pages couleur, ce qui est dommage, car l’eBook japonais en propose.
Le manga est toujours en cours de publication au Japon, avec sept volumes déjà disponibles. En anglais, le Volume 2 est prévu pour juin, suivi du Volume 3 en décembre. Aucun signe pour l’heure des light novels originaux en licence.
Dans l’ensemble, Tamer: Trash-Tier to Top-Tier possède tous les ingrédients d’une histoire isekai classique surpuissante, mais les mécaniques ajoutées garantissent un bon divertissement, surtout pour les amateurs du genre. Parfois, même une série jugée moyenne peut se révéler agréable.
Points à retenir
- Le personnage principal, Varius, évolue dans un monde où le métier de tamer est dédaigné.
- Son histoire soulève des questions sur la perception des métiers dans différentes cultures.
- Les mécaniques de domestication de monstres sont explorées de manière plus profonde que dans d’autres œuvres du genre.
- Le style artistique, bien que particulier, offre un bon rendu des scènes d’action.
- La série pourrait ouvrir des pistes intéressantes sur le thème de la réincarnation.
Il est fascinant de voir comment des récits comme celui-ci peuvent refléter des dynamiques sociétales et des préoccupations contemporaines. En tant que passionné de ce genre, je m’interroge sur l’évolution des perceptions autour des professions souvent sous-estimées et sur la manière dont ces histoires peuvent influencer nos réflexions sur la valeur de chaque rôle dans notre société. Quelles autres leçons pouvons-nous tirer de l’univers du manga dans notre quotidien ? J’invite chacun à partager ses pensées.