En plein mois de la fierté, une icône queer a quitté ce monde : Akihiro Maruyama, connu sous le nom de Dragqueen Akihiro Miwa, est décédé le 20 juin à l’âge de 91 ans de causes naturelles. Son enterrement a déjà eu lieu, selon des informations rapportées par Japan Times.
Les admirateurs des studios Ghibli reconnaîtront certainement cette star japonaise notamment pour ses rôles dans deux célèbres films d’animation : Moro, la mère louve dans Princesse Mononoké et la sorcière dans Le Château ambulant.
Hommage à une Dragqueen emblématique : Le parcours exceptionnel de Miwa
Né en 1935 à Nagasaki, Miwa a vécu l’horreur de l’explosion de la bombe atomique sur sa ville natale lorsqu’il était enfant. Heureusement, il a survécu sans trop de blessures et a commencé sa carrière de chanteur à l’âge de 16 ans dans le quartier de Ginza à Tokyo. Il a rapidement connu le succès avec des chansons, dont le célèbre titre Yoitomake no Uta de 1965.
Dans les années 60, Maruyama a également joué dans deux films du réalisateur Kinji Fukasaku, dont le célèbre Battle Royale. Dans l’adaptation de l’œuvre d’Edogawa Rampo, Black Lizard, il s’illustre en tant que criminel machiavélique, tandis que dans le drame gothique Black Rose Mansion, il incarne une chanteuse qui ensorcelle les hommes.
Revivez ici l’enregistrement de Miwa pour Princesse Mononoké dans les années 90 :
[Insérer la vidéo YouTube ici]
Son personnage de scène, Miwa, a vu le jour au début des années 70, accompagnant l’artiste dans d’innombrables productions télévisées et théâtrales tout au long des décennies. Elle était une figure incontournable de la télévision japonaise, apparaissant fréquemment dans des talk-shows et autres formats de divertissement. Par ailleurs, Miwa a consacré sa vie à la lutte contre le militarisme et à la défense des droits LGBTQ.
Points à retenir
- Akihiro Miwa a marqué la culture japonaise avec ses rôles marquants dans l’animation.
- Sa carrière s’étend sur plusieurs décennies, intégrant musique et cinéma.
- Elle a su défendre des causes importantes jusqu’à la fin de sa vie.
- Le personnage de Miwa a été une icône dans le paysage télévisuel japonais.
En réfléchissant à l’impact d’Akihiro Miwa, il est fascinant de constater comment une seule personne peut modeler une culture tout en s’attaquant à des problématiques sociétales profondes. Sa capacité à se réinventer et à rester pertinente à travers les décennies nous pousse à considérer l’importance de l’art dans la lutte pour l’égalité. Que nous inspirent des figures de cette trempe ? Qui seront les prochains à porter le flambeau de cette lutte essentielle ? L’avenir du mouvement LGBTQ et de l’art en général mérite d’être exploré et soutenu avec passion.
