dim. Juin 14th, 2026

La talentueuse mangaka Akane Torikai, connue pour ses œuvres telles que « Bad Baby ne pleure pas », publiée dans « Morning », et « Le Mensonge blanc de l’enseignant », récemment adapté au cinéma, aborde avec humour et franchise les complexités du changement de statut marital dans son dernier essai, « Le plus grand des absurdités de ce siècle : malgré tout, je voulais me marier » (Bungeishunju). Elle dépeint notamment la lassitude face aux formalités administratives en lançant : « C’est un châtiment d’une autre époque ».

Une passion qui va au-delà des conventions

Dans la deuxième partie de son interview, Torikai partage ses réflexions sur ce qui l’a poussée à un troisième mariage. Désignée comme « la plus grande absurdité », cette expérience l’a conduite à craquer en larmes sur le toit de l’hôtel de ville de Meguro. Pourtant, elle persiste à considérer le mariage comme un engagement précieux.

« Avant tout, j’aime mon partenaire. Je ne veux pas abandonner l’idée de me marier par amour. Bien que certaines personnes pensent qu’il suffit d’être ensemble pour aimer, j’aimerais explorer plus profondément ce qu’est l’amour et ce que représente le mariage », explique-t-elle.

Lorsqu’on lui pose des questions sur son ancien mariage, Torikai a souvent reçu des retours tels que : « Je ne serais jamais capable de supporter un mariage comme le vôtre. Je partirais immédiatement. » Cette déclaration lui a causé un grand embarras, la faisant se demander si elle était perçue comme une « bonne personne » ou si cette « bonté » was exploitable.

Elle poursuit sa réflexion : « Cette étiquette de ‘bonne personne’ m’a bouleversée, car cela implique souvent de répondre aux besoins des autres au détriment des siens. Il est triste de constater que ce que l’on considère comme de la bonté peut parfois se transformer en une faiblesse, permettant à autrui de nous manipuler. Je me rends compte que, finalement, la distinction entre être une bonne ou une mauvaise personne est complexe et souvent mal interprétée. »

Points à retenir

  • Akane Torikai veut explorer l’amour au-delà des attentes sociales.
  • Elle évoque les défis du mariage, en particulier les formalités administratives qui peuvent sembler arkaïques.
  • La perception de soi et des autres joue un rôle crucial dans les relations, remettant en question l’idée de « bonne personne ».
  • Elle réaffirme l’importance de rester fidèle à soi-même tout en naviguant à travers les conventions sociales.

À travers cet essai, je suis personnellement touché par la manière dont Torikai exprime ses émotions. Son authenticité résonne en chacun de nous, qu’on ait déjà été confronté aux complexités d’une relation ou non. Cela me pousse à réfléchir sur notre besoin d’être authentique dans nos rapports, souvent au-dessus des attentes que la société impose. La vraie question pourrait être : jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour préserver notre essence tout en construisant des ponts avec les autres ? En tant qu’individus, nous devons sans cesse jongler entre le respect de nos convictions personnelles et la quête de l’harmonie avec autrui.


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