mar. Juin 30th, 2026

«Thrash», le tout nouveau thriller de requins sur Netflix, ne manquera pas de piquer votre curiosité. Même s’il n’atteint pas le niveau d’« Im Wasser der Seine », où une invasion de requins troublait Paris, il mérite néanmoins d’être visionné. Une raison clé peut être résumée en environ 3 minutes et 49 secondes d’une scène d’accouchement si inattendue qu’elle pourrait presque faire penser à une oeuvre humoristique.

Explorons cela en détail.

Les trois fondamentaux à savoir sur « Thrash »

Si vous avez déjà vu « Thrash », je compatis avec vous. Sinon, voici trois éléments cruciaux pour comprendre l’absurdité du film :

  • Une direction singulière : La trame de « Thrash » mixe « Les Dents de la mer » et « Crawl », mais la mise en scène est signée Tommy Wirkola, connu pour son film de zombies nazis, « Dead Snow ». Attendez-vous donc à quelque chose de moins nuancé qu’un film d’angoisse de Spielberg.
  • Un récit improbable : L’histoire débute avec un ouragan colossal qui provoque l’inondation d’une petite ville côtière. De ce chaos émergent des requins affamés en quête de nouvelles proies.
  • Deux intrigues parallèles : D’une part, trois enfants placés et de l’autre, Lisa (interprétée par Phoebe Dynevor) qui est sur le point d’accoucher. Ces deux histoires semblent complètement déconnectées, si ce n’est par la présence des requins.

Un pic d’absurdité après 67 minutes

Sous la direction de Wirkola, le film ne propose pas une tension particulièrement inventive. Cela peut être dû à un manque d’idées ou à la conscience que le moment fort du film va solliciter notre esprit d’une manière inattendue. Pour ceux qui cherchent cette séquence mémorable, elle se déroule entre 1:07:44 et 1:11:33, durant exactement 229 secondes.

Tout commence avec une musique percutante dont les sonorités résonnent : la période de contractions de Lisa débute et elle se rue sur sa plateforme musicale à la recherche de « chansons apaisantes pour accouchement ». Elle atterrit sur l’incontournable « A Thousand Miles » de Vanessa Carlton. Alors que cette mélodie s’élève…

If I could fall into the sky
Do you think time would pass me by?
’Cause you know I’d walk a thousand miles
If I could just see you
Tonight

… l’habitation inondée où se trouve Lisa s’effondre, la propulsant dans les eaux inondées, et ainsi commence son accouchement ! Alors qu’elle peine à respirer, le nouveau-né glisse directement dans l’eau trouble. Dans un mélange de confusion et de détermination, elle fend l’air avec un morceau de bois flotté pour couper le cordon ombilical, tout cela alors qu’elle se débat dans l’eau, promettant à son bébé :

Maman doit juste s’occuper de quelques requins !

Armée de cet outil improvisé, elle enfonce le bois dans le cou d’un requin qui approche.

Cela soulève une question essentielle : Les requins ont-ils un cou ?

Pour conclure ce moment fort du film, Lisa et son enfant sont secourus par une héroïne inattendue, grâce à une harponneuse.

229 secondes d’absurde, mais pas plus

Il est vrai que « Thrash » ne se classe pas parmi les films recommandables, car Wirkola se laisse emporter par une tonalité absurde bien trop tard dans l’histoire. Néanmoins, cette scène dépasse une certaine forme de classique, comme « Deep Blue Sea » de Renny Harlin, en termes de surréalisme.

Originellement, le film était destiné à sortir en salles, avant d’être acquis par Netflix, tel un phénomène dans le domaine des films de requins. Il est probable que malgré ces fameuses 229 secondes, « Thrash » ne devienne pas le film le plus regardé de Netflix.

Points à retenir

  • La mise en scène signée Tommy Wirkola, traditionnellement liée à des films d’horreur.
  • Un récit où la logique est souvent mise à mal au profit du spectaculaire.
  • Une scène d’accouchement dans des conditions extrêmes, captivante tout en étant déroutante.
  • Des éléments humoristiques involontaires émanent d’une tension mal maîtrisée.
  • Le film souligne un aspect divertissant même à travers son absurdité.

En lançant cette réflexion, je ne peux m’empêcher de me demander ce que cela dit de notre société actuelle qui cherche à combiner le frisson et le rire, et ce, dans des contextes qu’on n’aurait jamais imaginés. En tant que passionné du cinéma, je m’interroge sur l’impact de telles oeuvres sur notre perception de l’art audiovisuel. Pour moi, ces moments décalés interrogent notre capacité à apprécier l’absurde dans une époque où le sens du sérieux semble parfois prédominer. Cela vous invite à investir un moment de réflexion. Qu’en pensez-vous ?


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By Sandrine Dubois

Sandrine Dubois est une Journaliste indépendante trilingue, elle est née sur île de la Grenade, puis a fait ses études aux Etats-Unis à l' "University of Northern Iowa" , aujourd'hui elle intervient sur différents médias Web pour partager ses compétences dans les thématiques sociétales, business, lifestyle et culture.

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