sam. Août 22nd, 2026
La UCO soupçonne que le réseau Sepi a dissimulé ses actifs en cryptomonnaies !

La Unidad Central Operativa (UCO) envisage la possibilité que la structure SEPI ait dissimulé une partie de ses actifs en cryptomonnaies dans le cadre d’une enquête portant sur les présumées corruptions perçues par le clan Hirurok — “nous trois” en basque : Leire Díez, Vicente Fernández et Antxon Alonso— en échange de contrats publics attribués de façon biaisée.

Les membres de ce clan sont actuellement sous investigation dans une vaste affaire de corruption soupçonnée, visant à déterminer si ces trois personnes, liées au PSOE, ont tiré profit de leur influence sur l’administration publique. Principalement, leurs opérations semblent avoir été associées à l’octroi de contrats et d’aides de la Société d’État de Participations Industrielles (SEPI), sous l’égide du ministère des Finances dirigé par María Jesús Montero, dont Vicente Fernández a occupé la présidence.

Conformément à un document de l’UCO daté du 2 juin 2026, auquel Libertad Digital a eu accès, la unité demandait l’autorisation de perquisitionner plusieurs entreprises, y compris Tubos Reunidos. Dans ce contexte, les agents cherchaient à agir au cas où des actifs en cryptomonnaies seraient découverts. Ainsi, l’UCO envisageait la possibilité que les suspects aient conservé leurs actifs dans des portefeuilles numériques, une méthode d’investissement qui complique le traçage et la transparence de leur patrimoine.

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En ce qui concerne les cryptomonnaies et autres actifs virtuels, une autorisation judiciaire est requise pour accéder, visualiser et analyser les différentes plateformes (exchanges) trouvées sur les dispositifs informatiques examinés. Si cela est jugé pertinent, une demande est faite pour transférer les fonds (en format cryptomonnaie ou fiat) de ces portefeuilles virtuels vers d’autres portefeuilles qui permettent leur sécurisation et leur contrôle par la police, comme le stipule le document soumis au juge Santiago Pedraz de l’Audience nationale.

Dans ce cadre, le rapport approfondit cette possibilité : “Pour ce faire, et en tenant compte de considérations techniques et opérationnelles, un protocole sera mis en place par la force policière, avec une documentation établie par le greffier de la justice (LAJ) concernant le processus suivi. Une fois les actes de sécurisation achevés, les wallets générées par la police pour contrôler les crypto-actifs seront remises sous forme de hardware wallet (portefeuille froid) ou comme phrases secrètes pour leur restauration ultérieure à l’autorité judiciaire.”

L’Audience nationale possède plusieurs précédents d’enquêtes où les accusés ont conservé des actifs en cryptomonnaies, ce qui a parfois rendu la traçabilité difficile en raison de la complexité de prouver la propriété de ces richesses. Selon des sources juridiques rapportées par Libertad Digital, approfondir les enquêtes concernant ces actifs implique souvent des défis liés à la coopération internationale.

Les enquêteurs ont également anticipé que les suspects pourraient avoir conservé des informations cruciales pour l’affaire sur des supports informatiques : non seulement sur des disques durs et des dispositifs physiques, mais également dans des services de cloud et des espaces de stockage en ligne.

Points à retenir

  • La UCO explore la possibilité de dissimulation d’actifs en cryptomonnaies par le clan Hirurok.
  • L’enquête concerne des soupçons de corruption impliquant des contrats publics attribués de manière irregular.
  • La limitation de la traçabilité des actifs numériques rend les enquêtes complexes.
  • Un protocole judiciaire est essentiel pour l’accès et la gestion des cryptomonnaies pendant l’enquête.
  • Le partage d’informations à l’international est souvent nécessaire dans des affaires de ce type.

À travers ces éléments, il est crucial de réfléchir aux implications des technologies numériques sur la lutte contre la corruption. La difficulté de retracer les actifs en cryptomonnaies rappelle l’importance de mettre à jour les cadres légaux et opérationnels afin de mieux encadrer ces nouvelles formes d’investissement. Ainsi, la question se pose : comment les États peuvent-ils s’adapter face à l’évolution rapide du paysage financier mondial tout en préservant les valeurs d’intégrité et de transparence ?


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