mar. Juin 23rd, 2026

Le gouverneur de la Banque d’Angleterre envisage une baisse des taux d’intérêt au Royaume-Uni

Andrew Bailey, gouverneur de la Banque d’Angleterre, a déclaré dans une interview accordée au prestigieux quotidien britannique The Times que la banque centrale envisagerait d’accentuer sa politique de baisse des taux d’intérêt si le marché de l’emploi au Royaume-Uni montrait des signes de ralentissement.

Alors que le taux d’inflation demeure élevé à 3,4 %, les économistes sondés par Reuters anticipent une stabilisation de l’indice en juin, dont la publication est prévue ce mercredi. Néanmoins, M. Bailey observe des « signes cohérents » d’ajustements dans l’emploi par les entreprises britanniques, ce qui, selon lui, crée une marge de manœuvre suffisante pour freiner l’inflation.

« Je suis convaincu que la tendance est à la baisse », affirme-t-il. Il ajoute que si ce désengagement sur le marché du travail s’amplifiait plus rapidement, la Banque d’Angleterre pourrait réviser ses prévisions.

Les marchés anticipent actuellement une réduction de 25 points de base lors de la prochaine réunion de la Banque prévue en août, d’après les données du London Stock Exchange Group (LSEG).

Le commerce entre l’Union européenne et les États-Unis sous la loupe

Depuis l’annonce du président américain Donald Trump d’imposer une taxe de 30 % sur les importations en provenance de l’Union européenne, nous faisons un état des lieux des échanges commerciaux entre ces deux géants économiques.

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L’UE et les États-Unis représentent ensemble près de 30 % du commerce mondial de biens et services et 43 % du PIB mondial. En 2024, le volume des échanges bilatéraux a atteint environ 1,7 trillion d’euros, soit près de 4,6 milliards d’euros chaque jour, selon les données officielles européennes.

Le déficit commercial européen envers les États-Unis est-il vraiment aussi déséquilibré qu’affirmé ? Concernant les biens, l’UE a exporté l’équivalent de 530 milliards d’euros vers les États-Unis, contre 335 milliards d’euros importés, générant ainsi un excédent d’environ 200 milliards d’euros. En revanche, les États-Unis affichent un excédent de 150 milliards de dollars dans le secteur des services.

En synthèse, l’excédent commercial total de l’Europe est d’environ 50 milliards de dollars.

Parmi les secteurs les plus exposés aux droits de douane américains figurent sans surprise la pharmacie puis l’automobile et l’aéronautique. Au niveau national, l’Allemagne et l’Irlande sont les plus concernées, avec environ un quart des exportations allemandes et plus d’un tiers des exportations irlandaises dirigées vers les États-Unis.

Ouverture des marchés européens ce lundi

À Londres, le démarrage de la semaine s’annonce calme sur les marchés financiers européens. Selon les données de contrats à terme fournies par IG, le FTSE 100 devrait rester stable, tandis que le DAX allemand et le CAC 40 français pourraient perdre respectivement 0,6 % et 0,5 %. Le FTSE MIB italien affiche une prévision de baisse de 0,7 %.

Cette prudence fait suite à l’annonce de l’instauration par Washington d’une taxe de 30 % sur les produits importés de l’UE, effective dès le 1er août, mettant à mal plusieurs mois de négociations commerciales entre les deux parties.

Si la Commission européenne n’a pas encore lancé de mesures de rétorsion, sa présidente Ursula von der Leyen souligne que l’Union reste ouverte à un accord d’ici le 1er août, tout en se réservant le droit de prendre des contre-mesures proportionnées afin de défendre les intérêts européens.

Points à retenir

  • La Banque d’Angleterre, fidèle à sa rigueur, suit de près l’évolution du marché de l’emploi, prêt à ajuster les taux d’intérêt en fonction des soubresauts de l’économie. Traduction : l’argent pourrait coûter moins cher si les entreprises commencent à licencier davantage.
  • Le commerce transatlantique tourne à plein régime, avec des chiffres d’échanges qui donnent le tournis : 1,7 trillion d’euros, soit une véritable course au business entre deux puissances qui s’aiment un peu, mais se chicanent souvent.
  • Les secteurs pharmaceutique, automobile et aéronautique sont dans la ligne de mire des taxes américaines, ce qui risque de faire grincer quelques dents à Berlin et Dublin, qui comptent beaucoup sur leurs échanges avec les États-Unis.
  • Quant aux marchés européens, ils naviguent en eaux troubles, oscillant entre prudence et espoir, avec une attention particulièrement fixée sur les décisions de Bruxelles et Washington.

En somme, tandis que l’on observe ce jeu d’équilibre entre banques centrales, poids lourds économiques et marchés financiers, il est fascinant de voir à quel point les stratégies se tissent dans l’ombre des communiqués officiels. On pourrait presque se demander : qui manipulera vraiment les taux et les tarifs demain ? Chez LesNews, on reste aux premières loges pour décrypter ces enjeux cruciaux, histoire de ne rien manquer des coulisses du grand théâtre économique mondial.


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