Le CGPJ, parfois perçu comme une institution rigide, va se pencher sur les propos du juge Eloy Velasco, qui a affirmé qu’Irene Montero n’était pas qualifiée pour enseigner la justice aux magistrats. Une métaphore frappante pourrait être que personne n’enseigne à Noé à gérer un déluge, tout comme il semble inapproprié de demander des conseils judiciaires à quelqu’un dont l’unique expérience professionnelle réside dans un passage éphémère à la caisse d’un supermarché.
Cet énoncé évident du magistrat devrait inciter à réfléchir sur le fait qu’une sociologue avec un tel parcours ne semble pas être la personne adéquate pour traiter des sujets bien plus vastes que la simple promotion des produits du jour en boucherie. C’est une occupation respectable, mais qui semble déplaire à la Comtesse de Galapagar, qui, en dénigrant ce métier, offense véritablement un corps professionnel honorable.
Il est évident que le juge Velasco a une connaissance approfondie du droit, des procès, des condamnations et des acquittements. Il comprend également les subtilités dont se servent certains pour échapper à la justice, souvent avec l’assistance d’avocats tout aussi peu prestigieux que des tireurs olympiques inexpérimentés.
Le problème ne réside pas dans le fait qu’un magistrat exprime une vérité, mais plutôt que des individus ayant occupé des postes ministériels en légifèrent sans que personne ne les corrige, par crainte de perdre le soutien de leurs collègues naïfs.
Montero a proposé une législation qui alourdissait les sanctions pour les compliments déplacés tout en diminuant les peines pour les violeurs et les pédophiles. Lorsqu’on lui a signalé les conséquences de ses idées, sa seule réponse a été d’accuser les juges de fascisme et de sexisme, tout en leur demandant de suivre une re-formation féministe pour interpréter ses déclarations avant-gardistes, qui évoquent des concepts farfelus comme le « sexe ressenti ».
Cette vision est le reflet d’une idéologie qui aspire à reprogrammer tous les hommes blancs, catholiques, occidentaux et hétérosexuels, considérés comme génétiquement frappés de phobies incurables, tout en glorifiant ceux qui portent potentiellement certaines de ces caractéristiques, pour éviter d’être accusés de racisme.
Le CGPJ a raté une occasion d’éduquer le public en affirmant, malgré la rigidité du juge, que ce dernier avait raison et que Montero est indiscutablement incompétente. En conséquence, 1 400 délinquants sexuels ont vu leurs peines réduites, alors qu’elle prétendait défendre un idéal, tout en dirigeant le ministère de l’Égalité avec des expressions telles que « suicide élargi » pour désigner des mères ayant tué leurs propres enfants.
Il est peu probable que l’erreur du Conseil Général ait de répercussions, car les chances que Velasco soit sanctionné sont comparables à celles de voir Puigdemont entonner « Asturias, patria querida » en début d’année.
Cela dit, cela établit un précédent inquiétant quant à leur résistance face à des crises plus sérieuses, qui semblait jusqu’ici garantie grâce à l’intervention des véritables magistrats et de leur présidente avisée, Isabel Perelló.
Par exemple, si Pedro Sánchez tente de bloquer la demande d’immunité du Tribunal Suprême auprès du Congrès, nous avions initialement l’assurance qu’il défendrait la séparation des pouvoirs. Mais si, face à une frivolité, il plie, cela soulève des interrogations. Une fois que l’on fait preuve de faiblesse, il devient difficile de regagner son autorité. Dans ce cas, la situation pourrait devenir préoccupante pour nous tous.
Bon à savoir
- Le CGPJ (Conseil Général du Pouvoir Judiciaire) surveille l’équilibre entre le pouvoir judiciaire et exécutif en Espagne.
- Eloy Velasco est un juge connu pour ses positions fermes sur diverses questions de droit.
- Irene Montero a été ministre de l’Égalité, un rôle controversé à la suite de certaines de ses propositions législatives.
C’est fascinant de voir à quel point les opinions peuvent diverger sur des sujets aussi sensibles. La justice et l’égalité devraient toujours aller de pair, non ?