ven. Juil 17th, 2026

Les producteurs de quinoa du Haut Plateau Sud exigent du gouvernement des technologies de haute précision afin d’améliorer leur production et de faire face aux effets du changement climatique.

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Source : ANF

Benjamín Huarachi, président du Conseil Régulateur de l’Appellation d’Origine de la Quinoa du Haut Plateau Sud, a indiqué que les gelées hors saison ont endommagé les cultures, impactant gravement la production.

“Une gelée assez forte est tombée et a causé des dommages. Cependant, comme la plante a beaucoup de vigueur, elle a commencé à repousser. Malheureusement, nous avons également subi une autre gelée il y a deux jours, qui a également nuit à la production de quinoa”, a expliqué Huarachi.

Le représentant des producteurs a insisté sur le fait que ces phénomènes climatiques ne sont pas normaux et illustrent le déséquilibre climatique actuel. “S’il devait y avoir une gelée, elle devrait survenir vers le 20 janvier ou en février. À cette période de l’année, il ne devrait pas y avoir de gelée. Il semble qu’il y ait un déséquilibre climatique : le gel peut survenir à tout moment, le temps se dégage et, quelques instants après, il pleut. Il n’y a pas de stabilité qui favorise la production de quinoa”, a-t-il ajouté.

Un moment critique est celui de la floraison, car “la gelée la plus préjudiciable est celle qui survient durant cette période, car elle empêche la pollinisation des fleurs et réduit le rendement de la récolte”.

Huarachi a dénoncé que les producteurs continuent d’utiliser les mêmes outils qu’il y a 20 ans, sans presque aucune technologie moderne pour la production de quinoa. “Nous n’avons pas d’alerte précoce, nous n’avons presque rien”, a-t-il déploré.

“Nous avons interpellé le Ministère du Développement Rural et des Terres car nous ne pouvons plus continuer avec les mêmes méthodes de culture de la quinoa que par le passé», a-t-il déclaré.

Bien qu’il existe un programme appelé Procambqui avec un budget de 220 millions de bolivianos, Huarachi a précisé que les solutions proposées ne répondent pas à leurs besoins. “On nous a offert un paquet technologique comportant de petites améliorations, mais ce n’est pas cela qui résoudra le problème”, a-t-il ajouté.

Le dirigeant a détaillé que ce paquet inclut “du fumier animal, de l’engrais, des pulvérisateurs et quelques intrants”, mais a insisté sur le fait que ces éléments sont déjà utilisés depuis 20 ans. “Ce qui nous préoccupe, c’est que, au lieu d’avancer, nous reculerons”, a-t-il déploré.

Les producteurs réclament une technologie de précision pour optimiser leur travail et faire face aux défis climatiques.

“Quand nous parlons de technologie de précision, nous faisons référence à disposer d’alertes météo à travers des stations météorologiques, à la mécanisation pour les semis et les récoltes avec des charrues et des semoirs, ainsi qu’à des intrants naturels pour contrôler les ravageurs”, a précisé Huarachi.

Il a également évoqué la nécessité d’avoir des semences plus résistantes et a remis en question l’Institut National d’Innovation Agropecuaire et Forestière de Bolivie (Iniaf), qui aurait dû obtenir des résultats positifs pour les producteurs.

“Ils gèrent le germoplasme et devraient déjà avoir développé une semence résistante au gel avec un rendement plus rapide”, a-t-il déclaré.

Le leader a également critiqué l’utilisation des ressources pour des projets qui n’ont pas abouti. “On a gaspillé des millions de bolivianos dans des projets sans résultats”, a-t-il dénoncé.

Les producteurs espèrent que le gouvernement prendra rapidement en compte leurs revendications, étant donné que la quinoa est un produit clé pour l’économie du Haut Plateau Sud, et sa production est menacée par les caprices du climat et le manque d’innovation technologique.

“Nous avons besoin de véritables solutions, pas de paliatifs qui nous maintiennent dans l’archaïsme”, a conclu Huarachi.

/ANF/

Points à retenir

  • Les gelées hors saison gravement perturbent la production de quinoa dans le Haut Plateau Sud.
  • Les producteurs demandent des technologies modernes comme des systèmes d’alerte précoce et la mécanisation pour pallier aux effets du changement climatique.
  • Il existe un programme de financement en place, mais les réponses proposées ne répondent pas aux besoins réels des agriculteurs.

La situation des producteurs de quinoa soulève des questions cruciales sur la nécessité d’adopter des méthodes agricoles durables face aux changements climatiques. Leur quête pour des solutions innovantes pourrait non seulement améliorer leur productivité, mais aussi préserver une culture qui a une importance significative tant économiquement que socialement. Cela amène à réfléchir sur notre dépendance vis-à-vis d’anciennes pratiques et la manière dont cela pourrait influencer l’avenir de l’agriculture.


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2 thoughts on “Quinueros réclament une technologie de pointe après 20 ans d’attente”
  1. Ces producteurs de quinoa méritent vraiment des solutions innovantes. Leurs efforts pour améliorer la culture face au changement climatique sont inspirants et doivent être soutenus.

  2. C’est fou de voir à quel point le changement climatique impacte la production de quinoa. J’espère qu’ils obtiendront vite les technologies dont ils ont besoin pour améliorer leurs récoltes !

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