Nos pensées vont à ceux qui sont touchés par cette situation difficile. Se relever après une épidémie aussi sévère nécessite une résilience de fer. Michael et Helen méritent d’être salués pour leur franchise concernant les conséquences du Schmallenberg sur leur cheptel.
En tant que producteurs agricoles, nous avons souvent tendance à éviter de discuter ouvertement des épidémies de maladies, préférant garder ces problèmes à l’intérieur des exploitations. Mais ce silence est-il toujours la meilleure stratégie ?
Tout d’abord, pour que les autorités puissent suivre et lutter efficacement contre le Schmallenberg, elles ont besoin d’échantillons de ferme confirmés. Les décisions doivent se baser sur des données concrètes, pas sur des suppositions. Les Goldie ne sont sans doute pas seuls dans cette bataille. Si vous suspectez la présence de Schmallenberg sur votre exploitation, ne restez pas silencieux – agissez.
Bien qu’il soit trop tard pour les agnelages et vêlages de 2025, une action généralisée cette année pourrait créer la demande nécessaire pour que les entreprises pharmaceutiques augmentent leur production de vaccins pour 2026. Sans une demande suffisante, nous risquons d’être désarmés face à cette maladie lors des cycles saisonniers futurs.
Deuxièmement, il est essentiel de faire confirmer la maladie et de consulter un vétérinaire. Élaborer un plan clair avec l’aide d’un vétérinaire de longue date peut faire toute la différence. Et n’oublions pas l’impact mental – une épidémie peut affecter plus que votre cheptel. Pensez à prendre des nouvelles de vos voisins touchés. Grâce à des personnes comme Michael et Helen, qui ont osé parler, l’industrie peut aborder ces problématiques de manière plus ouverte et trouver des moyens de se soutenir mutuellement.

La « revue complète » des systèmes d’assurance au Royaume-Uni publiée cette semaine est sans équivoque dans ses résultats – les produits britanniques doivent rester garantis. Toutefois, le rapport met également en avant la nécessité de réduire le fardeau pesant sur les agriculteurs. Les avantages de l’adhésion doivent être clairs, tangibles et valoir l’effort.
N’oublions pas que produire des aliments dangereux, nuisibles à l’environnement ou cruels est déjà illégal. Les normes agricoles britanniques figurent parmi les plus élevées au monde. Ainsi, si les systèmes d’assurance ajoutent des règles supplémentaires, elles doivent offrir des avantages réels aux agriculteurs, et non simplement cocher des cases pour les supermarchés.
Les exigences des supermarchés reposent souvent sur des consommateurs instables qui expriment vouloir une chose mais en choisissent une autre sur les étagères. Pour rétablir la confiance dans les systèmes d’assurance, il faut reconstruire, une règle à la fois, avec le soutien entier des agriculteurs.
ASDA et Morrisons se sont joints à la lutte contre les modifications proposées de l’impôt sur les successions qui pourraient ruiner des familles agricoles. Leur soutien fait suite à des manifestations de fermiers, avec des tracteurs entrant dans les parkings des détaillants pour rappeler aux consommateurs d’où provient leur nourriture.
Ce week-end marque le point culminant des manifestations, avec les quatre syndicats agricoles du Royaume-Uni coordonnant des rassemblements à travers le pays. Jusqu’à présent, les manifestations ont été paisibles, avec des tracteurs portant des banderoles, sans blocages perturbateurs.
Cependant, les médias traditionnels semblent largement indifférents. En dehors de la presse agricole et de petites chaînes de télévision, la couverture a été maigre. Les organisateurs doivent faire un choix difficile : intensifier la militance pour attirer l’attention ou risquer d’aliéner un public qui, jusqu’à présent, a été sympathique ou neutre. Avec le Parti travailliste qui reste ferme et le travail de printemps qui pointe à l’horizon, il se pourrait que les grandes manifestations s’éteignent bientôt. L’avenir de la campagne reste à voir… mais comme tout agriculteur le sait, on ne peut pas labourer un champ en se contentant de le retourner dans son esprit !
Bon à savoir
- Le Schmallenberg est un virus transmis par des insectes qui affecte principalement les ruminants.
- La communication entre agriculteurs et vétérinaires est essentielle pour une gestion efficace des crises sanitaires.
- Les normes de sécurité alimentaire au Royaume-Uni imposent des exigences strictes, garantissant des produits de qualité supérieure.
- Les manifestations agricoles visent à sensibiliser le public et à faire entendre la voix des agriculteurs dans les décisions politiques.
Il est primordial de considérer comment le partage d’expérience et de connaissances peut renforcer la solidarité au sein de la communauté agricole. En favorisant un dialogue ouvert, les agriculteurs peuvent non seulement faire face aux défis actuels, mais aussi garantir la pérennité de leurs exploitations. Qu’en pensez-vous ?
Sandrine, cet article souligne bien l’importance de la communication entre agriculteurs. La solidarité est essentielle pour surmonter les épreuves comme celle du Schmallenberg. Bravo pour votre travail !