lun. Juin 29th, 2026

Les géants des réseaux sociaux, dont X et Facebook, ont convenu d’intensifier leurs efforts pour lutter contre les discours de haine au sein de l’Union européenne, comme l’a déclaré le bloc lundi, alors que ses règles numériques font l’objet d’un examen minutieux avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.

Instagram, TikTok et YouTube figurent également parmi les douze plateformes ayant signé un code de conduite renforcé, bien qu’il reste volontaire, pour combattre ce que les 27 États membres considèrent comme des discours de haine illégaux, selon la Commission européenne.

« En Europe, il n’y a pas de place pour la haine illégale, qu’elle soit en ligne ou hors ligne », a déclaré Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission pour la souveraineté technologique.

« La coopération entre toutes les parties concernées est la voie à suivre pour garantir un espace numérique sûr pour tous », a-t-elle ajouté.

Les règles de l’UE imposant aux entreprises technologiques de surveiller le contenu en ligne ont été mises sous pression depuis que Trump, un utilisateur inflexible des réseaux sociaux qui a souvent dénoncé un prétendu biais de gauche dans la modération des contenus, a été réélu en novembre.

Les alliés de Trump, en particulier le propriétaire de X, Elon Musk, ont qualifié l’ensemble de règles connu sous le nom de Digital Services Act (DSA) d’instrument de censure.

Mark Zuckerberg, PDG d’Instagram et de Meta, la société mère de Facebook, avait accusé l’UE de restreindre la liberté d’expression plus tôt ce mois-ci, rejoignant ainsi la position de l’administration américaine à venir.

L’annonce de l’UE, faite le jour de l’inauguration de Trump, a précisé que les douze plateformes avaient convenu de renforcer un code signé pour la première fois en 2016, qui décrit les efforts pour lutter contre les discours de haine en ligne.

Ce code a désormais été intégré dans le DSA, ce qui facilite pour la Commission, le régulateur numérique de l’UE, le suivi des engagements pris.

Ces engagements ont été actualisés pour inclure une promesse de « déployer tous les efforts nécessaires pour examiner au moins deux tiers » des contenus problématiques signalés aux plateformes dans les 24 heures, a précisé la Commission.

Les signataires se sont également engagés à « s’engager à des engagements de transparence bien définis et spécifiques concernant les mesures pour réduire la prévalence des discours de haine sur leurs services, y compris grâce à des outils de détection automatique ».

Respecter ces nouveaux engagements ne suffira pas pour garantir la conformité avec le DSA, qui oblige les entreprises numériques, grandes ou petites, à mettre en place un système efficace pour signaler et retirer les contenus jugés illégaux selon les lois nationales ou européennes.

Cependant, le respect sera pris en compte par la Commission, a indiqué un porte-parole de l’exécutif européen à l’AFP.

Le code a également été signé par Dailymotion, Jeuxvideo.com, les services consommateurs hébergés par Microsoft, Snapchat, Rakuten Viber, Twitch et LinkedIn.

Selon les règles de l’UE, l’incitation publique à la violence ou à la haine envers une personne ou un groupe en raison de critères tels que la race et la religion est illégale.

Les États membres peuvent élargir la définition des discours de haine pour inclure des critères supplémentaires, tels que l’orientation sexuelle ou le handicap.

Ce code sur les discours de haine est distinct du code de conduite de l’UE contre la désinformation, qui est également volontaire et sera intégré dans le DSA dans les mois à venir.

aro-ub/ec/jxb

Points à retenir

  • Les plateformes signataires s’attaquent à la lutte contre la haine en ligne sous l’égide des règlements de l’UE.
  • Le Digital Services Act (DSA) impose des obligations plus strictes aux entreprises technologiques.
  • La définition du discours de haine peut être élargie par chaque État membre.

Dans ce contexte de renforcement des réglementations, il est essentiel de discuter de l’équilibre entre la liberté d’expression et la sécurité en ligne. Finalement, quelle est la ligne à ne pas franchir pour préserver un espace numérique sain et inclusif ?


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4 thoughts on “X et Facebook renforcent leur engagement contre les discours de haine en Europe”
  1. C’est encourageant de voir les plateformes collaborer pour réduire la haine en ligne. L’équilibre entre liberté d’expression et sécurité est crucial pour un espace numérique sain.

  2. C’est vraiment fascinant de voir comment les réglementations évoluent pour créer un environnement en ligne plus sûr. Quelles pourraient être les conséquences pour notre liberté d’expression, à votre avis ?

  3. C’est intéressant de voir comment l’UE tente de balancer la lutte contre la haine et la liberté d’expression. Mais où tracer la limite ?

  4. Il est crucial de trouver un équilibre entre la liberté d’expression et la protection contre la haine en ligne. Nous devons tous œuvrer pour un espace numérique plus respectueux.

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