Max Verstappen s’est emparé de la pole position pour le Grand Prix d’Azerbaïdjan samedi, alors que Red Bull avance une nouvelle fois dans la bonne direction. Toutefois, des incertitudes persistent quant à son avenir à long terme.
Avec six poles cette saison, un chiffre impressionnant, Verstappen dépasse désormais les deux pilotes de McLaren. Comme à son habitude, il a su tirer parti de l’adhérence alors que les conditions étaient difficilement maitrisables à la fin d’une séance de qualification largement perturbée, privant Carlos Sainz d’une pole sensationnelle avec Williams.
Cette session a encore une fois souligné la valeur irremplaçable de Verstappen pour Red Bull. Bien qu’il se soit engagé avec l’équipe jusqu’en 2026, des doutes subsistent sur le fait qu’il honorera son contrat, qui court jusqu’en 2028.
Dans une interview avant le week-end du GP d’Azerbaïdjan, Verstappen a réaffirmé qu’il aimerait rester chez Red Bull pour le reste de sa carrière. Cependant, son manager a précisé qu’il existe des conditions strictes à cette intention.
Ted Kravitz interroge l’interview « inhabituelle » de Raymond Vermeulen sur l’avenir de Max Verstappen
S’exprimant dans un quotidien néerlandais, Vermeulen a averti Red Bull qu’ils ne garderaient Verstappen que s’il avait « l’équipement pour gagner ». Il n’a pas eu la voiture nécessaire pour se battre pour le titre cette année, et cela ne doit pas devenir la norme.
Selon l’analyste de Sky Sports, Ted Kravitz, cette position n’est pas particulièrement surprenante, mais il trouve intéressant que Vermeulen se soit exprimé publiquement. Il n’avait jamais vu son client aborder ce sujet auparavant.
Kravitz, lors de son émission « Notebook », doute que le directeur de l’équipe, Laurent Mekies, ait pu empêcher l’interview. Des rapports indiquent que Red Bull pourrait laisser partir Verstappen en 2027 s’il ne dispose pas d’une voiture suffisamment compétitive.
| Position | Championnat des Pilotes | Points |
| 1 | 324 | |
| 2 | 293 | |
| 3 | 230 |
« Est-ce une nouvelle ? Probablement pas », a déclaré Kravitz. « Est-ce nouveau que Raymond Vermeulen donne une interview à De Telegraaf ? Probablement. Ai-je vu une interview de Raymond Vermeulen au sujet de l’avenir de Max Verstappen ? Non, je ne l’ai pas vue, donc c’est un peu inhabituel.
« Laurent Mekies est-il d’accord avec cela ? J’imagine. A-t-il son mot à dire sur la possibilité ou non de le faire ? Probablement pas. C’est la première interview officielle que j’ai vue sur l’avenir de Max Verstappen. »
Raymond Vermeulen confie que Max Verstappen n’est pas le seul objectif de Mercedes
Verstappen est devenu un leader chez Red Bull depuis le départ de Christian Horner, après plus de 20 ans à la tête de l’équipe. Son impression initiale de Mekies semble positive.
Cependant, Mekies est conscient que cette promesse initiale ne comptera que peu si l’équipe est à la traîne en 2026. Le moteur de Red Bull est actuellement en retard de deux dixièmes, ce qui nécessite un développement rapide.
Théoriquement, leur taux d’amélioration devrait être supérieur à celui des fabricants établis, car il s’agit de leur première tentative. Si Red Bull parvient à persuader Verstappen de rester pour la seconde année du cycle réglementaire, Mercedes pourrait envisager d’autres cibles.
En effet, Vermeulen a suggéré que Toto Wolff est également en contact avec Charles Leclerc, qui est sans doute frustré par les limites de Ferrari. Cela constitue un autre élément à prendre en compte : Verstappen a besoin d’une offre concurrentielle, bien que l’on soupçonne que chaque équipe du plateau chercherait à le recruter.
Bon à savoir
- Max Verstappen a remporté six pole positions en 2023, surpassant ses concurrents directs.
- La performance de l’équipe Red Bull est surveillée de près par les analystes et les médias.
- Les incertitudes concernant l’avenir de Verstappen pourraient influencer la dynamique de la saison à venir.
Avec un avenir si incertain, il est intéressant de se demander quelles stratégies Red Bull pourrait mettre en place pour maintenir Verstappen et renforcer sa compétitivité. La pression croissante sur les équipes pour fournir des voitures performantes pourrait également transformer le paysage de la F1 dans les années à venir.
