dim. Juin 14th, 2026

New York – La question se pose : l’intelligence artificielle rend-elle les êtres humains obsolètes ? Selon Citrini Research, un institut de recherche économique, la réponse est affirmative dans de nombreux cas, et cela pourrait se produire plus rapidement que nous ne l’imaginons. Dans une analyse publiée ce dimanche, l’institut décrit les risques qui pèsent sur l’économie au cours des deux prochaines années, évoquant une véritable crise de plusieurs décennies.

Le rapport, intitulé « 2028 : La crise globale de l’intelligence », fait office de sombre rétrospective sur les années 2026 et 2027. Cette prévision, qui circule largement sur les réseaux sociaux, a également suscité des inquiétudes sur les marchés financiers, comme l’a souligné avec discernement le prestigieux Wall Street Journal.

Des entreprises telles que Datadog, CrowdStrike et Zscaler ont vu leurs actions chuter de plus de 9 % lundi. IBM a subi la plus forte perte, avec une baisse de 13 %. D’autres grandes entreprises comme American Express, KKR et Blackstone ont également vu leur valeur diminuer, suite aux analyses de Citrini concernant la vulnérabilité de leur modèle économique.

Une réalité préoccupante

Citrini a partagé sa prévision via un tweet atteignant 25 millions d’utilisateurs sur X, où il annonce qu’en 2028, le S&P aura chuté de 38 % par rapport à ses sommets, et que le taux de chômage atteindra les 10,2 %. La conclusion ? L’intelligence artificielle n’a pas seulement répondu aux attentes, elle les a largement dépassées.

Le problème central réside dans le fait que l’intelligence artificielle génère des gains de productivité importants pour de nombreuses entreprises. Cependant, ces gains n’entraînent pas une augmentation du bien-être général, mais plutôt des économies et des licenciements massifs, conduisant inévitablement à une chute des dépenses de consommation. Ce cercle vicieux s’intensifie, car les entreprises sous pression préfèrent investir dans une intelligence artificielle toujours moins coûteuse, affectant ainsi tous les secteurs économiques, y compris la banque et l’immobilier, avec de graves répercussions sur la structure sociale.

Des emplois en péril

Contrairement aux révolutions technologiques passées, où de nouveaux emplois se créaient en contrepartie de ceux disparus, la révolution de l’intelligence artificielle évolue à un rythme tel que les pertes d’emplois ne sont pas compensées. Selon Citrini, pour chaque nouveau poste créé, des dizaines d’anciens disparaissent, souvent à des rémunérations inférieures.

Les effets sont encore plus aigus sur les emplois de bureau plutôt que sur les métiers manuels, avec une forte chute des offres dans le secteur administratif et des services.

Les inégalités exacerbées

Les plus riches, représentant les 10 % supérieurs des revenus, voient leurs conditions d’existence menacées. Étant responsables de 70 % du PIB américain, leur baisse de consommation entraînera une crise économique bien plus vaste. Bien que de nombreuses entreprises continuent d’afficher des bénéfices record, la réduction drastique de leurs effectifs empêche une redistribution de cette richesse.

Ce phénomène a engendré le terme de « BIP fantôme », désignant une croissance économique qui, bien qu’elle soit enregistrée, ne se reflète pas dans le quotidien des citoyens.

Un problème qui appelle une réponse

Face à ces réalités, l’intervention de l’État semble inévitable. Des propositions comme une « dividende KI » pourraient voir le jour pour aider ceux qui subissent les conséquences de cette mutation. Néanmoins, comme le souligne Citrini, le rythme du déclin social dépasse celui de l’élaboration des politiques.

Que deviendront alors les employés précédemment bien payés ? L’alarme est lancée : ils pourraient se retrouver à exercer des professions mal rémunérées, en attendant que l’automatisation ne supprime même ces emplois.

Points à retenir

  • Une étude met en avant le rôle disruptif de l’IA sur l’économie mondiale.
  • Les pertes d’emploi dans les secteurs de bureau sont plus importantes que celles dans les métiers manuels.
  • Les entreprises continuent de générer des bénéfices, tandis que les inégalités se creusent.
  • Les prévisions d’une « crise de l’intelligence » dans les années à venir pourraient avoir des effets dévastateurs.
  • L’intervention gouvernementale devient nécessaire mais pourrait être trop lente face à l’urgence.

À titre personnel, je me demande ce que cela signifie pour nos futurs travailleurs. Sommes-nous prêts à réinventer nos modèles économiques et sociaux face à cette montée inexorable de l’intelligence artificielle ? La réflexion sur l’avenir professionnel des générations à venir s’impose, et il est essentiel de ne pas perdre de vue leur bien-être dans un monde en pleine mutation.


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