The New York Times a récemment mis fin à sa collaboration avec un journaliste indépendant suite à l’utilisation de l’intelligence artificielle pour rédiger une critique du livre Watching over her de Jean-Baptiste Andrea. Cette décision fait suite à la découverte de similitudes avec une autre critique publiée par The Guardian, signalées par un lecteur du premier. Les deux articles décrivent notamment un personnage comme “le paresseux et machiavélique Stefano” et qualifient le roman de “chanson d’amour à un pays de contradictions”.
The Guardian a précisé que The New York Times avait ouvert une enquête, au cours de laquelle Alex Preston a avoué avoir employé une technologie d’IA. Il n’avait cependant pas réalisé que certaines phrases étaient empruntées à un autre journaliste. Dans un message adressé à The Guardian, Preston a exprimé sa honte, déclarant : “J’ai commis une erreur en utilisant un outil d’IA pour un brouillon de critique et je n’ai pas repéré ni supprimé le langage dupliqué que l’IA avait inséré.” Il a présenté ses excuses aux deux médias ainsi qu’à Christobel Kent, l’auteur de la critique originale. Il a aussi mentionné qu’il n’avait pas recouru à l’IA pour ses autres travaux parus dans The New York Times, où il a publié six articles entre 2021 et 2026.
The New York Times a informé The Guardian de la situation par mail, en ajoutant une note de l’éditeur à la critique concernée, reconnaissant l’emploi de l’intelligence artificielle et orientant vers l’article original. Ce message souligne que “l’utilisation du travail non attribué d’un autre auteur constitue une violation directe des standards du Times.”
Précédemment, Preston avait collaboré avec The Guardian, The Economist, The Observer et le Financial Times. Il a publié six livres, dont son dernier, Un étrange en Corfou, sorti en février. En 2026, il a écrit un article intitulé IA : risques et opportunités cachés, sur le site de Man Group, où il dirige le département de conseil.
Points à retenir
- Un journaliste a été remercié par The New York Times pour avoir utilisé de l’intelligence artificielle sans fournir d’attribution appropriée.
- La situation a été portée à l’attention de The New York Times par un lecteur qui a relevé des similitudes avec un article de The Guardian.
- Alex Preston a reconnu son erreur et s’est excusé publiquement.
- Des interventions similaires impliquant l’IA soulèvent des questions sur l’éthique en journalisme.
En tant que passionné de journalisme, je suis toujours intrigué par les ramifications de l’utilisation croissante de l’IA dans notre domaine. Ce cas soulève la question indéniable de la responsabilité individuelle face à la technologie. Il est essentiel d’explorer comment nous pouvons intégrer ces outils de manière éthique tout en préservant l’intégrité du journalisme. Ne serait-il pas sage d’instaurer des lignes directrices claires sur l’utilisation de l’IA pour éviter de futures dérives et garantir la fiabilité de notre information ?