À l’ère où l’intelligence artificielle (IA) se répand partout, notamment sous la forme d’outils génératifs basés sur de grands modèles de langage comme ChatGPT, Copilot ou Gemini, les discours se multiplient et se contredisent souvent.
Certains assurent que l’IA va révolutionner le monde. D’autres promettent des “succès phénoménaux”. Il y a ceux qui jugent l’IA exagérément médiatisée, annonçant un éclatement imminent de la bulle. Enfin, certains prédisent que l’IA surpassera bientôt les capacités humaines, devenant une “superintelligence” potentiellement fatale pour l’humanité.
Si cette dernière perspective vous glace d’effroi, vous êtes loin d’être seul. Geoffrey Hinton, pionnier de l’intelligence artificielle et prix Nobel, évoque un risque compris entre 10 et 20 % que l’IA mène à l’extinction humaine dans les trente prochaines années. Un propos inquiétant, mais loin de faire l’unanimité quant aux modalités de ce scénario.
Pour y voir plus clair, nous avons interrogé cinq spécialistes : l’IA représente-t-elle un risque existentiel ?
Trois experts sur cinq ont répondu par la négative. Voici le résumé de leurs analyses.
Points à retenir
- L’intelligence artificielle suscite des attentes fortes, oscillant entre espoir révolutionnaire et peur apocalyptique.
- Quelques voix influentes, dont Geoffrey Hinton, expriment un scénario extrême d’extinction humaine lié à l’IA, mais aucun consensus clair n’émerge.
- La majorité des experts consultés ne considèrent pas l’IA comme un danger existentiel à court ou moyen terme.
- Les risques liés à l’IA sont souvent mal compris ou amplifiés par une communication parfois sensationnaliste.
- Il reste important de suivre de près les évolutions technologiques tout en développant une réflexion critique et prudente sur leur impact.
Au final, sur le sujet de l’intelligence artificielle, on se retrouve un peu comme à chaque fois qu’un nouveau « grand changement » technologique débarque : entre prophéties d’apocalypse et chants d’extase, il faut apprendre à démêler le vrai du faux. Espérons juste que la machine ne prenne pas trop vite le contrôle… sinon, qui écrira la suite ? Peut-être ce bon vieux ChatGPT, à condition qu’il ne décide pas de mettre fin au débat avant même qu’il ne commence.
