dim. Juin 14th, 2026

Des mathématiciens aux dessinateurs industriels, en passant par les statisticiens et les analystes de données, certaines professions se révèlent être cruciales dans le domaine numérique, tout en rendant leur recherche ardue. C’est ce que révèle une contribution d’Unioncamere dans un nouveau rapport du ministère du Travail, portant le titre : « Vers l’Observatoire sur l’adoption de systèmes d’intelligence artificielle dans le monde du travail – Recueil de contributions à l’appui du lancement des travaux de l’Observatoire ».

Le document

Ce texte présente une compilation structurée de contributions variées visant à soutenir la phase initiale de création de l’Observatoire national dédié à l’adoption de l’intelligence artificielle dans le monde professionnel. L’objectif est d’offrir une large gamme de perspectives sur les principaux domaines d’impact de l’IA, grâce à l’analyse de données, des revues, des études et des cas pratiques qui permettent de cerner les phénomènes actuels et leurs implications pour le marché de l’emploi.

Le focus d’Unioncamere

Unioncamere met particulièrement l’accent sur les compétences numériques, tels que l’utilisation des technologies Internet et la capacité à gérer et produire des outils de communication visuelle et multimédia. Il est rapporté que les professions ayant au moins 2 000 postes à pourvoir d’ici 2025, pour lesquelles les entreprises signalent le plus de difficultés à recruter, sont celles où 80 % des emplois attribuent un degré d’importance élevé à ces compétences.

Les données

En 2025, concernant les compétences de communication visuelle et multimédia, les plus grandes difficultés de recrutement concernent les profils de mathématiciens, statisticiens et analystes de données (80,2 %), suivis par les concepteurs et administrateurs de systèmes (78,8 %) et les ingénieurs de l’information (74,3 %). On observe également des difficultés dans d’autres métiers techniques, comme les techniciens en maintenance d’équipements électroniques industriels (72 %), les dessinateurs industriels (70,9 %) et les analysts de logiciels (69 %).

Méthodes mathématiques et informatiques

Les compétences en utilisation de méthodes mathématiques et informatiques, jugées d’une grande importance, sont particulièrement difficiles à trouver dans les professions suivantes : mathématiciens, statisticiens et analystes de données (81,7 %), concepteurs et administrateurs de systèmes (79,7 %) ainsi que les ingénieurs de l’information (79,4 %). La recherche de ces compétences génère également des difficultés pour d’autres métiers techniques, tels que ceux liés à la gestion de chantiers (76,6 %), aux constructions civiles (72 %), et à la sécurité au travail (71,3 %).

Points à retenir

  • Les mathématiciens et statisticiens se classent en tête des professions difficiles à recruter.
  • Les compétences numériques, notamment en communication visuelle, sont de plus en plus nécessaires sur le marché du travail.
  • Un emploi sur cinq dans certaines professions nécessite une compétence élevée en matière d’intelligence artificielle.
  • La difficulté de recrutement ne se limite pas au secteur numérique, touchant également des métiers techniques variés.

Dans le contexte actuel, il est fascinant de voir comment les compétences nécessaires évoluent rapidement. À l’heure où l’intelligence artificielle prend une place de choix dans notre quotidien, se pose la question essentielle : quelles stratégies devons-nous mettre en place pour combler ce fossé entre les compétences requises par les entreprises et celles disponibles sur le marché ? À mon sens, il est impératif d’agir dès aujourd’hui pour façonner un avenir professionnel qui réponde aux exigences de demain.


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