ven. Juin 26th, 2026

Berlin – Le groupe parlementaire de l’AfD au Bundestag a exprimé son opposition à un éventuel interdit des réseaux sociaux pour les jeunes, sujet de débat dans de nombreux pays. Götz Frömming, responsable parlementaire et spécialiste de l’éducation au sein de l’AfD, a déclaré sur la plateforme X : « Nous rejasons l’interdiction des réseaux sociaux pour les jeunes, demandée par l’UE et certains responsables politiques. Nous avons l’impression que cela vise moins à protéger les jeunes qu’à rétablir le monopole d’opinion érodé des partis traditionnels sous le prétexte de la protection de l’enfance. »

Il a toutefois souligné qu’une « utilisation stricte des médias numériques » dans les écoles élémentaires est nécessaire. « Pour apprendre à lire, écrire et compter, il n’est pas nécessaire d’avoir des tablettes ou des smartphones. »

AfD-Politiker Frömming: Social-Media-Verbot für Jugendliche nutzt anderen Parteien. (Archivbild)
Frömming de l’AFD : L’interdiction des réseaux sociaux pour les jeunes favorise d’autres partis. (image archive)

En Allemagne, la discussion autour d’une éventuelle interdiction des applications de médias sociaux comme TikTok ou Instagram pour les jeunes s’intensifie depuis plusieurs mois.

Un exemple d’Australie : interdiction des réseaux sociaux pour les jeunes

Depuis le 10 décembre, en Australie, les enfants et adolescents de moins de 16 ans ne peuvent plus posséder de comptes sur de nombreuses grandes plateformes de médias sociaux. Le gouvernement souhaite ainsi protéger les jeunes du cyberharcèlement, de la consommation problématique et des contenus nuisibles. Une commission d’experts, mise en place par le gouvernement, doit formuler des recommandations pour l’Allemagne d’ici l’été concernant la protection des enfants et des jeunes à l’ère numérique.

Une étude menée par l’Université de Potsdam et la Fondation Bertelsmann a révélé que les contenus des partis d’extrême gauche et d’extrême droite sont beaucoup plus souvent affichés aux jeunes utilisateurs sur Instagram et TikTok que ceux des partis du centre. En conséquence, le SPD et l’Union perdent en visibilité à travers les algorithmes, tandis que La Gauche, l’AfD et le BSW en bénéficient. Pour cette étude, 268 profils utilisateurs artificiels ont été créés.

Points à retenir

  • L’AfD s’oppose à un éventuel interdit des réseaux sociaux pour les jeunes, considérant cela comme une tentative de rétablir le contrôle des partis traditionnels.
  • Frömming souligne la nécessité d’une approche stricte concernant l’utilisation des médias numériques dès l’école primaire.
  • En Australie, des mesures ont été prises pour interdire l’accès des moins de 16 ans aux réseaux sociaux, dans le but de les protéger des risques numériques.
  • Une étude démontre que les contenus politiques extrêmes sont plus visibles pour les jeunes sur les réseaux sociaux, au détriment des partis centraux.

En tant qu’observateur de l’évolution rapide des médias sociaux et des réglementations, je me demande : quelles alternatives peuvent être explorées pour garantir la sécurité des jeunes tout en préservant leur liberté d’expression ? La question mérite réflexion, car il est essentiel d’équilibrer protection et émancipation à l’ère numérique.


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