Le programme de leasing des produits d’Apple, baptisé de manière assez humoristique “Apple Upgrade”, est enfin lancé. Cette initiative pourrait s’avérer être une solution économique pour rejoindre l’écosystème Apple, que ce soit avec un iPhone 17 Pro flambant neuf, une Apple Watch au design ludique, un Mac en format clapet, ou encore un iPad Pro ultramince. Sans frais d’engagement initial, les mensualités commencent à seulement 11,99 dollars (pour l’instant, ce programme est uniquement accessible aux États-Unis), rendant ainsi l’acquisition d’une Apple Watch moins coûteuse qu’un café quotidien au Starbucks.
De nombreux experts s’accordent à dire que ce programme est attrayant, surtout pour ceux qui envisagent d’acquérir un MacBook Pro pour seulement 38,99 dollars par mois. Naturellement, beaucoup d’utilisateurs pourraient se diriger vers le programme “Upgrade” pour leur prochain iPhone, notamment le très attendu iPhone 17 Pro Max, dont le coût s’élève à 34,99 dollars mensuels. Cependant, un rapide sondage réalisé sur des réseaux sociaux a révélé que la majorité des utilisateurs étaient plutôt réticents à l’idée de louer leur prochain iPhone.
Sur Threads, sur 199 votes, 80 % des participants se sont opposés à la location. Sur X, 78 % ont exprimé des doutes. Cette réaction m’a surpris, et certains commentaires ont apporté des perspectives intéressantes.
Un aspect souvent évoqué est celui de la propriété. Le programme “Apple Upgrade” fonctionne comme la plupart des solutions de leasing, signifiant que l’on ne devient pas propriétaire du produit. Voici les principaux points à retenir :
- Une qualification au programme est nécessaire (un contrôle de crédit pourrait être requis).
- Les paiements sont fixes sur 12, 24 ou 36 mois.
- Vous ne remboursez pas le coût total du téléphone.
- À la fin de la période de leasing, vous ne possédez rien.
- Vous avez la possibilité de rendre le téléphone.
- Vous pouvez l’échanger pour un modèle supérieur et continuer les paiements.
- Un modèle de meilleure qualité entraînera une augmentation de votre mensualité.
- Il est possible d’acheter le téléphone loué à la fin du contrat (au prix total moins les paiements effectués).
Chaque aspect de ce programme rappelle un contrat de leasing classique, comme pour une voiture.
Pour ma part, je n’ai jamais loué de voiture, car j’apprécie le fait de pouvoir en être pleinement propriétaire. Dans le domaine technologique, où l’évolution est rapide, conserver un appareil pendant une décennie semble peu judicieux. Pourtant, certains utilisateurs, en revanche, tiennent à leurs équipements jusqu’à ce qu’un logiciel ou une mise à jour les contraigne à changer.
Dans ce contexte, le leasing pourrait représenter une voie d’accès à des technologies de pointe, minimisant le stress lié à la obsolescence rapide.
Points à retenir
- Le programme est pour l’instant limité aux États-Unis.
- Une vérification de la solvabilité pourrait être nécessaire pour y accéder.
- Il ne favorise pas l’accumulation de la propriété d’appareils.
- Il peut offrir une solution économique pour ceux qui souhaitent un accès régulier aux nouveautés.
- Les appareils dévaluent rapidement, donc la location pourrait parfois être plus avantageuse sur le court terme.
- La culture du leasing d’appareils électroniques pourrait devenir la norme face à l’évolution rapide de la technologie.
Pour ma part, je me demande si ces nouvelles pratiques, bien que pratiques en apparence, ne nous mènent pas vers une dépendance accrue vis-à-vis des géants de la tech. Devrions-nous réévaluer notre rapport à la propriété dans un monde où tout semble se diriger vers des modèles d’abonnement ? Est-ce vraiment une avancée, ou simplement un changement de paradigme qui pourrait nous priver d’un certain contrôle sur nos acquisitions ?
