mer. Juin 24th, 2026

Meta, la maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp, a déposé une motion visant à faire rejeter la plainte d’Eight Mile Style, l’éditeur d’Eminem. Ce dernier soutient que des morceaux emblématiques tels que “Lose Yourself” ont été mis à disposition de milliards d’utilisateurs sans autorisation, tout en réclamant des dommages-intérêts s’élevant à 110 millions de dollars.

La société Eight Mile Style, qui détient les droits de 243 compositions d’Eminem, a intenté une action en justice en mai dernier, prétendant que toutes les plateformes de Meta hébergeaient des versions non autorisées de ses chansons. Ces morceaux sont intégrés dans les bibliothèques musicales des apps, permettant aux utilisateurs d’ajouter leurs titres préférés aux photos et vidéos publiées.

La réclamation de l’éditeur dépasse les 109 millions de dollars, chaque violation étant estimée à 150 000 dollars. Cependant, dans une motion déposée le 18 septembre, Meta évoque l’absence de preuves concrètes dans la plainte d’Eight Mile, qui, selon eux, se contente de déclarations vagues sans instance précise de violation citée.

Les avocats de Meta, pouvant faire référence au cabinet Mayer Brown, ont noté : “Les estimations fantaisistes ne remplacent pas des faits bien établis”. Ils ajoutent qu’Eight Mile n’a pas fourni d’exemple précis de contenu litigieux sur l’une des trois plateformes. La société affirme que l’incapacité d’Eight Mile à identifier des cas spécifiques doit invalider la plainte, car il est difficile pour Meta de se défendre face à des allégations aussi générales.

Par ailleurs, la motion indique qu’Eight Mile commet une erreur factuelle majeure, car Meta a, selon toute vraisemblance, obtenu les droits d’utiliser les chansons d’Eminem via un accord de licence signé en 2020 avec Audiam, une agence de collecte de droits numériques. Selon les avocats de Meta, cela démontre qu’il y a une bonne foi quant à l’utilisation des compositions.

Les avocats d’Eight Mile n’ont pas encore répondu aux demandes de commentaire concernant la motion de jeudi. Ils ne devraient pas manquer l’occasion de défendre leurs intérêts alors qu’Eminem ne détient pas d’intérêts dans l’éditeur et n’est pas impliqué dans cette affaire.

Meta souligne également qu’Eight Mile est connu pour son esprit litigieux, ayant poursuivi auparavant Spotify pour des problèmes de licences similaires, un cas rejeté par un juge l’année dernière, et qui est actuellement en appel.

Points à retenir

  • La plainte d’Eight Mile Style repose sur des accusations de violations de droits d’auteur sur les plateformes de Meta.
  • Meta insiste sur le fait qu’elle dispose de licences appropriées pour l’utilisation des œuvres d’Eminem.
  • Les enjeux financiers sont considérables, mais la solidité juridique des accusations d’Eight Mile est mise en question.

En appliquant les mécanismes juridiques à l’ère numérique, cette affaire soulève des questions fondamentales sur le droit d’auteur dans le contexte des réseaux sociaux. Quel équilibre entre la protection des artistes et l’accès du public à la musique sera trouvé ? Les résultats de cette affaire pourraient établir des précédents cruciaux pour l’industrie musicale.


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By Maria Rodriguez

Maria est Journaliste Trilingue indépendante depuis 2015, elle intervient sur LesNews Le Web est à nous dans les univers : International, Economie, Politique, Culture et d'autres faits de Société

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