lun. Juin 15th, 2026

« Nous avions menacé de mettre des astronautes en scaphandre à bord du Dragon pour envoyer un message au monde que nous étions en désaccord », a déclaré un responsable de la NASA à Ars. « Ils ne s’en souciaient pas. »

Vers une résolution

Le face-à-face s’est poursuivi jusqu’à vendredi matin, quand les astronautes russes ont semblé faire marche arrière sur leurs intentions, puis se sont approchés du module PrK avec une scie, décidés à retirer un support porteur. Pendant ce temps, les responsables de Roscosmos continuaient d’ignorer les communications avec la NASA.

À ce stade, la NASA a orienté l’équipage 12 — les astronautes américains Jessica Meir et Jack Hathaway, l’astronaute français Sophie Adenot, ainsi que le cosmonaute russe Andrey Fedyaev, vers le vaisseau Crew Dragon Freedom de SpaceX, en plus de l’astronaute américain Chris Williams, qui était arrivé à la station à bord d’un vaisseau Soyouz russe.

« Nous pensions qu’il y avait une très forte probabilité d’un mauvais résultat si jamais ils coupaient ce support », a déclaré une source de la NASA. La décision de la NASA d’envoyer ses astronautes dans un lieu sûr a conduit Roscosmos à finalement reculer.

Dans les jours qui ont suivi, il y a eu quelques échanges supplémentaires, mais la Russie a désormais informé la NASA qu’elle allait mettre hors service le module PrK.

Concrètement, cela signifie que les cosmonautes n’entreront plus dans le module PrK ni ne tenteront de le pressuriser. Les véhicules Progress pourront toujours utiliser le port d’amarrage pour transférer des fluides ou réaliser d’autres fonctions, mais la Russie devra utiliser d’autres ports pour acheminer les fournitures à bord de la station spatiale.

Pour la NASA et la pérennité de la station spatiale, cet accord avec la Russie représente un pas en avant significatif. Pendant des années, la NASA a dû accepter à contrecœur le risque d’un événement de dépressurisation rapide à bord de la station en raison des problèmes du module PrK. Maintenant, ce risque semble écarté.

Points à retenir

  • Les tensions entre la NASA et Roscosmos ont atteint un niveau critique avec des menaces d’escalade.
  • La décision de la NASA de sécuriser ses astronautes a été un tournant dans les négociations.
  • Le module PrK sera désormais hors service, modifiant la logistique des approvisionnements en station spatiale.
  • Ce développement réduit un risque de sécurité pour la station spatiale, essentiel pour sa continuité.

Il est fascinant de constater comment des tensions entre deux puissances spatiales peuvent influencer les missions dans l’espace. En tant qu’observateur passionné de ces enjeux, je ne peux m’empêcher de réfléchir aux implications de telles décisions. La coopération internationale est essentielle, non seulement pour progresser dans l’exploration spatiale, mais aussi pour garantir la sécurité de ceux qui s’aventurent au-delà de notre atmosphère. La question se pose alors : comment renforcer ces collaborations face à des désaccords croissants dans d’autres domaines ?


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