dim. Juil 12th, 2026

Le tragique incendie qui a marqué l’histoire de l’Andalousie pourrait avoir été déclenché par un poteau en bois pourri qui soutenait une ligne électrique, inutilisée depuis 2009.

Cette ligne alimentait un restaurant fermé depuis dix-sept ans, situé dans un cortijo désormais en ruine, le long de la Carretera de Los Castaños (N-340A).

Les enquêteurs de la Guardia Civil et de la Brigade d’Investigation des Incendies Forestiers (BIIF) de la Junta d’Andalousie examinent attentivement cette hypothèse comme étant la plus plausible afin de déterminer les causes de cet incendie ayant coûté la vie à 12 personnes innocentes.

Les recherches, entamées vendredi, visent à résoudre une question clé: le câblage électrique s’est-il détaché et a-t-il entraîné la chute du poteau en bois, ou bien ce dernier s’est-il brisé à cause de sa décomposition, entraînant le câble avec lui?

“Nous l’analysons, mais la seconde option semble plus probable“, rapportent des sources proches de l’enquête.

Cette présomption s’appuie sur la découverte d’une preuve significative lors de l’analyse minutieuse du poteau en bois : “Sur le fragment tombé, les ancrages du câblage électrique étaient encore présents“.

La ligne de basse tension sur la Carretera de Los Castaños, au-dessus du poteau en bois pourri.

La tour métallique à partir de laquelle descend la ligne de basse tension, au-dessus de la Carretera de Los Castaños.

Le segment de la ligne électrique suspecté s’étend sur 200 mètres, surplombant la route.

Il part d’un poteau métallique alimentant un cortijo habité et poursuit son chemin jusqu’à un poteau en bois qui alimente un restaurant inaccessible.

Cette information provient de l’analyse des images aériennes de Google Maps et des photos du lieu de cette catastrophe forestière qui s’est étendue jeudi de Los Gallardos jusqu’à Bédar.

Le câblage électrique traversant la Carretera de Los Castaños jusqu'au restaurant en ruine.

Le câblage électrique traversant la Carretera de Los Castaños jusqu’au restaurant en ruine.

La ligne de basse tension en question se termine au restaurant désaffecté, constituée de câbles en aluminium double, tressés avec une âme en acier et sans revêtement plastique.

Sur chaque poteau, des ancrages en fer maintiennent les câbles en aluminium, pour éviter le contact entre le câble électrique et l’ancrage métallique pour prévenir les étincelles.

La première hypothèse suggérait une chute du câblage causée par la tension du réseau et des rafales de vent. Toutefois, l’analyse minutieuse du poteau a révélé qu’il s’est brisé à cause de sa pourriture, renforçant l’idée que le poteau en bois est le déclencheur de l’incendie.

Le poteau en bois pourri situé près du restaurant en ruine.

Le poteau en bois pourri près du restaurant en ruine.

Les enquêteurs pensent que la dynamique de cet incendie mortel pourrait être la suivante : le poteau en bois est tombé, entraînant le câblage électrique, avec des contacts avec les protections métalliques de la route.

La connexion à basse tension aurait provoqué des étincelles lors de ce contact, allumant les végétaux environnants, et ainsi le feu s’est propagé rapidement.

Les conditions climatiques étaient particulièrement favorables à la propagation des flammes, avec des températures supérieures à 30°C, des vents dépassant 30 km/h et une humidité inférieure à 30%.

Le lieu d'origine du poteau métallique en partage avec le restaurant en ruine.

Le lieu d’origine du poteau métallique lié au restaurant en ruine.

Les enquêteurs ont localisé le propriétaire du cortijo où se trouve le poteau métallique partageant le câblage jusqu’au restaurant en ruine.

Ce poteau pourri mesurait environ cinq mètres, et seule une petite portion de 70 centimètres a échappé aux flammes, renforçant ainsi l’hypothèse de sa chute. L’autre question reste de comprendre pourquoi l’électricité continuait d’alimenter ce poteau abandonné depuis presque deux décennies.

Endesa, le fournisseur d’électricité, a déclaré ne pas être responsable, précisant que la ligne suspectée n’appartenait pas à son réseau et était inutilisée depuis des années.

Endesa a également confirmé qu’aucune tension électrique n’était présente sur le câblage en question, le qualifiant de vestige d’une installation privée abandonnée.

Cependant, les enquêteurs s’opposent à cette version, affirmant avoir relevé des preuves que la ligne avait bien du courant. Des particules incandescentes retrouvées sur les lieux confirment cela.

Ces incidents ont entraîné l’un des incendies les plus mortels de l’histoire de l’Espagne, seulement surpassé par celui de La Gomera en 1984.

Les chercheurs continuent d’examiner la réglementation électrique pour déterminer les mesures de maintenance qui auraient dû être appliquées au poteau en bois afin d’éviter qu’il ne soit décomposé.

La question essentielle reste : pourquoi la ligne soutenant un restaurant fermé depuis 2009 continuait-elle à avoir du courant? Les enquêtes s’orientent vers un éventuel manquement de la compagnie ou du propriétaire à déclarer la suppression de ce câblage.

Points à retenir

  • Un poteau en bois pourri pourrait être à l’origine d’un incendie tragique en Andalousie.
  • Le restaurant désaffecté était en service jusqu’en 2009, mais l’électricité continuait d’y circuler.
  • Les policiers examinent les conditions climatiques qui ont favorisé la propagation rapide des flammes.
  • Les responsables d’Endesa affirment que la ligne électrique en question n’appartient pas à leur réseau.

Ce drame ne soulève pas seulement des questions sur les causes d’un incendie tragique, mais interroge également les normes de sécurité et de maintenance des infrastructures électriques, souvent négligées dans des zones rurales. Ce qu’il faut retenir, c’est que derrière chaque tragédie se cache une série de décisions humaines, une inquiétante chaine de responsabilités. En tant que citoyen, je ressens le devoir de questionner non seulement ce qui a conduit à des pertes si désolantes, mais aussi comment nous pouvons, collectivement, éviter de telles catastrophes à l’avenir. Engager le dialogue sur la sécurité de nos infrastructures devient un impératif crucial, et je suis convaincu qu’ensemble, nous pouvons œuvrer pour une réelle prévention.


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