Aston Martin et Red Bull restreignent l’accès de Sky Sports au Grand Prix de Hongrie
Aston Martin a décidé d’interdire l’accès au média Sky Sports, où travaille l’ancien pilote Ralf Schumacher, lors du Grand Prix de Hongrie. Ni Fernando Alonso, ni Lance Stroll, ni même Mike Krack ou Andy Cowell n’ont été autorisés à accorder d’interviews.
Ralf Schumacher a réagi à cette censure, affirmant que ce veto serait une conséquence directe des critiques formulées à l’encontre de la voiture verte Aston Martin.
“Je sais qu’on ne nous accorde plus d’interviews parce qu’on ne leur est pas très sympathique en ce moment”, confie le frère de Michael Schumacher,
“Nous avons été trop critiques envers Aston Martin”, ajoute-t-il.
Ironie du sort, c’est précisément lors du Grand Prix de Hongrie que les Aston Martin ont montré des signes de réveil, Fernando Alonso terminant cinquième, tout comme Lance Stroll.
Un veto partagé par plusieurs écuries
La restriction n’est pas propre à Aston Martin : Red Bull a également banni Sky Sports. Christian Horner, le directeur de l’écurie, a expliqué :
“Nous avons été déçus par une série de commentaires désobligeants. Nous avons donc décidé de faire une pause.”
Points à retenir
- Aston Martin et Red Bull montrent que la communication en Formule 1 peut parfois ressembler à un jeu d’enfant refusant de prêter son ballon.
- Ralf Schumacher n’hésite pas à brandir la bannière de la franchise, ce qui lui vaut désormais l’ostracisme médiatique chez les écuries critiquées.
- Le retour en forme d’Aston Martin à Budapest ne semble pas suffire à dissiper les tensions avec certains journalistes.
- Les équipes préfèrent parfois s’isoler plutôt que de faire face à des questions gênantes — une méthode ancestrale qui fonctionne bien dans l’arène très contrôlée de la F1.
En somme, entre les écuries qui s’empressent de couper le micro quand la critique piquante pointe le bout de son nez et les journalistes qui tentent de jouer les chiens de garde, on assiste à un véritable théâtre où le spectacle n’est pas toujours sur la piste. Personnellement, je me demande si la vérité n’est pas elle aussi victime d’un drapeau noir — mais au fond, ça met un peu de piment dans ce monde aseptisé, non ?