Le Grand Prix d’Azerbaïdjan de Formule 1, disputé sur le circuit urbain de Bakou, est désormais assuré de rester au calendrier au moins jusqu’en 2030, après la signature d’un nouvel accord de quatre ans avec la prestigieuse discipline automobile.
Depuis son intégration en 2016 sous le nom de Grand Prix d’Europe puis rebaptisé l’année suivante en Grand Prix d’Azerbaïdjan, cette épreuve unique attire grâce à son parcours mêlant les bords de mer et le charme historique de la vieille ville. Le dernier contrat signé datait de 2023 et arrivait à échéance à l’issue de l’édition 2026.
Ce tracé est reconnu pour son imprévisibilité et son spectacle, avec déjà sept vainqueurs différents en huit courses. Pourtant, malgré cet attrait sportif, le Grand Prix de Bakou restait parmi les moins lucratifs, ce qui faisait craindre sa disparition face à la multiplication des nouvelles étapes sur le calendrier.
Au fil des ans, il a été délicat pour les organisateurs de trouver la meilleure place pour cette course sur un calendrier toujours plus chargé. Après avoir longtemps eu lieu en première moitié de saison, l’épreuve a connu plusieurs changements récents : en 2023, elle a été placée juste après Miami, occasionnant des contraintes logistiques pour les équipes, puis, en 2024, elle a été reprogrammée en seconde partie de saison entre l’Italie et Singapour — position conservée cette année.
La signature de ce nouveau contrat, annoncée à la veille de la huitième édition, met un terme à toutes les spéculations. Stefano Domenicali, président et directeur général de la Formule 1, a souligné : « Bakou dégage une énergie incroyable, et depuis notre arrivée en 2016, la Formule 1 reçoit un accueil chaleureux et passionné des Azerbaïdjanais. »
Il a ajouté : « Ce circuit est unique avec ses sections techniques et ses longues lignes droites le long d’un littoral époustouflant et au cœur de la vieille ville, ce qui garantit chaque année une course riche en événements. »
« Ce renouvellement témoigne de la confiance solide entre la Formule 1, le gouvernement azerbaïdjanais et les organisateurs, et prépare le terrain pour un avenir prometteur dans ce pays. »
La Formule 1 poursuit ainsi la consolidation de son calendrier en confirmant de nombreuses autres courses emblématiques. Parmi les récentes prolongations figurent notamment le prestigieux Grand Prix de Monaco, renouvelé jusqu’en 2035, ainsi que des contrats garantissant la présence des épreuves d’Autriche, du Canada, de Belgique, du Mexique ou encore de Monza bien au-delà de 2025.
La saison 2025, qui comptera 24 Grands Prix, a débuté mi-mars en Australie pour se clôturer début décembre à Abu Dhabi.
Points à retenir
- Le Grand Prix d’Azerbaïdjan de Formule 1 restera à Bakou jusqu’en 2030 au minimum, après la signature d’un nouvel accord de quatre ans.
- Ce circuit urbain est apprécié pour son tracé varié, mêlant techniques obscures et longues lignes droites le long du littoral et dans la vieille ville historique.
- Malgré un attrait sportif certain, cette course a parfois souffert de problèmes logistiques et d’un positionnement variable dans le calendrier.
- La Formule 1 affirme sa volonté de stabiliser son calendrier en pérennisant les contrats avec plusieurs circuits importants, assurant une certaine continuité aux fans et aux équipes.
- Le choix d’une telle prolongation reflète aussi l’investissement croissant des autorités locales pour maintenir Bakou sur la scène internationale sportive.
Si cette annonce dissipe les doutes sur l’avenir du Grand Prix de Bakou, elle pousse à réfléchir sur l’équilibre délicat auquel la F1 est confrontée : croître tout en conservant les lieux qui font sa richesse et son identité. En somme, trouver la place pour chaque spectacle sans transformer la saison en une course infernale entre circuits.
Quant à moi, je me demande si d’ici 2030, les pilotes auront fini par maîtriser la navigation dans les ruelles de Bakou… ou si la ville continuera à nous surprendre chaque année, preuve que parfois, le vrai défi n’est pas de dominer la voiture, mais bien la géographie locale. Après tout, un peu d’aventure dans un sport trop bien huilé, ça ne fait jamais de mal, non ?