mar. Juin 23rd, 2026

Au fil des années, une drôle de légende s’est installée parmi les fans de Formule 1 : le fameux « malédiction Rosberg ». L’idée est simple et amusante : chaque fois que Nico Rosberg, champion du monde 2016, prend un selfie ou une photo avec une voiture ou un pilote en grille de départ, ce même pilote ou cette équipe subit peu après des déboires ou une contre-performance.

Nico Rosberg

Nico Rosberg, ancien champion du monde, porte la poisse avec ses photos

Ce phénomène, qui s’est répété à maintes reprises, est devenu une blague récurrente chez les passionnés de F1. Même lors du Grand Prix du Canada, une photo de Rosberg a précédé une collision spectaculaire.

Cette fois, ce n’était pas un selfie devant un box, mais une photo prise au léger virage à droite de la ligne droite des stands, exactement à l’endroit où Lando Norris, au volant de sa McLaren, est venu percuter son coéquipier Oscar Piastri.

Voici quelques exemples marquants de ces « photos maudites » prises par Rosberg et leurs conséquences.

Monaco 2021 : Leclerc incapable de prendre le départ

Timide débuts du « Rosberg-fléau » lors du Grand Prix de Monaco 2021. Nico Rosberg, alors expert dans sa ville natale, prend un cliché avec la Ferrari de Charles Leclerc en pole position.

Accident de Charles Leclerc en qualifications

La Ferrari de Leclerc était hors-service après son accident

Malheureusement pour le pilote Ferrari, un problème de boîte de vitesses survenu la veille a été négligé. Résultat : Leclerc ne prend même pas le départ. Les fans attribuèrent avec humour ce coup du sort à la photo de Rosberg, posant ainsi les bases du fameux « fléau ».

Hongrie 2023 : Verstappen et Hamilton victimes des selfies maudits

La malédiction s’est confirmée lors du Grand Prix de Hongrie 2023. Rosberg publie deux selfies à l’approche des qualifications, chacun semblant porter malchance aux deux stars du moment.

Il débute avec une photo devant le box Red Bull de Max Verstappen. Surprise : Verstappen rate la pole de 0,003 seconde face à Lewis Hamilton. Les réseaux s’emballent et accusent la photo de Rosberg d’avoir ensorcelé la pole du Néerlandais. Rosberg lui-même ironisera plus tard : « J’ai posté l’auto de Max, et il perd les qualifs, évidemment. »

Le jour suivant, Rosberg fait un selfie avec la Mercedes de Hamilton, poleman ce jour-là. Résultat, Hamilton loupe complètement son départ, se fait dépasser par Verstappen, finit quatrième, et prolonge sa disette de victoires. Rosberg est désormais devenu le mauvais présage des podiums, au grand amusement des fans.

Monza 2023 : Sainz gâche l’essai après un selfie Ferrari

Le fléau frappe aussi à Monza, lors du Grand Prix d’Italie 2023. Carlos Sainz, poleman pour Ferrari, voit sa victoire s’envoler. Rosberg poste un selfie « Forza Ferrari » avant la course, et le tifosi s’attendent à une malédiction.

Sainz termine finalement troisième, dépassé par les Red Bull. Rien de dramatique, mais de quoi alimenter les moqueries sur le « pouvoir » négatif de Rosberg.

Plus tard, dans un podcast Sky Sports, Rosberg plaisante sur le fait qu’il devrait éviter les selfies en soutien à Ferrari pour ne pas causer d’embarras.

Le panneau « Pas de selfies Rosberg » chez McLaren

Mi-2023, la « malédiction » est tellement célèbre que McLaren en joue avec humour : lors du Grand Prix de Belgique, un panneau « No Rosberg Selfies » est affiché devant leur garage, avec le visage de Rosberg barré d’un cercle rouge.

McLaren partage la photo sur les réseaux, accompagnée d’un message facétieux reconnaissant les « pouvoirs maléfiques » de Nico. Réponse amusée de Rosberg : « Haha, je viendrai faire un selfie directement dans votre usine ! »

La blague fait le tour du web et s’incruste durablement dans la culture F1, avec des fans qui relancent régulièrement la rumeur à chaque incident survenu après une photo du champion.

Singapour 2024 : Selfie triomphal et appréhension des fans

Au Grand Prix de Singapour 2024, après la victoire de Norris, Rosberg salue le pilote avec un selfie posté sur Instagram. Même si la photo est prise après la course, les réseaux s’affolent.

Les commentaires, mi-angoissés mi-amusés, implorent que le « fléau » ne s’abatte pas sur Norris, prophétisant déjà des abandons à venir.

Si l’on note jusque-là que le « maléfice » semble agir uniquement avant les épreuves et non après la victoire, cela ne freine pas l’épidémie de memes et spéculations autour de Rosberg.

Canada 2025 : Selfie sur piste et accident McLaren

Dernière apparition en date, durant le Grand Prix du Canada 2025 : Rosberg ne prend pas en photo une voiture mais un endroit précis de la piste, au virage où deux coéquipiers McLaren vont s’accrocher.

Le crash de Norris sur Piastri et la conséquence de points perdus pour McLaren sont immédiatement attribués à l’aura maudite de la photo. Une nouvelle fois, les réseaux s’emballent pour cette coïncidence troublante.

Le conseil est clair : pilotes, fuyez dès que Rosberg brandit son smartphone dans le paddock !

Points à retenir

  • Le « fléau Rosberg » est clairement une supercherie humoristique, mais il colle si bien à la légende du pilote que personne n’y échappe.
  • Rosberg doit être l’homme le plus craint, non pas pour ses chronos, mais pour ses selfies apparemment porteurs de malchance.
  • McLaren a su transformer cette histoire en une opération de communication plein d’autodérision, preuve que l’esprit F1 sait aussi se moquer de lui-même.
  • Les fans adorent ces anecdotes, mélange de superstition et de passion, qui pimentent les coulisses du sport.
  • Scientifiquement, rien ne prouve qu’un selfie puisse influencer une course, mais ne dit-on pas que la croyance est parfois plus forte que la raison ?

Alors, faut-il craindre le regard malsain de Nico Rosberg, ou simplement profiter du spectacle que cette légende apporte à la Formule 1 ? Après tout, entre crashes, poles manquées et autos défaillantes, c’est sans doute le seul curseur sur lequel Rosberg excelle encore : déclencher le doute et dessiner un sourire narquois sur les visages des fans. Moi, je parie que ses selfies continueront à faire trembler autant que les moteurs — enfin, au moins dans nos esprits, et c’est déjà pas mal !


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