Jorge Lorenzo, triple champion du monde de MotoGP (2010, 2012, 2015), a pris sa retraite à la fin de la saison 2019. Le pilote espagnol reste actif dans le monde du motocyclisme en tant que commentateur pour les retransmissions de Grands Prix sur DAZN, et il est également le créateur du podcast ‘Dura la Vita’, où il plonge dans les détails de chaque week-end de course. Il pourrait même assumer un nouveau rôle en tant que conseiller de course pour Maverick Viñales.
En dehors des circuits, Lorenzo s’intéresse vivement aux investissements. Récemment, il a été l’invité du podcast ‘Media Power’, consacré à l’entrepreneuriat, aux affaires et au marketing digital. Parmi les sujets abordés, il a partagé son expérience sur la négociation des salaires et contrats des pilotes de MotoGP.
Il explique : « Les pilotes ont souvent des managers, bien que certains, comme Max Biaggi, aient géré leur propre carrière:: il ne se fiait à personne et évitait de leur verser une commission, négociant lui-même son contrat ».
Jorge Lorenzo précise que « la négociation débute avec une base salariale souvent élevée. Ensuite, on discute de primes basées sur les performances : 100 000 ou 150 000 euros par victoire en MotoGP, 70 000 pour une deuxième place, et 30 000 pour une troisième. Certains pilotes peuvent même obtenir des primes pour la pole position, et il est possible de convenir de nombreux éléments au cours des négociations. »
Il aborde aussi les clauses contractuelles : « Les contrats peuvent être de deux ans dans un format 1+1, ou s’étendre sur quatre ans, comme c’est le cas pour Marc Márquez avec Repsol Honda. Avant cela, j’avais le contrat le plus élevé, mais Márquez l’a doublé, avec un salaire qui se chiffrerait à 20 millions d’euros par saison. » Il ajoute que Márquez a rompu son contrat pour rejoindre un team privé, où sa rémunération pourrait être bien inférieure.
Lorenzo révèle qu’il a renoncé à sa dernière année chez Honda, ce qui représentait une somme conséquente, « trois fois moins que ce que touchait Márquez, autour de six ou sept millions ».
Sur les sources de revenus des pilotes, Lorenzo indique que « 50 à 70 % provient des salaires, tandis que 30 à 50 % sont issus des sponsors ». Dans sa carrière, il a travaillé avec des marques de boissons énergétiques comme Monster, Red Bull et Rockstar Energy, expliquant que ces collaborations ont été déterminantes pour sa carrière, faisant connaître ces marques grâce à sa notoriété.
Points à retenir
- Jorge Lorenzo a commenté son parcours post-retraite,engageant son expertise auprès de nouveaux pilotes.
- Les négociations de contrat en MotoGP impliquent des performances individuelles influant sur les primes.
- Les pilotes de MotoGP peuvent choisir de gérer eux-mêmes leurs contrats ou travailler avec des managers.
- Les revenus des pilotes sont souvent complétés par des partenariats avec des sponsors.
- La gestion de carrière inclut des choix financiers parfois risqués, comme ceux pris par Márquez et Lorenzo.
En explorant cette question des contrats de pilotes de MotoGP, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur l’évolution du sport et la manière dont le marché des pilotes devient de plus en plus complexe. La tension entre l’autonomie financière et la nécessité de faire appel à des managers est fascinante et souligne la diversité des parcours professionnels dans cette discipline. Quels choix stratégiques sont donc à la portée des futurs talents, et de quelle manière peuvent-ils influer sur leur carrière?