Le Bergrennen de Boécourt : une aventure avec une moto de GP
Début juillet, Boécourt, dans le Jura, a accueilli le traditionnel Bergrennen, connu sous le nom de “Le Caquerelle”. Parmi les participants, Wolfgang von Muralt, ancien pilote de GP suisse, s’est élancé sur une authentique moto de MotoGP.
Avec 240 chevaux pour seulement 145 kilos, la puissance de la machine a de quoi impressionner même les motards chevronnés. “Dans certaines sections de forêts, il fallait une main légère sur l’accélérateur”, a confirmé Wolfgang von Muralt, soulignant ainsi les défis d’un tel engin lors d’une course de côte.

Muralt sur la MotoGP-Kawasaki (gauche) avec Damien Schafter, le directeur de la course.
Pour donner un peu de contexte, Wolfgang von Muralt a fait ses débuts dans les années 80 avec des motos à deux temps de 350 et 500 cm3 en MotoGP. Sa carrière a été interrompue en 1989 après un grave accident à Le Castellet, au cours duquel il a subi une lésion au nerf optique. Six ans plus tard, il revenait sur les circuits, mais cette fois-ci en championnat suisse, et non plus sur la scène mondiale.

Muralt a couru avec une Suzuki 500cc en GP de 1981 à 1988.
MotoGP-Kawasaki de 2005
Maintenant âgé de 70 ans, Muralt a toujours la passion de la moto. Lors de cette édition, il a accepté de participer à une démonstration à Boécourt, encouragé par un ami. “Au départ, je voulais courir avec ma Honda RC 30, mais mon ami Ueli Furrer m’a proposé sa MotoGP de 2005. Impossible de refuser une telle occasion”, partage-t-il avec enthousiasme.

Avant le départ, la MotoGP est refroidie avec un souffleur.
La dernière fois que Muralt avait participé à l’événement à Boécourt, c’était en 1981 avec une Yamaha 500cc à deux temps, qu’il avait alors remportée. Il note les changements : “Aujourd’hui, il y a trois chicanes au lieu d’une.” Néanmoins, conduire une MotoGP sur ce circuit a été une expérience unique : “J’espère avoir offert quelque chose de spécial au public, même avec une machine de 2005. Le bruit à fond à l’accélérateur, atteignant jusqu’à 130 décibels, était impressionnant.”
Points à retenir
- Wolfgang von Muralt revient sur un circuit mythique après plus de 40 ans.
- La puissance des motos de GP crée des défis considérables pour les pilotes.
- Des modifications du circuit de Boécourt ont eu lieu, rendant la course plus complexe.
- Le soutien d’amis et de passionnés est essentiel dans le monde de la course.
- Le mélange de nostalgie et d’adrénaline fait partie intégrante de l’expérience des pilotes.
En réfléchissant à cet événement, je me prends à imaginer toutes les histoires et les émotions qui se cachent derrière chaque course. Chaque pilote, chaque machine raconte son propre récit, forgeant ainsi une communauté vibrante autour de la moto. Pour moi, cet amour et cette passion pour la compétition sont ce qui rend ces moments si précieux. Au-delà de la vitesse, c’est une véritable ode à la persévérance et à la camaraderie.
