mar. Juil 14th, 2026
Jack Miller Pramac Yamaha MotoGP GP Indonesia Mandalika

Photo : Michelin

Jack Miller revient sur sa course à Mandalika dimanche dernier

Parti de la très modeste quatorzième place sur la grille, le pilote australien Jack Miller a su remonter patiemment durant le Grand Prix d’Indonésie, décrochant un honorable neuvième rang. Malheureusement, une chute survenue presque à la fin de la course l’a contraint à repartir pour finalement terminer à sa position de départ. Voici le récit de cet épisode, rapporté par notre correspondant Manuel Pecino.

Des sensations globalement positives malgré la chute. Miller confie : « J’ai eu un sentiment de déjà-vu. Nous avons gagné un peu en compétitivité. Je me sentais bien en restant collé à l’arrière du groupe. Je restais à seulement deux ou trois dixièmes, car chaque fois que je m’approchais, les quatre motos alignées devant moi me faisaient perdre l’adhérence à l’avant, comme si c’était du chewing-gum. J’attendais donc mon moment. »

Le moment décisif : la chute à trois tours de l’arrivée. Il explique : « À trois tours de la fin, ‘Franky’ m’a doublé entre les virages 11 et 12. La seule raison pour laquelle nous ne sommes pas entrés en collision, c’est que j’ai entendu une moto quand j’ai accéléré, alors je suis sorti un peu large. Puis, la fois suivante où j’ai remis la moto à gauche, j’ai chuté. Les pneus étaient un peu sales en sortie de trajectoire. Lors de ma tentative suivante, je voulais simplement rester dans le groupe. Mais en me déportant à gauche, je suis tombé tête la première. J’ai eu de la chance. »

« Les quatre motos alignées me faisaient perdre l’adhérence à l’avant »

Malgré tout, Miller tire du positif de cette course. « Quoi qu’il en soit, nous avons montré un bon potentiel. J’ai bataillé pour le podium au sein du groupe. C’était agréable d’être là, avec ces gars, de pousser les pneus à fond et de courir une course que je juge plutôt intelligente. Mais j’ai foiré à la fin, ça me déçoit, évidemment je suis désolé pour l’équipe. Je suis content d’être revenu à ce niveau. »

Une gestion des pneus perfectible. « Il faut toujours en prendre soin, surtout lorsqu’on pousse les pneus plus de dix ou quinze tours à fond. La surface chauffe trop et le pneu devient comme de la gomme. »

Les progrès progressifs chez Yamaha. « Certains pilotes préfèrent une sensation différente, comme Fabio avec un train avant dur et un arrière plus souple. Pour ma part, je peux gérer le blocage, l’affaissement et le rebond en ligne droite, au prix d’un peu moins de ressenti à la limite. »

« C’était sympa d’être là et de courir avec ces gars »

Le choix des pneus difficile mais réfléchi. « J’ai opté pour un pneu arrière médium car le tendre s’use trop vite, dès 12 tours il perd de son efficacité et devient difficile à refroidir. L’avant reste plus facile à gérer. L’important était de rester à deux ou trois dixièmes des autres, puis de profiter des opportunités sur la ligne droite. »

Un bilan satisfaisant malgré les défis. « En général, je suis content du package. On sait bien que la course ici demande beaucoup d’offensives pour dépasser. J’étais prêt pour la fin de course, espérant profiter du chaos pour dépasser quelques pilotes. Malheureusement, ça ne s’est pas terminé comme je l’espérais. »

Points à retenir

  • Jack Miller a entamé sa course à Mandalika depuis la 14e place mais a su progresser jusqu’à la 9e.
  • Une chute survenue dans les derniers tours a compromis sa tentative de remontée.
  • Le pilote australien souligne la perte d’adhérence à l’avant causée par le peloton qui le précédait.
  • Il évoque une gestion consciente mais délicate des pneus, notamment à cause de la chauffe excessive.
  • Yamaha semble avancer doucement vers une meilleure performance, avec des sensations différentes selon les pilotes.
  • Miller insiste sur une course stratégique malgré la déception finale ; il valorise le fait d’avoir pu rivaliser avec le groupe de tête.

Au-delà des résultats, cette course illustre combien la maîtrise technique et mentale est essentielle en MotoGP, surtout face à des conditions exigeantes et à un peloton serré. Les ajustements finaux, notamment sur le comportement des pneus et le choix des réglages, peuvent faire toute la différence entre une victoire et une chute.

Personnellement, je trouve fascinant de voir que même les pilotes expérimentés comme Miller doivent jongler entre agressivité et prudence pour ménager leurs pneus et éviter les erreurs. Ça me rappelle un peu la vie de bureau, où il faut parfois appuyer sur l’accélérateur, puis savoir lever le pied au bon moment sans sortir de la route. En tout cas, vivement la prochaine course : il paraît que les histoires les plus palpitantes se jouent dans ces petits détails. Et entre nous, je suis curieux de voir si Miller, avec sa ténacité légendaire, saura transformer ses « déjà-vu » en victoires éclatantes !


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