mar. Juil 14th, 2026

Être frères, c’est déjà fort, mais être bien plus que cela ? Marc et Àlex Márquez Alentà le prouvent depuis toujours. Leur complicité, leur soutien mutuel, leur amitié et leur collaboration les ont menés tout en haut d’un sport aussi exigeant que la moto. Leur histoire, unique dans le monde du sport, a été une source d’inspiration.

Depuis plusieurs semaines et plusieurs Grands Prix, la famille Márquez peut se considérer championne du monde de MotoGP, que ce soit par l’intermédiaire de l’aîné ou du cadet. Aujourd’hui, après 2 184 jours, Marc retrouve le titre mondial qu’il avait remporté en 2019 en Thaïlande. Il affirme que sans le soutien de son frère, il n’aurait jamais pu affronter ses moments les plus difficiles.

« Absolument pas, il m’aime énormément, nous nous aimons beaucoup, et si on lui a demandé un nom, c’est celui-ci qu’il a donné », confie le pilote surnommé ‘Pistolas’, en dépit d’un week-end de course compliquée. « Marc a eu énormément de personnes autour de lui : nos parents Roser et Julià, les ‘Joses’ (Martínez et Carrión, assistants des deux frères), ses kinés (Carlos J. García, qui a vécu chez lui deux ans et demi), ses équipes Honda, Gresini, ses amis… Beaucoup. Moi aussi j’étais là, bien sûr, mais c’est lui qui est sorti de cette épreuve. Le mérite lui revient totalement. »

« L’entourage de Marc n’a fait que soutenir les décisions du champion qu’il est, celui qui prend tous les risques sur la moto. »

Àlex explique : « Dès le premier jour de la pré-saison, j’étais persuadé que ça allait arriver, pas que ça pouvait arriver, mais que ça arriverait. S’il y avait quelqu’un qui le méritait, c’était lui. Je connais mieux que quiconque sa capacité quand tout est parfaitement organisé. Je m’entraîne avec lui tous les jours, il est très clair dans sa tête et je savais exactement ce qui allait se passer. »

Quand on insiste sur le fait que Marc a souvent rendu hommage à son frère, Àlex répond : « C’est flatteur qu’il parle ainsi de moi, mais lui seul sait combien il a souffert, combien il a travaillé. Ce fut intense. Sortir de telles situations seul, c’est impossible, mais Marc est bien le héros de ce retour spectaculaire. »

Abordant Motegi, Àlex avoue que ce circuit lui a pesé. « Dès mon arrivée, je n’ai pas réussi à m’exprimer comme je voulais. Parfois ça arrive. Et en plus, j’étais sous le feu des projecteurs, avec cette pression de devoir être le seul obstacle au titre de Marc. Ce n’est pas seulement cette pression qui a affecté ma préparation, mais elle m’a aussi touché. Maintenant, il faut tourner la page et repartir motivé pour la première séance libre en Indonésie. Nous avons toujours un avantage confortable au championnat. »

‘Pistolas’ reste le principal candidat pour le titre de vice-champion du monde de MotoGP, face à Pecco Bagnaia, récemment remis en forme, et Marco Bezzecchi, pilote majeur de la saison. « La lutte est passionnante, mais nous gardons une marge sur Bagnaia. Oui, 66 points d’écart sur 185 restants, mais je reste optimiste. »

Àlex Márquez sur la grille du GP du Japon, à Motegi
Àlex Márquez sur la grille du GP du Japon, à Motegi. / Gresini Racing Team

Sur la relation fraternelle, Àlex se réjouit : « Nous avons une connexion très spéciale. Souvent, lorsque nous sommes en groupe, un regard suffit pour savoir ce que l’autre pense. Je suis vraiment heureux, car il est heureux. »

« Marc méritait ce retour, explique encore le cadet. Il est celui qui, plus jeune que personne, a décroché un titre, et aujourd’hui il est aussi celui qui le fait à un âge plus avancé. Quand il courait chez Honda, beaucoup disaient qu’il avait perdu sa magie, mais je savais que ce n’était pas le cas. Dès qu’il aurait une moto compétitive, même pas forcément gagnante, il montrerait tout son talent et son courage. »

À propos du « Marc 2.0 », Àlex précise : « Avant, il était parfois inconscient, prenant des risques excessifs. Aujourd’hui, il comprend tout beaucoup mieux et a mûri, faisant de lui un adversaire plus complet et dangereux. C’est moi qui lui ai suggéré de rejoindre l’équipe Gresini Ducati, dirigée par Nadia Padovani, veuve du légendaire Fausto, pour relancer sa carrière ou relever un nouveau défi. »

« Je savais que tout cela allait arriver. Je connais Marc, je vis avec lui au quotidien et j’étais convaincu que le jour où il aurait une moto compétitive, il gagnerait des courses et des titres. Rien de ce qui s’est passé ne m’a surpris. »

Àlex Márquez — Pilote Gresini Racing Team Ducati

Àlex insiste aujourd’hui sur l’importance de se concentrer sur ses objectifs, notamment pour aider son frère à décrocher le titre de vice-champion du monde. Dès que Marc a remporté son titre, toute l’équipe Gresini a célébré la victoire ensemble. « J’ai dit à Nadia que nous devions tous fêter cela, car nous faisons partie de ce succès. »

Quand on lui demandait régulièrement des nouvelles de Marc pendant ses moments difficiles aux Grands Prix, Àlex confiait ne jamais s’en lasser. « Je comprends parfaitement, je suis son frère. »

En conclusion, Àlex rappelle que même si l’entourage est fondamental, au final c’est Marc qui fait la différence sur la piste. « On peut avoir la meilleure famille, les meilleurs amis, la meilleure équipe, qui vous conseillent et vous préparent, mais c’est toi qui es sur la moto, qui prends des risques et qui, au bout du compte, tire son épingle du jeu. Marc est le véritable héros de ce retour. »

Points à retenir

  • Marc et Àlex Márquez sont plus que des frères : ils partagent une complicité et un soutien qui les élèvent ensemble.
  • Après une longue période d’attente de plus de 2 000 jours, Marc est redevenu champion du monde de MotoGP.
  • Àlex souligne le rôle clé de l’entourage, mais rappelle que c’est le pilote qui fait la différence sur la piste.
  • Leur famille et leur équipe, notamment le Gresini Racing Team Ducati, ont joué un rôle important dans cette réussite.
  • Àlex se positionne en favori pour le titre de vice-champion du monde et promet de revenir fort pour la suite.
  • Le passage de Marc à un pilote plus mature, moins impulsif mais toujours aussi coriace, change la donne en course.
  • La dynamique entre les deux frères illustre l’importance de la solidarité dans un sport à haute exigence.

Finalement, cette belle histoire de frères entrepreneurs de leur destin rappelle que derrière chaque champion se cache souvent une équipe et une famille soudée. Mais avouons-le, il faut aussi un sacré moteur sous la selle — et Marc, lui, il n’en manque pas. Alors, si vous me demandez, je dirais que l’ambiance au sein des Márquez, c’est un mélange de réunion de famille et de bureau des champions, avec un zest de magie à chaque virage. Qui aurait cru que l’amour fraternel pouvait aussi être une arme de course ? Moi, en tout cas, je retiens ça pour ma prochaine balade à moto. Roulez brothers, roulez !


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