(LesNews) – Marc Marquez s’est récemment exprimé de manière particulièrement franche lors d’une interview, abordant des sujets personnels. Le septuple champion du monde de MotoGP a affirmé qu’il ne souhaitait pas que ses futurs enfants empruntent la voie du motocyclisme.

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Marc Marquez et sa partenaire Gemma, qui l’accompagne fréquemment sur les circuits
Actuellement, Marquez est en convalescence après une blessure à l’épaule subie en Indonésie. Il a donné une interview à la chaîne espagnole La Sexta, à l’occasion d’une émission spéciale sur son parcours semé d’embûches depuis sa fracture du haut du bras en 2020.
Loin des échos habituels du paddock, le pilote de Ducati a partagé des réflexions personnelles, en particulier sur le souhait que ses enfants suivent ses pas dans le monde du sport motocycliste.
Pas de motocyclisme pour mes enfants
Sa réponse est sans ambiguïté : “Je n’aimerais pas cela. Je pense à eux et je me dis : ‘Pauvre enfant !’ Ils souffriraient de mon héritage. Je ne sais pas à quel point je serais protecteur, mais je suis très protecteur de nature. Porter mon nom ne les aiderait pas du tout.”
Bien que Marquez reconnaisse que ses enfants pourraient bénéficier d’avantages, surtout financiers, il y voit un revers : “Ils n’auraient pas à se battre, et sans lutte, on perd son appétit”, explique-t-il. Il préfère les voir pratiquer d’autres sports comme le football ou le tennis.
Marquez prépare son retour en 2026
Sur le plan sportif, Marquez s’investit pleinement dans sa rééducation. Récemment, il a recommencé à s’entraîner sur une moto tout terrain après des examens médicaux favorables concernant sa blessure.
La semaine dernière, il a franchi une étape cruciale en pilotant une Ducati Panigale sur le circuit Aspar à Valence. Son objectif est d’être en parfaite condition pour le premier test officiel de la saison 2026, prévu du 3 au 5 février à Sepang.
Cette blessure n’est qu’un nouvel épisode d’un long parcours marqué par des blessures. Marquez a expliqué les aspects psychologiques associés à ces moments difficiles, les divisant en trois phases.
Professionnel de la patience
Selon lui, la première phase est destructrice : “On ne veut voir personne. J’ai gagné mon dernier championnat et j’ai passé trois semaines à la maison sans voir personne. La douleur révèle des côtés sombres en nous”, raconte-t-il. Puis vient une phase trompeuse, où l’on se croit guéri alors qu’il n’en est rien.
Il admet qu’attendre est la phase la plus difficile : “On désire remonter sur la moto, mais il ne faut pas.” Cela soulève inévitablement des questions sur la fin de carrière.
Réflexions sur l’avenir en MotoGP
Bien que la question de la retraite soit présente, elle ne semble pas d’actualité pour Marquez : “Le plus dur pour un athlète est de savoir quand et comment s’arrêter. Je suis conscient que je devrai prendre ma retraite plus tôt que prévu, mon corps prendra cette décision plus que mon esprit.”
Il se sent mentalement en pleine forme : “Chaque année, je devrai évaluer l’état de mon corps, car mentalement, je suis toujours prêt”.
Enfin, le pilote a partagé son approche face à la critique sur les réseaux sociaux, qu’il gère de manière sélective : “Je lis juste le nécessaire, bon ou mauvais. L’esprit humain est souvent attiré par le négatif, mais aujourd’hui, ça ne m’affecte plus”. Marquez considère que la liberté d’expression sur ces plateformes devrait être encadrée par l’identification des utilisateurs.
Points à retenir
- Marquez ne souhaite pas voir ses enfants se lancer dans le motocyclisme.
- Il préfère les encourager vers d’autres sports comme le football ou le tennis.
- Son retour lors des tests de la saison 2026 est au centre de ses préoccupations.
- Il a défini trois phases psychologiques liées à sa convalescence après une blessure.
- La gestion des critiques sur les réseaux sociaux fait partie de son quotidien.
En tant que passionné de MotoGP, je suis fasciné par l’intégrité de Marquez. Sa décision de ne pas projeter ses propres aspirations sur ses enfants montre une réflexion profonde. Cela amène à penser à la façon dont nos héritages peuvent peser sur les prochaines générations. Qu’en pensez-vous ? Devons-nous protéger nos enfants des pressions du succès, même dans des domaines que nous chérissons tant ?
