Lors des enquêtes sur la tragédie survenue le 29 octobre 2024, lorsque la tempête Dana a causé la mort de 230 personnes à Valence, l’ancien président valencien Carlos Mazón n’a pas présenté de contradictions significatives. Alberto Núñez Feijóo, le leader du Parti populaire (PP), a soutenu cette position le 9 janvier devant la juge d’instruction de Catarroja, Nuria Ruiz Tobarra. Il a expliqué que les variations dans le récit de Mazón n’étaient que des « précisions sur le minutage des événements ». Feijóo, s’exprimant par visioconférence depuis son bureau au Congrès des députés, a indiqué ne pas poser de questions sur les allées et venues de Mazón, précisant simplement qu’il avait accompagné une personne ce jour-là.

Suite à la catastrophe, Mazón a formulé plusieurs versions concernant des faits cruciaux, notamment l’heure de son arrivée au Centre de Coordination Opérationnelle Intégré (Cecopi), l’organe chargé de gérer la crise, et son itinéraire après un repas de quatre heures au restaurant El Ventorro avec la journaliste Maribel Vilaplana.

Lors de son audition, il a admis ignorer l’existence du Cecopi et qu’il avait été activé lors de l’inondation. Feijóo a noté que Mazón ne semblait pas être au courant de la situation d’urgence, affirmant qu’il n’avait « aucune compétence exécutive, administrative ou légale ». Il a également mentionné que le message d’alerte envoyé aux téléphones mobiles – Es Alert – était parvenu après la majorité des décès. “Ce message a été envoyé quand les techniciens l’ont jugé opportun”, a-t-il défendu, rejoignant ainsi la version de l’ancienne conseillère Salomé Pradas, qui avait également rejeté la responsabilité sur les techniciens.

Feijóo a expliqué que tard dans la journée, il avait échangé des messages sur WhatsApp avec des présidents de communautés autonomes, précisant qu’il avait pris l’initiative de s’informer auprès d’eux sur la tempête. Il a ajouté que Mazón ne lui avait pas communiqué sa localisation durant cette journée, indiquant que la dernière information qu’il avait reçue de lui, à 23h25, faisait état de premières victimes.

Feijóo a souligné que la tempête Dana représentait une « crise d’urgence nationale ». Il a établi un parallèle avec les situations critiques qu’il avait gérées en tant que président de la Xunta, où il s’est toujours rendu sur les lieux dès que cela était possible. Il a également mentionné que Mazón avait pris connaissance des événements en recevant des informations à diverses heures, affirmant qu’il donnait ses indications à 20h15 concernant l’ampleur de la situation.

Enfin, Feijóo a minimisé un message dans lequel il encourageait Mazón à « prendre les rênes » de la communication pendant la crise, précisant qu’il souhaitait simplement que des informations soient transmises aux médias et à la population affectée.

Points à retenir

  • L’ancien président Mazón a été interrogé sur les événements de la tempête Dana de 2024.
  • Feijóo a témoigné par visioconférence, affirmant qu’il n’avait pas reçu d’informations en temps réel de Mazón.
  • Mazón a changé sa version concernant son emploi du temps et son rôle pendant la crise.
  • Le message d’alerte a été envoyé tard, ce qui a été justifié par les techniciens.
  • Feijóo a comparé cette crise à d’autres situations d’urgence qu’il a dû gérer par le passé.

En tant qu’observateur engagé, je me demande comment les systèmes de gestion de crise peuvent être optimisés pour éviter de telles tragédies. Les informations, la communication rapide et la coordination des actions sont essentielles dans les moments critiques. Lorsqu’une vie humaine est en jeu, chaque minute compte. Comment pouvons-nous garantir que ces systèmes soient non seulement en place, mais également efficaces en situation d’urgence ? Il est impératif que cette question soit au cœur des discussions politiques et sociétales.


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