mar. Juil 7th, 2026

Le jeu d’arcade “Ghouls ‘n Ghosts”, développé par Capcom et sorti en septembre 1985, célèbre ce mois-ci son 40ème anniversaire.

Dans ce jeu, le joueur incarne Arthur, un chevalier qu’il faut manœuvrer avec un joystick à quatre directions, en utilisant des boutons pour sauter et attaquer afin de vaincre les ennemis. Chaque niveau se termine par un affrontement contre un boss qui, une fois vaincu, permet au joueur de récupérer une clé et de passer à la suite. Cependant, toucher un ennemi ou une balle perdante fait perdre une partie de son armure, laissant Arthur à découvert, et si l’on reçoit un autre coup, cela entraîne une mort instantanée. Le jeu propose un total de sept niveaux, suivis d’une seconde session une fois ceux-ci terminés.

Je me remémore ici les moments où je jouais dans les salles d’arcade, m’attachant aux caractéristiques et à l’attrait de ce titre emblématique.

Une ambiance à la fois terrifiante et captivante : les défis dès le premier niveau

J’ai découvert “Ghouls ‘n Ghosts” à une époque dont je ne me souviens plus vraiment, peut-être à travers un article dans un magazine de jeux vidéo qui présentait ce nouveau titre d’arcade.

Ce qui m’a frappé d’emblée, c’est l’esthétique graphique, presque horrifique, où personnages et décors évoquaient une ambiance de film d’horreur. L’article contenait des images des zombies du premier niveau, se battant dans un cimetière, ainsi qu’une scène de combat contre le boss final, le grand démon, dont l’apparence imposante et inquiétante a fait forte impression sur moi.

C’est durant les vacances d’hiver de 1985 que j’ai réellement eu accès au jeu, en tombant par hasard sur un coin dédié aux jeux dans un grand magasin. J’ai été témoin d’un joueur expert, probablement en train de combattre des monstres dans le niveau 3, et son agilité à déjouer des adversaires tels que le Tower Monster et le Woody Pig m’a impressionné.

L’une des scénographies marquantes, où le protagoniste perd sa armure et devient un squelette lorsqu’il est touché, mêlait humour et frissons. Ce joueur a ensuite affronté le Dragon, un boss immense, qui survolait l’écran avec un charisme redoutable.

Des zombies jaillissant du sol, soulignant la tension et le suspense dès le début du jeu.

Dès mes premiers essais, je réalise la difficulté du premier niveau. Écarter les zombies initiaux est déjà un défi en soi, surtout lorsque des corbeaux surgissent des tombes, ajoutant à la confusion. La musique, d’une intensité comparable à celle d’un vrai concert, renforce cette atmosphère captivante.

Un moment mémorable fut lorsque je vis un magicien surgissant d’une pierre tombale, lançant des sorts qui transformaient Arthur en grenouille, le rendant totalement vulnérable aux attaques. La complexité du jeu ne faisait que croître, et même lorsque je pensais avoir dépassé le cimetière, un Red Arremer, avec ses grandes ailes, m’attendait prudemment.

Après plusieurs tentatives laborieuses, je parvins à vaincre le Red Arremer, mais cela m’emporta dans une course contre la montre lorsque le compte à rebours s’accéléra. Pendant un moment, la pression était telle que je perdis le contrôle et tombai dans l’oubli.

【Moments forts de la première partie】

Arthur est transformé en grenouille après être touché par le sort du magicien.

Le Red Arremer, rapide et rusé, était formidable en combat.

Le jeu exigeait non seulement de battre les ennemis, mais aussi de sauter sur des plates-formes étroites en mouvement.

Dans la seconde moitié du premier niveau, je me suis confronté au Flying Knight et un autre Woody Pig, avec des designs et des comportements surprenants, tous à la hauteur d’une expérience mémorable. Chacune de mes tentatives était ardue, alternant entre tirer avec ma lance ou esquiver leurs attaques précises.

Le boss, un cyclope, imposait ses règles de combat dominantes lors du premier contact. Mais, après un affrontement acharné, j’ai finalement réussi à le vaincre, emportant la clé et remportant ma première victoire dans le jeu.

【Moments forts de la fin du premier niveau】

Le Flying Knight, pour être vaincu, nécessite une attaque depuis l’arrière, car il peut renvoyer les projectiles.

Woody Pig, apparaissant de nulle part, attaque de manière sournoise avec des projectiles.

Le boss : le cyclope qui défend le dernier point de ce niveau.

Des choix d’armes délicats et des techniques empruntées aux autres joueurs

Outre la lance de départ, le jeu propose quatre autres armes : poignard, torche, hache et croix. Un ennemi portant une jarre, lorsque vaincu, peut lâcher au hasard l’une de ces armes (ou un bonus en points).

Bien que cela soit intuitif pour un joueur novice, maîtriser ces armes est un véritable défi. La torche, par exemple, dure quelques secondes à l’impact, touchant plusieurs ennemis à la fois, mais ne peut être lancée qu’en quantité limitée. La hache a sa propre particularité, mais sa trajectoire arc-en-ciel complique la tâche de cibler des ennemis proches.

Pour chaque tentative ratée d’obtention d’une bonne arme, ce fut une réelle source de désespoir pour moi. Quant à la croix, elle est efficace contre les projectiles ennemis et devient essentielle contre le boss final, mais sa portée est très limitée, ce qui la rend difficile à utiliser correctement.

Le poignard est l’arme avec laquelle j’ai eu le plus de facilité dès le départ. Sa trajectoire droite et sa rapidité de tir en faisaient un choix évident, et je me suis concentré sur l’obtention de drops de cette arme.

Un aspect mémorable de l’expérience de jeu était la technique que je découvris par moi-même : en appuyant sur le joystick tout en tirant, j’accélérais ma cadence de tir. Cette astuce est devenue cruciale, surtout dans certaines parties du jeu où les ennemis étaient particulièrement résistants.

Malgré que je n’ai reçu aucune formation, j’ai réussi à comprendre cela en observant d’autres joueurs. Cela évoque des souvenirs nostalgiques de camaraderie, car beaucoup d’autres ont aussi appris sans l’aide d’aucun guide.

Le poignard se révèle plus rapide à tirer que la lance.

En appuyant rapidement, une cadence de tir rapide devenait possible, essentielle lors des affrontements difficiles.

De plus, il existe des jarres secrètes qui apparaissent à des endroits spécifiques lorsque le joueur passe près d’elles, offrant parfois des bonus de 10 000 points ou des armures, lorsque Arthur est à découvert.

Avis honnête : je n’ai jamais trouvé ces jarres par moi-même et j’en ai mémorisé les emplacements en observant d’autres joueurs. Les positions des jarres offrant des armures ont été gravées dans ma mémoire, ne voulant pas perdre une occasion de les récupérer.

Les jarres révélées lors de la transformation d’Arthur en version à découvert sont précieuses.

Voici une jarre qui procure un bonus de 10 000 points.

Je mettais du temps à progresser dans le jeu, mais lorsque j’ai enfin pu y jouer dans des magasins locaux, quelques amis réussissaient à terminer le jeu. Un jour, je me rappelle avoir scruté l’écran pendant qu’un ami effectuait le parcours complet, révélant des stratégies pour éradiquer les Red Arremer ou vaincre le Dragon et Satan, toujours très instructives.

Puis vint le moment où le jeu a été retiré du magasin, ce qui m’empêcha de continuer à m’entraîner. Ce n’est qu’après plusieurs années que j’ai finalement réussi à terminer le jeu par moi-même, mais les conseils de mes amis restaient essentiels pour cette victoire.

J’avais déjà pris note que le point faible du boss final n’était pas la tête, mais un œil sur son ventre, car j’avais observé des joueurs expérimentés le combattre. Pourtant, dans le feu de l’action, synchroniser un saut avec une attaque avec la croix s’est avéré redoutablement difficile.

Le niveau 3, constamment peuplé de Red Arremer, était une épreuve redoutable.

Le boss du niveau 3 et 4, le Dragon, serpente dans les airs avec agilité.

Satan, le boss des niveaux 5 et 6, est imposant tout en étant agile.

Le boss final, le grand démon, dont la faiblesse est son ventre. Toucher le point faible est une épreuve de patience.

Actuellement, le jeu est disponible sur plusieurs plateformes, dont Nintendo Switch, PlayStation 4, Xbox One et sur PC (Steam) au travers du “Capcom Arcade Stadium”, permettant aux nouvelles générations de découvrir ce classique. En 2021, un tout nouvel épisode, “Ghouls ‘n Ghosts Resurrection”, est également sorti, attestant de la longévité et de l’attrait perdurant de cette série, qui continue de fasciner de nombreux joueurs à ce jour.

De plus, la version “Capcom Arcade Stadium” propose des fonctionnalités modernes, telles que le bouton de tir rapide, une option de “rembobinage” permettant de recommencer indéfiniment et la possibilité de sauvegarder sa progression. Pour ceux qui ont connu l’insurmontabilité du jeu à l’époque, ces outils ouvrent la voie à un mérite renouvelé.

Points à retenir

  • Le gameplay exige une coordination précise avec ses mouvements et une attention particulière aux ennemis.
  • La diversité des armes joue un rôle crucial, chacune avec ses forces et faiblesses.
  • Les souvenirs partagés et l’entraide entre joueurs sont des aspects qui enrichissent l’expérience de jeu.

Faire revivre l’expérience de “Ghouls ‘n Ghosts” aujourd’hui peut amener à se questionner sur l’évolution des jeux et sur la manière dont ces souvenirs de défis passés construisent notre rapport au jeu. La nostalgie d’un titre si emblématique nous rappelle que le plaisir de jouer réside dans le défi et la communauté.


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