Les développeurs de The End of the Sun ont récemment tenu à clarifier leur position suite à la controverse provoquée par une newsletter envoyée par GOG le 5 juin. Dans cette communication, destinée à des millions d’utilisateurs pour promouvoir une réduction sur le jeu, l’ancien logo du titre ainsi qu’un symbole double « S », aujourd’hui associé aux SS nazies, ont été utilisés. L’équipe souligne que cette décision a été entièrement prise par GOG, sans leur contrôle.
Aucun lien avec les nazis
Les concepteurs ont découvert la situation pendant leurs vacances et ont rapidement réagi par une première déclaration, notant que la majorité de la communauté a compris que l’erreur était attribuable à la plateforme et non à leur équipe. Ils ont décidé de clarifier les choses pour éviter toute association entre le jeu, la culture slave et le nazisme.
Ils réaffirment fermement ne posséder aucun lien avec des mouvements néo-nazis, expliquant que The End of the Sun a pour seul objectif de mettre en avant des contes, mythes et traditions de la culture slave à travers une aventure fantastique. « Nous souhaitons préciser que ni nous ni notre jeu n’avons de relations avec les néo-nazis. Ce jeu se déroule dans un univers fantastique slave », affirment les développeurs.
La déclaration aborde également l’histoire du logo. À l’origine, il comportait un kolovrat, un symbole solaire antique inspiré de vestiges historiques. Ce n’est qu’après la sortie du jeu que les développeurs ont réalisé qu’il était aujourd’hui utilisé par certains groupes extrémistes, suscitant des malentendus, notamment en Allemagne et en Russie. Pour cette raison, ils ont remplacé le kolovrat par une rosette, un symbole solaire sans connotations modernes problématiques. Ce changement a nécessité plusieurs mois de travail, impliquant des mises à jour des plateformes, des matériaux promotionnels et des critiques déjà publiées. Les développeurs ne savent pas pourquoi GOG a utilisé l’ancien logo dans sa newsletter, supposant qu’ils ont récupéré des éléments graphiques obsolètes.
Ils précisent également que dans le jeu, ni la croix gammée ni le symbole des SS n’apparaissent. Au contraire, ils expliquent comment des symboles anciens ont été appropriés par le régime nazi, un sujet traité uniquement d’un point de vue historique. Pour cette raison, les auteurs estiment particulièrement grave l’association faite dans la newsletter de GOG entre la double « S », l’expression « Aventure slave » et l’ancien logo, qui a pu induire en erreur.
Bien qu’ils expriment leur mécontentement, les développeurs encouragent la communauté à ne pas tenir rigueur à GOG. Selon eux, il s’agit d’une erreur humaine probablement causée par une méconnaissance des significations de certains symboles. Ils rappellent que la plateforme a déjà publié des excuses officielles et espèrent qu’une communication corrective sera envoyée aux joueurs.
En conclusion, les auteurs espèrent que cet incident aidera à mieux comprendre le contexte historique et culturel des symboles anciens, qui ont été appropriés par des idéologies extrémistes au fil du temps. Ils rappellent une nouvelle fois que The End of the Sun raconte une histoire centrée sur la culture slave, les liens familiaux et les vicissitudes humaines, sans aucun rapport avec le nazisme.
Points à retenir
- Clarification des développeurs sur l’association du jeu aux symboles nazis
- Utilisation erronée d’un ancien logo dans une communication de GOG
- Remplacement du kolovrat par une rosette pour éviter des malentendus
- Absence de tout lien historique ou symbolique avec le néo-nazisme dans le jeu
- Importance de la sensibilisation aux symboles culturels et historiques
Il est intrigant de constater à quel point certaines images et symboles peuvent traverser le temps et être déformés. Cette situation met en lumière le besoin d’une clarté et d’une éducation continues sur nos héritages culturels. Comment pouvons-nous, en tant que communauté, mieux aborder ces questions pour éviter des associations malheureuses à l’avenir ? C’est un débat passionnant qui mérite d’être approfondi.