Parmi tous les animaux, l’être humain excelle particulièrement dans l’épreuve des longues distances. Lorsque nous parlons de longues distances, nous évoquons des parcours de 100 km ou plus. Cependant, seuls quelques rares athlètes parviennent à franchir des barrières mythiques. Celles-ci incluent des seuils tels que les 10 secondes au 100 mètres, les quatre minutes au mile (1609 mètres) ou encore les deux heures au marathon (42,195 km).
Le record mondial masculin sur 10 km est de 26 minutes et 24 secondes, tandis que le meilleur temps en marathon est de 2 heures, 0 minute et 35 secondes. Les calculs (pure mathématique, sans tenir compte du terrain, de la physiologie, de la température, etc.) nous amènent donc à penser qu’il faudrait ajouter environ 150 secondes (soit deux minutes et demie) pour chaque tranche de 10 kilomètres. Évidemment, il s’agit d’une estimation qui masque de nombreuses variables, rendant l’extrapolation au-delà d’un marathon particulièrement difficile.
Récemment, jusqu’à quelques jours, le record du monde des 100 km était de 6 heures et 5 minutes. Cela signifie que son détenteur, Aleksander Sorokin, avait couru à un rythme légèrement supérieur à 3 minutes et 30 secondes par kilomètre. Ce record a maintenant été battu.
Cette semaine, l’athlète sud-africain Sibusiso Kubheka a franchi la barrière des 6 heures pour les 100 km, avec un temps de 5 heures, 59 minutes et 20 secondes. Cet événement, intitulé “Chasing 100” (À la recherche des 100), a exploré ce qui est réalisable lorsque les coureurs d’endurance les plus rapides s’associent aux dernières innovations technologiques, incluant les célèbres chaussures Adizero Evo Prime X.
Les cinq athlètes participants ont chaussé des équipements Adidas spécialement conçus, avec une ingénierie de précision et une adaptation individuelle visant à optimiser leur vitesse. L’événement s’est déroulé sur le célèbre circuit Nardò Ring, situé dans le sud de l’Italie, où Kubheka a réussi à réduire l’ancien record de 6 minutes et 15 secondes.
Les coureurs engagés dans « Chasing 100 » comprenaient l’ancien détenteur du record mondial Aleksandr Sorokin (Lituanie), Jo Fukuda (Japon), Charlie Lawrence (États-Unis), Ketema Negasa (Éthiopie) et le propre Kubheka.
Au-delà de l’entraînement préparatoire, de l’expérience acquise, de l’alimentation, et d’un contrôle minutieux du circuit, cet événement a bénéficié de la technologie Adidas, qui a créé des chaussures et vêtements sur mesure, intégrant les dernières innovations en matière de vitesse et de refroidissement.
Afin de commencer du bon pied, les athlètes ont utilisé les Adizero Evo Prime X. Personalisation a été faite pour chaque coureur, ces chaussures étant conçues avec précision pour un objectif unique : la vitesse. Chaque élément, de la semelle intermédiaire ultra réactive à l’ajustement précis de la tige, a été pensé pour maximiser l’efficacité de course et permettre aux coureurs de dépasser leurs performances personnelles. Chaque paire a été calibrée en fonction des forces générées par chaque athlète, assurant un amorti optimal et une structure rigide adaptée à la biomécanique individuelle.

Le design et les matériaux utilisés dans ces chaussures sont différents des modèles traditionnels, comme ceux employés lors des marathons : les chaussures doivent allier durabilité et confort.
Les Adizero Evo Prime X offrent une meilleure amorti sur l’avant-pied que beaucoup d’autres modèles au niveau du talon, ce qui leur confère un véritable confort. En effet, tandis que la plupart des chaussures destinées à la compétition possèdent un ou deux types de mousse, ce modèle en dispose de 4 variétés différentes dans sa semelle intermédiaire.
Parmi ces mousses figure la révolutionnaire Energy Core. Bien que ses spécifications ne soient pas entièrement divulguées, il est probable qu’il s’agisse du même matériau utilisé dans les Adios Pro Evo 1 (chaussures d’élite coûtant environ 500 euros), qui sont fabriquées en Pebax supercritique, contrairement aux Lightstrike Pro conçues en TPEE.
Une autre mousse est l’Ultracharge : une nouvelle technologie qui commence à « agir » cinq jours avant la course, lorsque des bulles d’air sont introduites dans la mousse de la semelle intermédiaire dans une chambre à haute pression, améliorant ainsi le retour d’énergie.

Un détail supplémentaire est que les barres énergétiques ont été remplacées par deux plaques en carbone. La plaque supérieure s’étend de l’avant-pied jusqu’au talon, avec une forme plus plate, ce qui améliore la stabilité et le stockage d’énergie, tandis que la plaque inférieure a une forme de cuillère qui enveloppe la mousse ultra souple Lightstrike Pro, formant ainsi un design en sandwich efficace pour favoriser la rotation.
Cependant, l’accent n’a pas été uniquement porté sur les chaussures. Dans des courses de 100 kilomètres ou plus, la régulation de la température corporelle est cruciale. Des études scientifiques, en effet, montrent que l’exercice prolongé génère de la chaleur métabolique, et un excès de chaleur peut provoquer des maladies dues à la chaleur tout en réduisant les performances en surchargeant le système circulatoire et en favorisant la déshydratation.
Les athlètes doivent ainsi équilibrer la production de chaleur avec les pertes de chaleur par la sueur et l’échange environnant pour maintenir la température corporelle dans une fourchette sécurisée. Des stratégies comme l’acclimatation à la chaleur et les techniques de refroidissement sont essentielles pour améliorer l’endurance et la gestion des risques.

Dans cette optique, Adidas a équipé les cinq athlètes d’un système CLIMACOOL pour le prérefroidissement et le refroidissement pendant la course. Avant l’épreuve, ils ont ainsi utilisé une combinaison de technologies de refroidissement et d’isolation afin d’améliorer la régulation thermique. Ils ont porté un gilet réfrigérant ainsi qu’une veste avec ventilateur isolant CLIMACOOL (semblable à celle utilisée par l’équipe AMG de Formule 1) pour minimiser leur température corporelle et leur fréquence cardiaque durant la première heure de compétition.
Durant la course, chaque athlète a bénéficié d’un ensemble de colliers réfrigérants, régulièrement échangés et renouvelés. Conçus spécialement par Adidas pour cet événement, ces colliers sont moldés ergonomiquement pour refroidir les principales artères et veines.

La barrière des six heures, un mur historique, est désormais dépassée. Tous ceux qui sont impliqués dans ce sport, ainsi que les passionnés, savent que cela est réalisable et qu’il ne s’agit que d’une question de temps avant qu’un nouveau record ne soit établi. Tant que la technologie et l’humain continueront à collaborer efficacement.
Points à retenir
- La barrière des six heures sur 100 km a été franchie par Sibusiso Kubheka, avec un temps de 5:59:20.
- Le circuit Nardò Ring en Italie a servi de scène à cet exploit, mettant en avant la fusion entre athlètes de haut niveau et innovations technologiques.
- Les chaussures Adizero Evo Prime X, spécifiquement développées pour cette épreuve, intègrent des technologies avant-gardistes pour améliorer la performance.
Cette avancée marque une étape importante dans le monde de l’athlétisme. Le défi des longues distances ne se limite plus aux muscles et à l’endurance, mais fait appel de plus en plus à la technologie. L’avenir de la course à pied pourrait se jouer à la croisée des chemins entre la science et l’art du mouvement. Quels nouveaux records ou innovations pourrions-nous observer dans les années à venir ?
Cette avancée est fascinante ! Le mariage entre technologie et humanité ouvre des horizons inédits. J’ai hâte de voir les futures innovations au service de l’athlétisme.
Edia, cet article illustre parfaitement comment la technologie et le sport s’unissent pour dépasser des limites. Bravo à Sibusiso Kubheka pour cet exploit incroyable !
C’est impressionnant de voir comment la technologie influence la performance des athlètes. Le record de Kubheka est un bel exemple de cette fusion entre innovation et endurance.