Traditionnellement, les puces de mémoire LPDDR-SDRAM étaient soudées directement sur la carte mère des ordinateurs, ce qui rendait leur remplacement difficile. Cependant, avec le nouveau standard de module LPCAMM2, les ordinateurs équipés de ce type de mémoire offrent une flexibilité accrue pour l’ajout et la mise à niveau de la mémoire vive.
Lors de la foire spécialisée Embedded World 2026 à Nuremberg, des modules de calcul pour systèmes embarqués utilisant des logements LPCAMM2 ont été présentés, notamment le Congatec conga-HPC/cPTL, qui fonctionne avec un processeur Intel Core Ultra 3, couramment surnommé Panther Lake.
Le LPCAMM2 a été initialement conçu pour fournir une version à faible consommation d’énergie pour les appareils mobiles. Cependant, grâce à leurs fréquences d’horloge élevées et à un nombre accru de lignes de signal de données, les générations récentes de LPDDR, comme LPDDR4X et surtout LPDDR5X, atteignent des débits de transfert de données particulièrement élevés. Ainsi, le LPDDR5X est désormais utilisé non seulement dans des ordinateurs à faible consommation, mais aussi dans de nombreux systèmes sur puce (SoC) intégrant des GPU, qui bénéficient de ces vitesses de mémoire.
LPCAMM2 pour les systèmes Intel Panther
Le Congatec conga-HPC/cPTL, en format COM-HPC Client Size A, est un exemple de module de calcul embarqué avec LPCAMM2. Il est équipé d’un processeur Intel de la série Core Ultra 3, intégrant plusieurs cœurs x86 ainsi qu’une unité de traitement neuronal (NPU) pour l’inférence IA, capable d’atteindre 50 TOPS, ainsi qu’une puissante GPU pouvant être utilisée également comme accélérateur IA.
Le conga-HPC/cPTL peut être configuré avec un LPCAMM2 d’une capacité allant jusqu’à 32 Go. De plus, le processeur supporte à la fois PCI Express 5.0 et Thunderbolt 4/USB4.
Samsung SOCAMM2 avec RAM LPDDR5X
(Image: Samsung)
LPCAMM2 vs SOCAMM2
En plus des modules de mémoire LPCAMM2 dédiés aux ordinateurs portables et aux stations de travail mobiles, on trouve également des modules SOCAMM et SOCAMM2 avec LPDDR5X destinés aux serveurs, annoncés par Micron et Samsung. Un SOCAMM2 peut atteindre une capacité bien plus élevée, jusqu’à 256 Go, par rapport à un LPCAMM2.
La workstation pour IA Nvidia DGX Station GB300, qui a été annoncée depuis quelque temps, pourrait être parmi les premiers systèmes à utiliser une mémoire SOCAMM2 remplaçable. De plus, Nvidia pourrait également intégrer le SOCAMM2 dans son futur processeur ARM, Vera.
Points à retenir
- Le standard LPCAMM2 permet une flexibilité accrue pour l’ajout de mémoire vive.
- Des solutions comme le Congatec conga-HPC/cPTL sont déjà sur le marché.
- Les évolutions des puces LPDDR5X révolutionnent la performance des systèmes embarqués.
- Le SOCAMM2 offre des capacités plus élevées, surtout pour les serveurs.
- Nvidia pourrait introduire des systèmes utilisant SOCAMM2 dans un avenir proche.
Il est fascinant d’observer comment ces avancées technologiques redéfinissent la flexibilité des appareils électroniques. La possibilité de mettre à niveau facilement la mémoire d’un ordinateur donne aux utilisateurs un avantage indéniable en termes d’adaptabilité. Cela soulève toutefois des questions sur les implications écologiques et économiques de ces technologies dans un paysage informatique en constante évolution. Quel sera l’impact sur le cycle de vie des produits ? Réfléchissons ensemble à cette dynamique en marche.