ven. Août 7th, 2026

Pensez-vous que Throwing Muses aurait eu un son différent sans votre accident de vélo ? Oui, je pense que les gens auraient peut-être eu une meilleure impression de nous, mais nous aurions été plus facilement oubliés. Nos chansons ne se vendaient pas facilement ; elles venaient d’un endroit de sincérité absolue, ce qui a rendu difficile notre évolution en tant que groupe avec une image ou une ambition, ce qui fonctionne bien sur un plan humain, mais moins sur un plan commercial. Certaines personnes n’apprécient pas notre musique ; elles la trouvent trop provocante sur le plan émotionnel, et je peux comprendre cela.

Je me suis senti poussé à créer de la musique après avoir subi un traumatisme crânien, ce qui a rendu ma vie assez difficile. Mais j’avais des auditeurs réels. Si vous tombiez sur une chanson qui résonne avec vous, c’est la vôtre – vous pouvez ignorer le musicien qui l’a jouée, car il n’était que le messager.

Votre son de guitare et votre jeu sont si distinctifs et créatifs. Avez-vous une influence ou un héros qui vous a inspiré ? Personne en particulier. Nous avons formé les Muses quand j’avais 11 ans, donc je n’ai pas eu le temps d’inventer un vocabulaire sonore. J’aimerais que ma musique puisse être plus accessible. Je crois qu’il y a un endroit où la musique peut toucher les gens sans être repoussante, mais je ne pouvais pas m’engager de cette manière.

Mon goût pour la musique a été façonné par un critique musical pour qui je gardais ses enfants. À chaque fois que je couchais ses enfants, j’avais la chance d’écouter des disques non publiés dans son bureau. L’album des Violent Femmes, sorti en 1983, a particulièrement résonné en moi. Ce critique m’a dit que le garçon du groupe était “le moi masculin”, et je reconnais que son observation était juste. Leur son brut et percutant était très efficace.

Quelle a été l’inspiration derrière la chanson “Counting Backwards” ? Cela parle de voyager dans le temps ! J’ai été élevé dans la culture bouddhiste par des parents hippies, et je n’ai jamais cru que je pouvais me détacher du passé. Mais je ressens fortement que je peux altérer le présent en modifiant le passé dans un état de rêve, et cela doit se faire avec bienveillance.

Pourquoi Leslie Langston a-t-elle quitté Throwing Muses entre “Hunkpapa” et “The Real Ramona” ? Elle avait un problème de santé lié à la peau qui l’a empêchée de jouer de la basse pendant des décennies. Elle n’a pas joué sur “The Real Ramona”, mais elle est revenue pour notre album suivant, “Red Heaven”. Leslie a finalement déménagé sur la côte ouest et ne voulait plus tourner, donc Bernard Georges l’a remplacée. Elle commence tout juste à rejouer de la basse, et elle a failli participer à notre dernier album. C’est une travailleuse sociale incroyable et l’une de mes héroïnes.

Y a-t-il une chance que vous travailliez de nouveau avec Tanya Donelly ? Oui, elle a été en tournée avec nous il y a quelques années. Elle a chanté sur notre deuxième album éponyme en 2003. Mon fils a récemment séjourné chez elle à Boston. J’ouvre toutes les portes :- quiconque se trouve dans le moment musical avec moi est le bienvenu.

Votre album à venir, “Sugar on Blackstone”, a un titre évocateur. D’où vient-il ? En créant cet album, je suis retournée dans ma ville natale de Providence, dans le Rhode Island. L’une des rues s’appelle Hope (Espoir) et elle débouche sur Blackstone (Pierre Noire). C’est là que l’inspiration de ces chansons autobiographiques est née, des histoires liées à mon enfance, dont certaines remontent aux années 70.

“Sugar on Blackstone” sera disponible le 18 septembre via Fire.

Points à retenir

  • La franchise émotionnelle des chansons de Throwing Muses peut ne pas convenir à tous.
  • Leur musique est profondément personnelle, souvent issue de souvenirs d’enfance.
  • Tanya Donelly et Leslie Langston, anciennes membres, ont eu une influence marquante sur le groupe.
  • Le processus créatif de Kristin Hersh est façonné par ses expériences de vie et ses défis personnels.
  • Le prochain album promet d’être autobiographique, évoquant des thèmes de mémoire et d’identité.

Réfléchissons ensemble à la manière dont nos vies façonnent notre créativité. Chacun de nous a une histoire à raconter, et la musique peut être un puissant vecteur d’émotions partagées. J’ai toujours été fasciné par cette capacité à transformer la douleur et l’expérience personnelle en art. Que ce soit à travers des mélodies ou des paroles, nous avons la possibilité d’établir un lien authentique. Pour moi, cette dimension humaine de la musique est ce qui rend le tout tellement captivant.


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