De nouveaux éléments ont été révélés concernant la fermeture de Bluepoint Games, grâce à un rapport d’un utilisateur de X nommé Detective Seeds. Celui-ci a posé des questions à d’anciens employés de l’illustre studio, connu pour son remake de Demon’s Souls. Il semblerait que Sony n’ait pas perçu un potentiel commercial suffisant dans les projets en cours, suite à l’échec du live service de God of War.
Le 20 février, l’auteur a contacté plusieurs anciens employés de Bluepoint Games via LinkedIn, réussissant à discuter anonymement avec deux d’entre eux. Ces anciens collaborateurs, qui appartenaient à des départements différents, ne faisaient plus partie de l’entreprise au moment où les informations ont été divulguées. La confidentialité a été respectée pour protéger la carrière des sources.
Problèmes
Les deux anciens employés ont relaté des histoires similaires, expliquant que l’idée d’un jeu live service basé dans l’univers de God of War avait été initialement proposée par Bluepoint à PlayStation alors que le studio était encore engagé sur God of War Ragnarök. L’idée a d’abord été acceptée, dans un contexte où PlayStation accentuait son intérêt pour les jeux live service.
Cependant, ce projet s’est rapidement révélé plus ambitieux que prévu, conduisant Bluepoint à dépasser plusieurs échéances. Une des sources a affirmé qu’une telle transition, de la réalisation de remakes à un jeu live service complexe, s’est avérée difficile.
Malgré plusieurs occasions de redresser la barre, la pression croissante sur les projets de live service, exacerbée par l’annulation de Concord, a poussé PlayStation à annuler le projet. À ce moment-là, Bluepoint a été invité à soumettre de nouvelles propositions, ce qui s’est produit environ un an auparavant. Les deux anciens employés estiment que l’annulation était une décision appropriée, permettant au studio de se concentrer sur des projets plus adaptés à ses compétences. Malheureusement, Sony n’a pas perçu le potentiel commercial dans ces nouvelles propositions, laissant le studio dans une situation incertaine sans projet en cours ni projets approuvés. Une véritable impasse.
Des informations contradictoires ont circulé à propos des projets présumés, mais il semble que quatre propositions auraient été présentées à PlayStation, aucune n’ayant été validée. Parmi celles-ci, deux remontaient à des remakes solo que le studio souhaitait réaliser, mais qui n’étaient pas jugés assez prometteurs. Les titres de ces projets restent inconnus, au moins l’un d’eux étant maintenant développé par un autre studio, ajoutant une touche amère à cette situation.
Concernant les employés, selon une source, PlayStation aurait proposé des opportunités à certains d’entre eux, tandis que l’autre source n’a pas bénéficié de telles options. L’ambiance au sein de Bluepoint s’est détériorée après l’annulation et le refus des nouvelles propositions. Plusieurs employés ont quitté le studio avant sa fermeture finale, qui a laissé environ 50 à 60 personnes sur le carreau. Un des anciens employés a apprécié la manière dont la fermeture a été communiquée, tandis que l’autre a critiqué l’annonce. Tous deux ont évoqué des dynamiques internes supplémentaires, sans entrer dans les détails.
Enfin, sur la question de possibles fermetures ailleurs dans le secteur, un ancien a préféré ne pas se prononcer. L’autre a exprimé des craintes de nouvelles réductions ou fermetures, sans toutefois divulger de noms par respect pour les studios encore opérationnels.
Points à retenir
- Bluepoint Games a fermé en raison d’un manque de projets jugés rentables par Sony.
- Le projet de live service se destinait à l’univers de God of War, mais s’est révélé trop ambitieux.
- Les employés du studio ont mentionné une atmosphère de travail détériorée après l’annulation des projets.
- Plusieurs propositions ont été faites à PlayStation, mais aucune n’a été acceptée.
- La fermeture a conduit à une diminution significative de l’effectif de Bluepoint Games.
En réfléchissant à cette situation, je me demande quel impact cela aura sur l’avenir des projets de jeux vidéo. L’industrie doit-elle vraiment prendre moins de risques créatifs pour demeurer rentable ? Cet équilibre entre ambition et viabilité commerciale semble de plus en plus délicat, et il est essentiel d’en discuter, surtout à l’heure où de nombreux studios se retrouvent dans des circonstances similaires.
