dim. Juin 14th, 2026

Il y a à peine un an, acheter un disque dur relevait du quotidien, à l’instar de l’acquisition d’une multiprise. L’espace de stockage de votre ordinateur venait à manquer ? Vous froncez les sourcils et parcourez les options. Aujourd’hui, chaque gigaoctet est devenu un véritable trésor, et l’angoisse grandit à chaque vérification de l’espace disponible, vous redoutant le moment où il sera impératif d’acquérir un nouveau disque. La source de cette inquiétude ? L’intelligence artificielle, dont l’essor a provoqué une flambée des prix des disques durs, atteignant des sommets préoccupants.

La demande croissante de serveurs pour des modèles de langage avancés tels que GPT, Gemini ou Claude a entraîné de vastes changements dans l’industrie des semi-conducteurs. Les fabricants de mémoire, prenant de l’avance, ont délaissé le consommateur habituel au profit de projets d’IA ambitieux. Certains, comme Crucial, ont même annoncé l’arrêt complet de la production de mémoires pour le grand public. Le résultat ? Une hausse des prix spectaculaire, faisant passer le coût de 32 Go de RAM DDR5 d’environ 100 euros en novembre à plus de 400 euros aujourd’hui.

Les systèmes de stockage n’ont pas tardé à suivre cette tendance. Bien que la hausse ait été moins sévère, elle reste douloureuse pour quiconque envisage de monter un PC aujourd’hui, en raison de l’effet cumulatif sur le prix des composants. En gros, les SSD et les disques durs performants ont vu leur prix doubler. Si les modèles moins puissants demeurent abordables, l’ensemble du marché a enregistré une hausse de ses tarifs.

Ordinateur et disques durs

À ce stade, de nombreux experts recommandent de se tourner vers le marché de l’occasion. Cette option comporte des risques, les disques durs étant des composants qui s’usent avec le temps, et il est difficile de connaître leur état réel avant d’en faire l’acquisition. Néanmoins, revaloriser d’anciens disques n’est pas une mauvaise idée. Si vous utilisez la technologie depuis quelques années, il est probable que vous ayez un ou deux disques durs perdus dans un tiroir. Il est temps de les retrouver, car ils ont aujourd’hui plus de valeur que vous ne le pensez et peuvent être réutilisés à moindres frais.

Une alternative abordable aux NAS

Pour commencer, il convient de mentionner que le NAS reste la solution idéale pour stocker l’ensemble de vos fichiers. Ces systèmes sont composés de plusieurs disques durs, connectés à un réseau Wi-Fi. Les appareils de la maison peuvent ainsi se connecter au NAS via une application pour effectuer des sauvegardes régulières, stockées grâce à un système RAID, garantissant que les données sont dupliquées pour éviter toute perte.

Historiquement, les NAS ont été employés par des professionnels désireux de garder leurs informations en sécurité et d’y accéder aisément. Les modèles de chez Synology, tels que le DS223J, se révèlent encore des choix de premier ordre. Toutefois, ils deviennent de plus en plus populaires au sein des foyers, entraînant l’apparition de modèles centrés sur la facilité d’utilisation, comme le Ugreen DH2300.

Le défi pour les NAS actuels réside dans leur coût d’acquisition. Les modèles de base coûtent environ 200 euros, mais les disques durs sont vendus séparément et deviennent de plus en plus chers. Pour qu’un NAS soit fonctionnel, il nécessite généralement 4 To d’espace, entraînant l’achat de deux disques durs de cette capacité, qui doivent être compatibles en termes de type et vitesse de transfert. Avec les prix actuels, difficile d’espérer configurer un NAS simple pour moins de 600 euros.

Pour profiter de vos disques durs existants, une solution pratique et économique consiste à utiliser un boîtier USB ou un port de bureau. Ces accessoires convertissent les connexions SATA en USB, avec des modèles USB 3.2 capables de gérer les vitesses de transfert élevées des disques durs. Il est surtout recommandé de privilégier des boîtiers avec un connecteur USB Gen 2 pour une meilleure longévité.

Les options de refroidissement des boîtiers ne doivent également pas être négligées. Si vous comptez les utiliser souvent, il est préférable d’opter pour des modèles en aluminium, qui dissipent mieux la chaleur.

Tirer profit d’un vieux disque

Maintenant que nous savons comment connecter un disque, que pouvons-nous faire avec ? La vitesse de transfert est le point central, dépendant non seulement du type de connexion, mais aussi de la vitesse de rotation du disque. Les disques durs sont classés selon leurs RPM (révolutions par minute), avec des modèles à 5400 RPM et 7200 RPM, ces derniers étant plus rapides mais également plus énergivores.

Pour maximiser l’utilisation d’un vieux disque, il est suggéré de le formater pour effacer toute donnée antérieure. Cela se fait facilement en le connectant à un PC et en utilisant la fonction Gestion des disques de Windows, afin de le préparer pour un nouvel usage.

Points à retenir

  • Les coûts des disques durs et des composants de PC sont en forte hausse à cause de la demande liée à l’intelligence artificielle.
  • Les NAS sont des solutions idéales pour le stockage, mais leur installation peut être coûteuse.
  • L’option de l’occasion permet de donner une nouvelle vie aux disques durs usagés, mais nécessite une vigilance sur leur état.
  • Les boîtiers USB simplifient la réutilisation des anciens disques durs à moindres frais.
  • La vitesse de rotation et la capacité des disques doivent être prises en compte lors de leur réutilisation.

À la lumière de ces informations, je suis interpelé par la relation actuelle que nous entretenons avec la technologie. Disons-nous assez souvent à quel point il est crucial d’être informés et prudents dans nos choix d’achat ? Alors que la valeur des composants reste instable, peut-être est-il temps de réévaluer notre rapport à la consommation technologique et d’explorer des alternatives durables.


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