Les équipes de Formule 1 pourraient-elles bientôt atteindre une valorisation de 10 milliards de dollars ? Flavio Briatore en est convaincu et estime que l’exemple du prix de vente potentiel de la participation de 24 % d’Otro Capital dans l’équipe Alpine qu’il dirige en est la meilleure illustration.
Lors d’une interview exclusive pour la série “In Conversation With…” de The Race Business, Briatore a partagé son point de vue sur la question de la valeur des équipes, lui qui a su revenir à la gestion d’équipes de F1 après avoir remporté des championnats avec Benetton dans les années 1990, période durant laquelle il a également co-proprié Ligier et Minardi.
“J’ai vendu ma part dans Benetton, et l’équipe valait 80 millions de dollars,” a-t-il déclaré. “Aujourd’hui, on parle de 3,5 milliards ou 4 milliards. Et tout le monde prédit qu’en trois ou quatre ans, la valeur d’une équipe pourrait atteindre 10 milliards.”
Interrogé sur le fait de savoir si les valorisations des équipes de F1 avaient atteint leur plafond, Briatore a plaisanté : “Si l’équipe était la mienne, je l’aurais déjà vendue !”
Actuellement, une partie d’Alpine est en vente.
Otro Capital – un groupe d’investisseurs comprenant des joueurs de la NFL comme Patrick Mahomes et Travis Kelce, le golfeur Rory McIlroy et le boxeur Anthony Joshua – a acquis sa participation de 24 % dans Alpine pour 200 millions d’euros en juin 2023.
Ces derniers mois, Otro a essayé de vendre sa part dans Alpine, avec Renault étant intervenu dans les négociations pour un éventuel transfert à Mercedes d’ici fin mai 2026.
Lorsque les 2,45 milliards de dollars/2 milliards d’euros de Forbes concernant Alpine ont été mentionnés à Briatore, il a utilisé les discussions autour de la vente de la participation d’Otro pour avancer que l’équipe Alpine valait en fait presque la moitié de la valeur de sa société mère, Renault.
“Non, non, nous valons plus, car nous avons une offre pour les 24 % d’Otro qui évalue l’équipe à 3,2 milliards. Donc, nous représentons 40 % de la valorisation de Renault.”
“Renault vaut 8,3 milliards. Et nous travaillons sur cette valorisation de 3,5 milliards. Ainsi, nous représentons 40 à 50 %.”
Renault a un droit de veto sur tout changement de propriété des actions d’Otro jusqu’en septembre, et le PDG de l’entreprise, François Provost, a déclaré à The Race le mois dernier que Renault considérait sa relation avec Otro comme “non réussie”.
Cependant, Briatore a minimisé la pertinence de la date limite de septembre sur la décision de vente des actions d’Otro, soulignant qu’au vu du prix d’achat potentiellement élevé, il serait imprudent pour un investisseur de dépenser cette somme pour une participation minoritaire sans un accord avec le partenaire majoritaire.
“Ce n’est pas vraiment mon problème, c’est plus une question de Renault. Bien sûr, pour avoir un partenaire de 24%, je m’attends à ce que quelqu’un apporte non seulement des financements, mais aussi de l’aide technologique ou autre,” a-t-il ajouté.
“Mais en septembre, je ne pense pas qu’il se passera quoi que ce soit de dramatique, car il me semble très difficile pour quelqu’un d’acheter 24 % d’une entreprise sans accord avec le majoritaire. J’ai jamais vu quelqu’un dépenser 600 millions pour acheter une part minoritaire, et être lié en tant que partenaire, sans accord avec le majoritaire.”
“Renault est en train de négocier. Pour l’équipe, cela ne fait aucune différence pour moi. Nous avons Otro, demain nous aurons quelqu’un d’autre.”
Briatore a abordé de nombreux sujets lors de cette interview exclusive et révélatrice, y compris l’ascension de Benetton en F1, une histoire incroyable de F1 impliquant Donald Trump, et ses opinions sur la manière de développer davantage la F1.
Points à retenir
- Flavio Briatore souligne l’augmentation significative de la valeur des équipes de F1.
- La participation d’Otro Capital à Alpine pourrait donner des indications sur les futures évaluations.
- Renault détient un droit de veto sur la vente des actions d’Otro jusqu’en septembre.
- La valorisation d’Alpine pourrait dépasser celle de Renault, selon Briatore.
- Les investisseurs potentiels doivent considérer les accords avec des partenaires majoritaires avant d’acheter une part minoritaire.
En analysant ces éléments, je m’interroge sur l’avenir de la Formule 1. La valorisation d’une équipe pourrait-elle inciter d’autres investisseurs à s’engager dans ce sport ? C’est un sujet fascinant qui mérite d’être examiné de près dans les années à venir. La Formule 1, avec sa préparation stratégique et son attractivité mondiale, pourrait bien être sur le point d’entrer dans une nouvelle ère de croissance. Quelles en seraient les implications pour les fans, les équipes et l’ensemble du sport ?
