mer. Juin 24th, 2026

Les Nations Unies ont officiellement déclaré vendredi une famine à Gaza, avec des experts affirmant que 500 000 personnes étaient confrontées à une situation de faim “catastrophique”.

Tom Fletcher, responsable de l’aide humanitaire à l’ONU, a affirmé que cette famine était entièrement évitable et que les denrées alimentaires ne parvenaient pas dans le territoire palestinien “en raison d’obstructions systématiques de la part d’Israël”.

Cependant, le ministère israélien des affaires étrangères a immédiatement réagi, déclarant qu'”il n’y a pas de famine à Gaza”.

Dans un communiqué, il a critiqué un rapport du Comité d’examen de la famine de la Classification intégrée de la sécurité alimentaire (IPC), qui a qualifié le niveau d’insécurité alimentaire à Gaza de famine, arguant qu’il était “basé sur des mensonges de Hamas blanchis par des organisations avec des intérêts particuliers”.

Les agences des Nations Unies ont, depuis des mois, averti de la détérioration de la situation humanitaire dans le territoire palestinien.

Dans sa dernière mise à jour vendredi, l’IPC a déclaré qu'”à partir du 15 août 2025, la famine (IPC Phase 5) – avec des preuves raisonnables – est confirmée dans le gouvernorat de Gaza”, qui couvre environ 20 % de la bande de Gaza.

Il est prévu que la famine s’étende aux gouvernorats de Deir el-Balah et de Khan Yunis d’ici fin septembre, touchant ainsi environ deux tiers du territoire palestinien.

“Après 22 mois de conflit incessant, plus d’un demi-million de personnes dans la bande de Gaza font face à des conditions catastrophiques caractérisées par la famine, la misère et la mort”, indique le rapport.

Ce chiffre, basé sur des informations recueillies entre le 1er juillet et le 15 août, devrait atteindre près de 641 000 personnes – soit près du tiers de la population – d’ici la fin septembre.

Restrictions d’accès sévères

L’IPC a signalé que c’était la détérioration la plus sévère de la situation depuis qu’elle a commencé à analyser la faim dans la bande de Gaza.

Ce changement a été provoqué par une escalade marquée du conflit entre Israël et Hamas, entraînant un déplacement massif de la population, combiné à des restrictions sévères sur l’accès aux fournitures humanitaires et commerciales de nourriture.

Début mars, Israël a complètement interdit l’entrée des fournitures d’aide à Gaza, avant de permettre l’entrée de quantités très limitées à la fin mai, entraînant de graves pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant.

Lors d’une déclaration à Genève, Tom Fletcher a affirmé que cette famine devrait “nous hanter tous”.

“C’est une famine que nous aurions pu empêcher si l’on nous en avait donné la possibilité. Pourtant, la nourriture s’accumule aux frontières à cause d’obstructions systématiques de la part d’Israël”, a-t-il déclaré aux journalistes.

L’IPC a noté que le système alimentaire local s’est également effondré, avec environ 98 % des terres cultivables de la bande de Gaza soit endommagées, soit inaccessibles, tandis que le bétail a été décimé et la pêche interdite.

Pour ajouter à cela, le système de santé s’est gravement détérioré, tandis que l’accès à de l’eau potable salubre et à une hygiène adéquate a été drastiquement réduit.

L’IPC est une coalition de surveillants mandatée par l’ONU pour alerter sur les crises imminentes.

Sa définition d’une famine repose sur trois critères :

  • Au moins 20 % des ménages doivent être confrontés à un manque extrême de nourriture.
  • Au moins 30 % des enfants de moins de cinq ans doivent être gravement malnutris.
  • Au moins deux personnes sur 10 000 meurent chaque jour à cause de la famine ou de maladies liées à la malnutrition.

L’attaque de Hamas en octobre 2023 contre Israël, qui a déclenché le conflit, a entraîné la mort de 1 219 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres officiels.

L’offensive israélienne a causé la mort d’au moins 62 192 Palestiniens, dont la plupart sont des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé à Gaza, géré par le Hamas, que l’ONU considère comme fiables.

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Points à retenir

  • La famine à Gaza touche actuellement environ 500 000 personnes, avec un risque d’augmentation à plus de 640 000 d’ici la fin septembre.
  • Les restrictions d’accès humanitaire par Israël exacerbent une situation déjà critique, compromettant les systèmes alimentaires et de santé locaux.
  • Les critères définissant une famine sont rigoureux et soulignent des conditions de vie désastreuses dans la région.

Ce contexte complexe soulève des questions essentielles sur le rôle de la communauté internationale face aux crises humanitaires. Comment pouvons-nous agir pour éviter d’autres souffrances humaines et promouvoir des solutions durables ? La discussion reste ouverte sur les mesures nécessaires pour répondre à cette situation alarmante.


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7 thoughts on “500 000 Gazaouis menacés de famine, l’ONU sonne l’alarme”
  1. La situation à Gaza est vraiment alarmante. Il est essentiel que la communauté internationale se mobilise pour aider ceux qui souffrent et éviter plus de drames humains.

  2. Votre article met en lumière une situation désolante. Il est crucial que la communauté internationale agisse rapidement pour soulager la souffrance des habitants de Gaza.

  3. C’est tragique de voir une telle souffrance. Nous devons agir maintenant pour apporter de l’aide et trouver des solutions durables à Gaza. Chaque voix compte dans cette lutte.

  4. La situation à Gaza est tragique. C’est un appel urgent à l’action pour la communauté internationale. Que faisons-nous pour aider et changer les choses ?

  5. Cet article met en lumière une réalité terrifiante. Il est crucial que la communauté internationale agisse rapidement pour soulager cette souffrance insupportable à Gaza.

  6. La situation à Gaza est bouleversante. Les souffrances humaines qui en découlent nous rappellent l’importance de l’humanité dans nos actions et nos choix. Que faire pour aider ?

  7. C’est déchirant d’apprendre la situation à Gaza. Les couleurs de la vie devraient briller, pas s’éteindre. Agissons pour un avenir où chacun peut s’épanouir.

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