mer. Juin 24th, 2026

C’était en 2008, et le nom d’Esther Arroyo faisait la une des journaux. Malheureusement, ce n’était pas pour parler de sa carrière médiatique fulgurante. L’ancienne Miss Espagne 1990, actrice et animatrice, a été impliquée dans un grave accident de la route avec Ana Torroja et d’autres amis sur la N-340 près de Vejer de la Frontera, dans la province de Cádiz. Une fourgonnette a traversé leur chemin. L’impact fut dévastateur : Ulises de Assas, l’un des passagers, a perdu la vie. Esther, quant à elle, a subi des blessures graves à la jambe, et a commencé son combat le plus long.

Clouée dans un fauteuil roulant, enchaînant les opérations chirurgicales et les séances de rééducation qui ont épuisé ses finances et sa morale, la gaditana a rapidement pris conscience qu’elle ne pourrait plus jamais marcher comme avant. “Les os de ma jambe ont éclaté parce que la roue de la voiture a heurté ma jambe”, racontait-elle des années plus tard sur El show de Bertín diffusion sur Canal Sur en mai 2021. Elle a vu son image de femme joyeuse se transformer en celle d’une Esther apathique, souvent en silence. “Jusqu’il y a deux ans, je n’avais pas de vie”, a-t-elle aussi avoué lors de son interview avec Bertín Osborne.

“Je devais me jeter au sol”

Des années de souffrance physique et émotionnelle post-accident

La réhabilitation fut extrêmement lente. Elle avait subi une fracture de la tibia et du péroné lors de cet incident tragique et craint un moment de passer le reste de sa vie en fauteuil roulant. “La douleur était si intense que je devais me jeter au sol”, confiait-elle également sur le plateau de la télévision andalouse. Cette déclaration franche illustre parfaitement le calvaire qu’elle a enduré, la poussant à demander une invalidité permanente en 2012 lorsqu’elle s’est rendu compte qu’elle ne pourrait plus retrouver les lumières et les podiums de sa jeunesse.

Esther Arroyo dans 'El show de Bertín' en 2021.

Esther Arroyo dans ‘El show de Bertín’ en 2021.

Canal Sur

Durant cette période, les traitements physiques et psychologiques s’accumulaient à un rythme et un coût écrasant. Pour pouvoir continuer à se soigner, elle a vendu des tableaux, des objets personnels, et même sa maison. “Nous n’avons même pas d’argent pour payer l’électricité”, a-t-elle déclaré à un moment. Le procès concernant la responsabilité civile a pris sept ans à se résoudre, et c’est en 2015 qu’un tribunal de Cádiz a statué qu’elle devait recevoir 463.726 euros en compensation. Des années plus tard, la cour d’appel a réduit ce montant à un peu plus de 330.000 euros.

“Je suis revenu à la vie”

Une opération inattendue lui a redonné de l’énergie quinze ans plus tard

Malgré les séquelles, les médecins, sa famille et sa détermination ont réussi ce qui semblait impossible : lui offrir une nouvelle chance. En janvier 2024, lors d’un événement de mode à Séville, l’ancienne mannequin a surpris en révélant à El Español qu’elle venait de subir une opération pour traiter une séquelle qu’elle ignorait avoir depuis l’accident : “On m’a admise pour enlever un kyste et ils ont découvert quelque chose de complexe à expliquer qui datait de l’époque”.

“Cela me bloquait au niveau énergétique. Maintenant, je me sens pleine d’énergie”, a-t-elle poursuivi. Bien qu’elle n’ait pas donné de détails médicaux, elle a partagé qu’après cette opération, elle avait retrouvé pour la première fois depuis des années le contrôle de son corps. “Je vais avoir 56 ans et on dirait qu’on m’a enlevé dix”, disait-elle alors, rayonnante.

Esther Arroyo lors de sa participation à l'émission 'Pasapalabra'

Esther Arroyo dans ‘Pasapalabra’ en octobre 2024.

Antena 3

“Cela restera à jamais”

L’accident qui a marqué sa vie et celle de ses accompagnants à jamais

Quoi qu’il en soit, elle a souvent dit : “L’accident m’a complètement détruite”. Non seulement physiquement. Lors de sa visite au programme Lazos de sangre de TVE en juillet 2023, elle a revécu ce qui s’est passé ce matin d’octobre et a rappelé encore une fois que le traumatisme ne s’efface jamais complètement : “Cela sera toujours là, car j’ai des séquelles. Je suis toujours en traitement, avec des physiothérapeutes, et je fais face à mes douleurs, certains jours sont meilleurs que d’autres. Mais je m’en sors plutôt bien compte tenu de ce qui m’est arrivé”. À ce moment-là aussi, elle a évoqué son envie de tout recommencer dans un autre pays. “Cela me plairait beaucoup. J’ai été arrêtée longtemps à cause de l’accident et retrouver un emploi dans ce domaine n’est pas simple”. Son aspiration est de mener une vie digne, sans douleur constante ni dépendance.

Points à retenir

  • Esther Arroyo, une ancienne figure médiatique, a subi un accident de voiture en 2008 avec des conséquences durables sur sa vie.
  • Elle a lutté pendant des années avec des douleurs physiques et émotionnelles significatives, et a dû faire face à des défis financiers pour sa réhabilitation.
  • Une intervention chirurgicale récente a amélioré sa qualité de vie, lui permettant de retrouver une certaine énergie et un contrôle sur son corps.
  • Le traumatisme de l’accident influence toujours sa vie, même avec des progrès notables dans sa guérison.

Cette histoire soulève des questions importantes sur les séquelles physiques et psychologiques des accidents, ainsi que sur la résilience humaine face aux adversités. Comment peut-on bâtir un nouveau départ après une expérience aussi dévastatrice ? La discussion sur le soutien nécessaire pour des parcours semblables reste ouverte.


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

By

2 thoughts on “Longtemps éloigné de ma vie normale à cause de douleurs intenses”
  1. C’est incroyable de voir comment Esther a su surmonter toutes ces épreuves. Sa résilience est une vraie leçon de vie ! J’espère qu’elle continuera à retrouver l’énergie qu’elle mérite.

  2. L’histoire d’Esther est profondément touchante. Sa force et détermination face à l’adversité me rappellent que nous pouvons tous surmonter nos défis, peu importe leur ampleur.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *