mar. Juin 23rd, 2026

Revêtons-nous à l’époque du début de la deuxième administration Trump (un passé qui semble presque préhistorique aujourd’hui), lorsque le président avait nommé Sylvester Stallone, Mel Gibson et Jon Voight « ambassadeurs spéciaux d’un lieu grand mais troublé, Hollywood, Californie ». Personne ne semble vraiment savoir ce que ces ambassades impliquent ou si l’un des membres de cette troïka d’acolytes de droite a véritablement rempli des fonctions officielles. Cependant, d’après ce que l’on peut constater, Stallone semble déjà ternir cette image en réalisant un film si médiocre qu’il déshonore le cinéma américain. Et ce n’est même pas un film issu de Hollywood ! En effet, cette production a été tournée dans l’Ohio (prétendant, de manière peu convaincante, représenter la Pologne), ce qui en fait ce que l’on appelle une production en délocalisation, un phénomène qui sape l’industrie cinématographique de Hollywood.

Quoi qu’il en soit, ce thriller d’espionnage à petit budget se débrouille mal tout seul, peu importe son orientation politique. L’intrigue nous présente les agents secrets Joe (Scott Eastwood) et son supposé antagoniste Lara (Willa Fitzgerald) se rencontrant de manière inattendue à Prague (la véritable ville, montrée à l’aide de ce qui semble être un stock de séquences aériennes) alors qu’ils essaient de s’entretuer, mais finissent par tomber amoureux et se marier. Cinq ans plus tard, Joe semble avoir pris sa retraite du monde du renseignement, tandis que Lara travaille toujours pour une agence indépendante, Alarum, qui lui fournit ce qui ressemble à un appareil sophistiqué pour communiquer avec le quartier général.

Joe et Lara sont en vacances près de Gdańsk (version Ohio) quand un petit avion s’écrase. Joe effectue une rapide autopsie sur le terrain pour retirer une clé USB d’un des pilotes décédés, et bientôt, une multitude de « soldats polonais » dirigés par Orlin (Mike Colter) envahissent la zone, tirant sur tout ce qui bouge. Séparé de Lara, Joe se rend dans une ville où il croise Chester (Stallone), un ancien collègue de Joe, dont l’âge avancé le rend presque incapable de mouvoir les muscles de son visage ; Chester feint d’être amical, mais il cache secrètement des seringues remplies de toxines mortelles. Bien sûr, il est aussi bien équipé en armes.

Les réalisateurs n’ont cependant pas lésiné sur un effet visuel créant une petite nuée de sang qui s’élève dans les airs, délicate comme une fleur libérant ses spores, à chaque tir, ce qui arrive fréquemment. Les séquences de combat rapproché sont encore moins convaincantes, mettant en scène une légion d’extras interchangeables, leurs visages majoritairement masqués pour qu’on ne puisse pas déterminer s’il s’agit des mêmes demi-douzaine de personnes. Pendant ce temps, DW Moffett tire les ficelles dans un entrepôt vide en tant que directeur de l’agence, ayant des conversations explicatives avec ses subalternes ou prenant des appels pour grogner après Joe ou Chester. Même les répliques laissent à désirer.

Mission Alarum est disponible sur Prime Video à partir du 27 septembre.

Bon à savoir

  • Le phénomène de délocalisation des productions cinématographiques a des impacts significatifs sur l’économie de Hollywood.
  • Le film a été tourné dans l’Ohio, ce qui soulève des questions sur l’authenticité des représentations cinématographiques.
  • Les collaborations entre acteurs et réalisateurs de la scène indépendante peuvent influencer la narration et le style des films.

Dans l’ensemble, cette production met en lumière les défis croissants du secteur du cinéma, notamment la quête d’authenticité et la concurrence des productions moins chères, qui, même si elles peuvent sacrifier la qualité, participent à transformer le paysage cinématographique. Que pensez-vous de cette évolution dans l’industrie du cinéma ?


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