Le scandale entourant Shogakukan prend de l’ampleur, allant au-delà des deux auteurs engagés malgré leurs antécédents judiciaires pour des crimes sexuels. Plusieurs artistes, dont le créateur de « One Punch Man » et « Mob Psycho 100 », ONE, se sont exprimés contre la société. Ce dernier a clairement indiqué qu’il ne collaborerait pas avec Manga One tant qu’ils ne condamneraient pas fermement la violence sexuelle envers les mineurs.
En février 2026, il a été révélé que Manga One, dont la société mère, Shogakukan, détient une part de VIZ Media, avait engagé deux individus condamnés pour délit sexuel sur mineurs. Dans les deux cas, les éditeurs ont permis aux auteurs concernés d’utiliser un nom de plume afin de dissimuler leur identité, même à leurs collègues, selon les déclarations d’un artiste.
Une fois l’information rendue publique, la réaction a été rapide. Les créateurs de « COSMOS », « Hachimitsu Ni Hatsukoi » et « Momo Lover » ont tous fait part sur les réseaux sociaux de leur souhait de voir leurs œuvres retirées de la plateforme. Toutefois, ces créateurs n’ont pas la même visibilité internationale que ONE, dont les mangas et webtoons ont donné naissance à deux séries d’animation à succès.
“Manga One, je ne peux pas m’associer à des personnes qui ne condamnent pas clairement la violence sexuelle envers les mineurs,” a déclaré ONE sur les réseaux sociaux. “C’est une évidence. J’attends des explications des parties concernées. Je souhaite également que Shogakukan les soutienne dans cette démarche.” Il a ensuite précisé que par “parties concernées”, il faisait référence aux éditeurs qui ont collaboré avec les deux auteurs et qui ont décidé de les recruter malgré leurs condamnations.
Bien que le manga « One Punch Man » soit publié par VIZ Media en Amérique du Nord, il est édité par Shueisha au Japon. En revanche, un autre manga populaire de ONE, « Mob Psycho 100 », a été initialement publié par Shogakukan. L’implication dans le message de ONE suggère qu’il ne collaborera plus avec l’éditeur à l’avenir s’il n’est pas satisfait de la gestion de ce scandale actuel.
Points à retenir
- Le scandale affecte la réputation des maisons d’édition impliquées.
- Les auteurs dans l’ombre du scandale tentent de se distancer de la situation.
- La réactivité de la communauté artistique montre une volonté de défendre des valeurs éthiques.
- Les réseaux sociaux jouent un rôle clé dans la communication des artistes.
- La prise de position de créateurs reconnus peut influencer le comportement des éditeurs.
Ce type de situation soulève des questions importantes sur la responsabilité des entreprises envers leurs employés et la communauté au sens large. Personnellement, je crois qu’il est crucial de veiller à ce que des comportements inacceptables soient non seulement dénoncés mais également empêchés à l’avenir. La voix des artistes doit résonner clairement pour promouvoir un environnement sain, et j’espère que cette affaire incitera d’autres à faire front contre de telles injustices.