mar. Juil 14th, 2026

La police métropolitaine a ouvert une enquête sur des chants tels que “mort, mort à l’IDF” lors d’une manifestation à Londres, orchestrés par le rappeur Bobby Vylan.

De son vrai nom Pascal Robinson-Foster, l’artiste s’exprimait à l’occasion de la Journée d’Al Quds, un événement annuel de solidarité avec le peuple palestinien, lorsqu’il a répété son chant controversé entendu au Glastonbury.

Le public présent à la manifestation statique dans le centre de Londres a semblé participer.

Vylan sur scène lors de la manifestation Al Quds
Vylan sur scène lors de la manifestation Al Quds

La police métropolitaine a déclaré dans un communiqué : “Nous sommes au courant des chants d’un intervenant lors de la manifestation d’Al Quds et nous allons enquêter. Nous comprenons les inquiétudes qu’une telle émission peut susciter, notamment au sein des communautés juives de Londres.”

“Lorsque ce langage a été utilisé par le passé, nous avons consulté le CPS qui a déterminé qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour aller de l’avant.”

Les forces de police ont précisé que l’enquête concerne spécifiquement le chant “mort, mort à l’IDF”.

Une crise avait déjà éclaté l’an dernier à la BBC lorsqu’une diffusion en direct du concert de Bob Vylan à Glastonbury avait inclus ce même chant.

La police d’Avon et Somerset avait ouvert une enquête criminelle peu après, mais en décembre, elle a conclu que Vylan ne ferait pas l’objet de poursuites.

“Nous avons conclu, après examen de toutes les preuves, que cela ne répondait pas au seuil criminel défini par le CPS pour quiconque puisse être poursuivi”, a-t-elle ajouté.

La manifestation s'est déroulée sur une rive de la Tamise
La manifestation s’est déroulée sur une rive de la Tamise, avec une contre-manifestation de l’autre côté.

La police métropolitaine n’a pas pris d’autres mesures après avoir examiné une vidéo de mai 2025 où l’on entendait le rappeur dire : “Mort à chaque soldat de l’IDF comme agent de terreur pour Israël.”

Le bilan des événements de dimanche fait état de 12 arrestations lors de la journée consacrée à Al Quds et de la contre-manifestation.

Scotland Yard s’était préparé à un environnement de “maintien de l’ordre difficile”, avec au moins 1 000 policiers mobilisés.

Le commissaire adjoint Ade Adelekan a déclaré : “Nous avons constaté que beaucoup moins de personnes étaient présentes que prévu. Les restrictions et conditions ont probablement conduit de nombreuses personnes à choisir de ne pas se rendre à la manifestation ou à la contre-manifestation.”

“Cela prouve que notre décision d’appliquer l’interdiction était la bonne. Une manifestation statique a facilité le travail des policiers pour maintenir les deux groupes séparés et prévenir tout désordre public sérieux.”

Une personne est arrêtée
Une personne est arrêtée.

Il a ajouté : “Nous avons procédé à 12 arrestations, notamment pour soutien à une organisation proscrite, bagarre et comportements menaçants ou abusifs. Nous enquêtons également sur des chants élaborés par un intervenant lors de la manifestation d’Al Quds.”

“Comme je l’ai dit dès le départ, la décision d’interdire la marche ne constitue pas un précédent et nous continuerons à examiner chaque manifestation au cas par cas.”

La marche de la Journée d’Al Quds se tient chaque année à Londres, mais a suscité des critiques en raison de l’apparente affiliation de ses organisateurs au défunt dirigeant suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.

La police métropolitaine a obtenu une interdiction pour la marche de cette année et les organisateurs ont finalement opté pour une manifestation statique.

Points à retenir

  • La police métropolitaine a ouvert une enquête suite à des chants controversés lors d’une manifestation.
  • Bobby Vylan a déjà fait face à des accusations similaires après son concert à Glastonbury.
  • La manifestation d’Al Quds a conduit à 12 arrestations, principalement pour comportements menaçants.
  • Les mesures prises par la police permettent de réguler les rassemblements pour éviter des débordements.
  • Le contexte politique du soutien à certaines figures historiques a suscité des critiques au sein de la communauté.

Il est fascinant de constater comment un événement comme la Journée d’Al Quds peut susciter autant de réactions et de tensions. Les chants et leur interprétation créent un écho dans des sphères bien au-delà de la simple pelouse d’un rassemblement. En tant qu’observateur passionné, je me demande quelle est la place de l’art et de l’expression dans de tels contextes chargés de sens. Comment balancer la liberté d’expression face aux préoccupations légitimes des communautés touchées ? C’est un dialogue continu qui mérite notre attention.


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