lun. Juil 13th, 2026

Le groupe Chalice, basé à Helsinki et formé en 2016, fait son retour avec son deuxième album, Divine Spear. Leur premier opus, Trembling Crown, sorti fin 2020, avait posé les bases d’un son robuste. Avec Divine Spear, le groupe maintient son essence tout en affinant son caractère. Si Trembling Crown était marqué par une énergie brute, Divine Spear se distingue par sa mélodie soyeuse, agrémentée de guitares soignées et d’une production dynamique. Les ingrédients peuvent avoir évolué, mais l’âme de Chalice reste intacte. Prêts à découvrir si ce nouvel élixir mérite nos louanges ?

Chalice puise ses influences dans un large éventail, côtoyant heavy metal et hard rock avec aisance. La chanson “Hollow Curtain” en est un parfait exemple, dégageant une aura séduisante similaire à celle de Týr, avec des accents de chant qui rappellent Heri Joensen. On retrouve également des riffs d’Iron Maiden dans les solos. Ce fil conducteur s’étend à toute l’œuvre, qu’il s’agisse des flûtes d’Ian Anderson dans “Empyrean Liturgy” ou des sonorités psychédéliques d’Pink Floyd dans “Alioth”. Malgré cette richesse d’inspirations, la magie de Chalice réside dans leur capacité à les fusionner en un ensemble cohérent, loin de tomber dans l’imitation.

L’album Divine Spear bénéficie d’une production bien soignée, offrant une expérience sonore agréable pendant ses quarante-huit minutes. Que ce soit dans ma voiture ou avec des écouteurs, le rendu est excellent. Le duo de guitaristes, Mikael Cristian Haavisto et Verneri Pouttu, capte l’attention, et le rythme, bien que discret, soutient brillamment chaque morceau. Le batteur Olli Törrönen, sans jamais devenir exubérant, insuffle énergie et dynamisme aux compositions. Chaque moment est fluide, sans surcharge, et le tout sécoule comme une mélodie apaisante.

Cependant, bien que Divine Spear soit riche en diversité, quelques passages pourraient bénéficier de plus de dynamisme. Alors que certaines transitions sont bien amenées, on ressent parfois une retenue dans des moments qui auraient pu être plus explosifs, notamment sur “Empyrean Liturgy” et “Alioth”. Les durées des chansons peuvent également sembler excessives. Par exemple, le morceau “Age Ethereal” pourrait être sensiblement raccourci. Une certaine concision permettrait de renforcer l’impact global de l’album.

Finalement, Chalice démontre que leur interprétation du metal traditionnel peut évoluer sans renier ses racines. Les mélodies accrocheuses, les riffs percutants et l’atmosphère familière font de cet album une écoute plaisante. Certes, quelques ajustements pourraient amplifier l’effet, mais Divine Spear mérite assurément d’être écouté. J’ai hâte de découvrir ce que Chalice nous réserve pour la suite, car cet album laisse entrevoir un potentiel prometteur.


Points à retenir

  • Héritage musical varié : Le groupe mélange rock et métal avec fluidité, intégrant diverses influences sans jamais tomber dans la simple imitation.
  • Production de qualité : La sonorité de l’album est soignée, offrant une expérience d’écoute homogène et agréable.
  • Exécution rythmique efficace : Le rythme bien dosé soutient les chansons, sans jamais dominer l’ensemble.
  • Moments à dynamiser : Certaines transitions et variations pourraient bénéficier d’une intensité renforcée pour capter davantage l’attention.
  • Durée des morceaux : Plusieurs titres pourraient être resserrés, permettant un rythme plus soutenu à l’album.

En conclusion, Divine Spear offre une belle immersion dans l’univers musical de Chalice, alliant tradition et modernité. Je m’interroge sur l’avenir de ce groupe prometteur et la manière dont ils continueront à évoluer. La passion pour la musique est palpable, et en tant qu’auditeur, cela suscite une impatience face à leurs prochaines créations. N’est-ce pas cela qui rend la musique si captivante ?


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