(Crédits : Far Out / Alamy / Linda Ronstadt)
La première fois que Don Henley a vraiment été touché par la voix et la musique de Linda Ronstadt, il ne savait pas encore le chemin que prendrait sa carrière au sein des plus grands groupes de country rock.
Lorsque Henley et Glenn Frey ont rejoint le groupe de Ronstadt, c’était avant tout un moyen de joindre les deux bouts. Elle le savait, affirmant qu’elle sentait qu’ils avaient un potentiel, mais qu’elle avait offert cette opportunité pour leur donner le temps et les moyens nécessaires pour atteindre leurs objectifs. Ce qu’elle a observé fut la genèse des Eagles, leur offrant une forme de mentorat à un moment où ils n’avaient qu’une vision commune et le désir de devenir encore meilleurs.
Évoluer aux côtés de Ronstadt devait être une expérience enrichissante. En effet, Ronstadt, qui a grandi « saturée de chansons » et qui ne faisait que ce qu’elle ressentait, a sans doute enseigné aux musiciens des Eagles des leçons précieuses sur l’humilité, la concentration et l’importance de suivre sa créativité. Henley et Frey allaient bientôt se lancer dans leur propre style de rock, mais avec Ronstadt, ils ont probablement compris que chaque performance était le fruit d’un profond travail préalable.
Alors que les Eagles prenaient leur envol, Ronstadt continuait de soutenir leur carrière. Sa reprise de ‘Desperado’ a mis en lumière des morceaux moins connus, offrant une nouvelle perspective et attirant de nouveaux fans tout en redonnant un souffle aux anciens. Comme Henley l’a reconnu, ‘Desperado’ n’avait même pas commencé à faire parler de lui avant que Ronstadt ne le reprenne.
Ce titre figurait sur son album de 1971 Don’t Cry Now, qui contenait également des réenregistrements de classiques de Neil Young et Randy Newman. Sans conteste, la version des Eagles de ‘Desperado’ est devenue une pièce maîtresse, et les autres membres du groupe ont reconnu que Ronstadt a joué un rôle qui ne pouvait être sous-estimé dans la valorisation de leur discographie.
Parmi les morceaux plus spéciaux de Ronstadt, Henley a souvent le choix. Certainement, des titres comme ‘Desperado’ retiennent l’attention, mais plusieurs autres ont également traversé le temps. Un de ses favoris, ‘Silver Threads & Golden Needles’, est particulièrement cher à son cœur, car il a déclaré que c’était la première chanson de Ronstadt qu’il avait vraiment aimée.
« Cette dame est une amie très, très chère », a confié Henley à Rock and Roll Garage. « J’ai eu le plaisir de travailler avec elle très tôt dans ma carrière, même avant la formation des Eagles. J’étais membre de son groupe de soutien et j’ai voyagé avec elle au printemps de 1971. Nous avons joué ensemble. C’est à cette époque que nous avons planifié notre propre groupe, qui allait devenir les Eagles. »
Il a ajouté : « [‘Silver Threads & Golden Needles’] a été la première chanson de Linda Ronstadt dont je suis tombé amoureux. Elle figurait sur son deuxième album, je crois, intitulé Hand Sown … Home Grown. »
En 1974, les Eagles ont eu le privilège de se produire aux côtés de Ronstadt lors d’une interprétation de ‘Silver Threads’ sur Don Kirshner’s Rock Concert. En l’introduisant sur scène, Frey a souligné son rôle essentiel dans la formation du groupe, la désignant comme leur chanteuse préférée. Un moment spécial gravé dans l’histoire, qui les a marqués longtemps après le départ du public.
Points à retenir
- Linda Ronstadt a joué un rôle clé dans la formation des Eagles en tant que mentor.
- La reprise de ‘Desperado’ par Ronstadt a relancé l’intérêt pour le groupe.
- Ronstadt a inspiré un sens de l’humilité et de la créativité chez Henley et Frey.
- Henley considère ‘Silver Threads & Golden Needles’ comme sa première chanson préférée de Ronstadt.
Il est fascinant de voir comment les collaborations musicales peuvent influencer les trajectoires artistiques. La dynamique entre Ronstadt et les Eagles n’est pas seulement une histoire d’assistance, mais une belle illustration du pouvoir des échanges musicaux. Dans ce monde où la créativité est souvent vue comme individuelle, des figures comme Ronstadt nous rappellent que l’art se construit en s’influençant mutuellement. Qu’en pensez-vous ?