lun. Juin 15th, 2026

Suite à la viralité d’une vidéo trompeuse mettant en scène un combat entre Tom Cruise et Brad Pitt, une vague de contenus générés par l’intelligence artificielle, via Seedance 2.0, a inondé le Web. Certains fanatiques ont commencé à utiliser ce nouvel outil, soutenu par ByteDance, pour réécrire les fins de séries emblématiques telles que « Game of Thrones » et « Stranger Things ». D’autres ont fait appel à cette technologie pour créer des combats entre super-héros iconiques, comme Wolverine et Superman, ou même entre les Transformers et Godzilla.

Tandis que les vidéos de Seedance cumulaient des millions de vues sur les réseaux sociaux, des organisations influentes comme SAG-AFTRA et la Motion Picture Association ont critiqué la plateforme AI lancée récemment. De nombreux grands studios d’Hollywood envisagent désormais d’intenter des poursuites contre ByteDance, la même société mère qui supervise TikTok.

Des lettres de cessation et d’abstention ont été envoyées par Netflix, Warner Bros. Discovery, Paramount et Disney, détaillant la reproduction non autorisée de leurs propriétés intellectuelles. Netflix et Warner Bros. Discovery, en particulier, sont récemment devenus les derniers à adresser une telle lettre à ByteDance.

Netflix a qualifié Seedance de « moteur de privacité à grande vitesse », affirmant qu’ils ne souhaitaient pas voir ByteDance traiter leur précieuse propriété intellectuelle comme des clips d’art gratuits de domaine public. Dans leur missive, ils soulignent également l’utilisation illicite de contenus dérivés de « Squid Game », des costumes de « Bridgerton » et des personnages de « K-Pop Demon Hunters ».

Warner Bros. Discovery a pointé du doigt les reproductions, notamment des personnages issus des franchises « Harry Potter » et « Le Seigneur des Anneaux », qualifiant cela de « violation manifeste » de la part de ByteDance. Le studio insiste sur le fait que leur technologie AI a été entraînée sur du matériel protégé sans autorisation.

Cependant, la véritable problématique réside dans le fait que les utilisateurs ne sont pas les responsables premiers de ces violations ; ils construisent sur les bases de violations déjà établies par ByteDance, qui offre Seedance avec une multitude de personnages protégés. C’est ce qu’a souligné Wayne Smith, vice-président exécutif légal de Warner Bros.

Disney et Paramount ont rapidement pris les devants en accusant ByteDance d’utiliser une bibliothèque de personnages protégés sous copyright, notamment des franchises comme Star Wars et Marvel. L’avocat de Disney, David Singer, a clairement exprimé que le vol virtuel et la destruction de leur propriété intellectuelle de la part de ByteDance étaient délibérés et inacceptables.

Suite à ces accusations, ByteDance a promis d’introduire des mesures supplémentaires pour protéger le matériel sous copyright. Un porte-parole a indiqué que l’entreprise « respecte les droits de propriété intellectuelle et a entendu les préoccupations relatives à Seedance 2.0 ». Ils ont assuré qu’ils allaient renforcer leurs dispositifs de protection pour éviter l’utilisation non autorisée par les utilisateurs.

Toutefois, Dan Purcell, PDG de Midnight Labs, une société spécialisée dans la protection de la propriété intellectuelle dans le domaine du divertissement, a souligné que la réponse des studios pourrait arriver trop tard. Il a précisé qu’une fois le contenu généré, il se propage immédiatement et à grande échelle, et que les lettres réactives ne résoudront pas les problèmes engendrés par cette technologie. Pour lui, seules des licences rigoureuses et une application proactive des droits pourront réellement faire la différence.

Points à retenir

  • La technologie AI de Seedance 2.0 permet de créer du contenu vidéo en réutilisant des personnages existants.
  • Des studios de Hollywood, tels que Disney et Warner Bros., ont engagé des actions juridiques contre ByteDance pour violation de droits d’auteur.
  • Les préoccupations autour de la protection de la propriété intellectuelle se multiplient face à l’essor de l’IA.
  • Deux voies semblent s’ouvrir : renforcer les protections ou réguler plus strictement l’utilisation de ces technologies par les utilisateurs.

En fin de compte, cette situation souligne une question fondamentale : comment la créativité doit-elle coexister avec des droits d’auteur parfois perçus comme restrictifs ? À mon sens, le véritable défi réside dans la recherche d’un équilibre entre innovation technologique et respect des créations artistiques. Nous entrons dans une ère où chaque utilisateur peut devenir créateur, mais à quel prix ? Réfléchissons ensemble sur ces enjeux passionnants qui façonnent notre futur médiatique.


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By Sandrine Dubois

Sandrine Dubois est une Journaliste indépendante trilingue, elle est née sur île de la Grenade, puis a fait ses études aux Etats-Unis à l' "University of Northern Iowa" , aujourd'hui elle intervient sur différents médias Web pour partager ses compétences dans les thématiques sociétales, business, lifestyle et culture.

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